15/02/2008

Salon du livre d'Ugine

Dimanche 9 mars, après midi, je serai au salon du livre d’Ugine, dans le département de la Savoie (voir www.ugine.com/UserFiles/File/Manifestations/2008/festilivre/Festilivre-2008-depliant.pdf ). Le seul lien avec Genève, je dois le dire, c’est que j’y présenterai un recueil de poésie au sein duquel j’ai consacré deux poèmes à la cité de Calvin (présentation générale : http://journal-de-vance.over-blog.com/categorie-1133397.html ).

Lionel Chiuch, journaliste littéraire à “La Tribune de Genève”, a déclaré, après avoir eu en main ce livre, que de tous les poètes du dimanche, celui qui l’avait composé était le seul qui fût sans génie. Cela voulait évidemment dire qu’il n’avait pas le génie d’un poète du dimanche, qui est le jour du Seigneur et qui domine les poètes en général. Il avait plutôt le génie d’un poète du lundi, qui est le jour de la Lune, de la sainte Vierge, de l’archange Gabriel : béni soit-il. Cela vaut toujours mieux qu’un art de curé. La Lune n’inspire pas les poètes en général, mais ceux qui trouvent de jolies images. Pour le Seigneur (ou le Soleil), c’est seulement les idées morales distinguées et aristocratiques, celles qui ornent par exemple la poésie de Paul Eluard. Et je n’y suis pas très sensible.

Bref, n’hésitez pas à venir jusqu’à Ugine, le siège des forges d’acier qui ont vaillamment nourri la France pendant ses guerres, et un lieu approprié pour un livre dont les images se veulent ciselées dans l’argent - plutôt que brodées dans la soie, il faut l’avouer ! (Mais après tout, c’est un choix : il existe différentes sortes d’art, n’est-ce pas.)

Or, cela, Lionel Chiuch l’a, par ailleurs, reconnu : le cisèlement est réussi. Il y a de bonnes raisons de venir jusqu’à Ugine le feuilleter, donc !

07:46 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

C'est un peu loin, Ugine, pour ce week-end. Vous ne goûtez pas Eluard, Ramiel? En voici tout de même un petit pour vous:
"Inconnue, elle était ma forme préférée
Celle qui m'enlevait le souci d'être un homme
Et je la vois, et je la pers, et je subis
Ma douleur comme un peu de soleil dans l'eau froide"

Écrit par : Lionel Chiuch | 15/02/2008

Oui, une belle image, le soleil dans l'eau froide. Et c'est bien rythmé. Mais je ne suis pas très sensible aux douleurs domestiques. Je préfère Aragon, par exemple, parce qu'il a chanté des héros pris dans des moments vraiment durs, face à la mort. Cela me touche plus. J'ai le sentiment que les peines face aux femmes dépendent beaucoup d'une tradition très gauloise. Et je crois qu'au fond, je suis plus romain.

Cela dit, le 9 mars, c'est dans trois semaines.

Écrit par : R.M. | 15/02/2008

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