28/02/2008

Salon de la Société des Auteurs savoyards

Chaque année, à un endroit différent, la Société des Auteurs savoyards organise un salon. Cette année, ce sera à Cran-Gevrier, près d’Annecy, le dimanche 6 avril. J’y serai, bien sûr, et si les Genevois veulent visiter l’ancienne capitale du Genevois, c’est l’occasion. J’y présenterai les ouvrages que j’ai écrits, mais aussi ceux que j’ai préfacés, tel “Les Prisonniers du Caucase” ou “Le Siège de Briançon”, dont j’ai déjà parlé.

Pour la Société des Auteurs savoyards, elle rassemble des écrivains de Savoie et de Haute-Savoie, et est aidée par le Conseil général de la Haute-Savoie, principalement, mais a aussi des sponsors privés, en particulier la société ST Dupont, qui a son siège à Rumilly. Des écrivains illustres en sont Membres d’Honneur, comme Michel Butor, John Berger, Jean-Vincent Verdonnet, Paul Guichonnet... Il faut avouer que leurs titres ou leur présence en Haute-Savoie viennent souvent de la proximité de Genève.

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24/02/2008

Paul Guichonnet : notre Bonneville

COUV BONNEVILLE.jpgLe professeur Paul Guichonnet, ancien doyen de la Faculté des Sciences économiques & sociales de l'université de Genève, est né à Megève, mais est en fait originaire de Bonneville, où il a grandi. Les éditions Le Tour, dont j'ai déjà parlé à propos de Xavier de Maistre, ont récemment réédité un de ses meilleurs ouvrages, justement une histoire de Bonneville, Notre Bonneville.

On sait que Guichonnet a beaucoup fait pour mieux diffuser l'histoire de la cité de Calvin. Il a également agi en ce sens vis à vis de la Savoie, notamment dans la presse locale. Son livre sur Bonneville est très particulier, car c'est un des premiers qu'il a écrits, et il présente la ville à laquelle il est lié le plus en profondeur. Tout s'y anime donc, un peu comme dans l'épopée.

Les Genevois peuvent s'y intéresser aussi parce qu'il contient un chapitre sur la faune et la flore de Bonneville qui a été écrit par André Charpin, l'ancien directeur du jardin botanique de Genève.

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21/02/2008

Jacques Replat

Cette semaine, dans Le Messager (Haute-Savoie), je publie un article sur le chef-d’œuvre de Jacques Replat, “Bois & vallons”. Replat était un écrivain romantique, contemporain de Victor Hugo, né à Chambéry et ayant passé sa vie à Annecy ; il a aidé à la refondation de l’Académie florimontane. Il a publié des romans gothiques consacrés à la Maison de Savoie, et les éditions Le Tour ont réédité le premier qu’il ait écrit, “Le Siège de Briançon” (voir http://www.sfmag.net/article.php3?id_article=2110 ).

“Bois & vallons” est une promenade sur le mode de Töpffer, que Replat admirait beaucoup : il a un jour déclaré qu’avec Horace-Bénédict de Saussure, il était le seul à avoir su réellement parler de la Savoie. Oui, pour Replat, seuls des Genevois avaient su parler de la Savoie ! Il était pourtant profondément attaché à la tradition spécifique à la Savoie, ainsi que je le démontre dans mon article ; il aimait aussi beaucoup le merveilleux, ce qui n’est pas nécessairement le cas des écrivains genevois.

Bref, un écrivain à découvrir.

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18/02/2008

Jean-Vincent Verdonnet à Loisin

Aux portes de Genève, à la bibliothèque de Loisin, sur la route qui sépare Annemasse de Douvaine et qui a été tracée le long de la frontière, samedi 15 mars à 16 heures, aura lieu une séance de poésie consacrée à Jean-Vincent Verdonnet, poète savoyard qui reçut le prix de poésie de la Ville de Genève, il y a quelques années, et qui reçut aussi des prix importants à Paris. J’assurerai moi-même une présentation du poète, préalablement à la lecture publique de ses œuvres. Et encore avant, durant un quart d’heure environ, les lecteurs présenteront leurs propres poèmes : il y aura là Marcel Maillet, Christine Doucet, Marcel Gaden et Roselyne Carrier-Dubarry, avec des intermèdes musicaux.

N’hésitez pas à venir écouter, car J.-V. Verdonnet est essentiellement un chantre du Genevois, de l’avant-pays savoyard - davantage que des montagnes lointaines -, et en particulier du nord de la Haute-Savoie, l’arrondissement de Saint-Julien, qui borde Genève, comme chacun sait. Nombre de ses textes évoquent du reste directement le canton de Genève...

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15/02/2008

Salon du livre d'Ugine

Dimanche 9 mars, après midi, je serai au salon du livre d’Ugine, dans le département de la Savoie (voir www.ugine.com/UserFiles/File/Manifestations/2008/festilivre/Festilivre-2008-depliant.pdf ). Le seul lien avec Genève, je dois le dire, c’est que j’y présenterai un recueil de poésie au sein duquel j’ai consacré deux poèmes à la cité de Calvin (présentation générale : http://journal-de-vance.over-blog.com/categorie-1133397.html ).

Lionel Chiuch, journaliste littéraire à “La Tribune de Genève”, a déclaré, après avoir eu en main ce livre, que de tous les poètes du dimanche, celui qui l’avait composé était le seul qui fût sans génie. Cela voulait évidemment dire qu’il n’avait pas le génie d’un poète du dimanche, qui est le jour du Seigneur et qui domine les poètes en général. Il avait plutôt le génie d’un poète du lundi, qui est le jour de la Lune, de la sainte Vierge, de l’archange Gabriel : béni soit-il. Cela vaut toujours mieux qu’un art de curé. La Lune n’inspire pas les poètes en général, mais ceux qui trouvent de jolies images. Pour le Seigneur (ou le Soleil), c’est seulement les idées morales distinguées et aristocratiques, celles qui ornent par exemple la poésie de Paul Eluard. Et je n’y suis pas très sensible.

Bref, n’hésitez pas à venir jusqu’à Ugine, le siège des forges d’acier qui ont vaillamment nourri la France pendant ses guerres, et un lieu approprié pour un livre dont les images se veulent ciselées dans l’argent - plutôt que brodées dans la soie, il faut l’avouer ! (Mais après tout, c’est un choix : il existe différentes sortes d’art, n’est-ce pas.)

Or, cela, Lionel Chiuch l’a, par ailleurs, reconnu : le cisèlement est réussi. Il y a de bonnes raisons de venir jusqu’à Ugine le feuilleter, donc !

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12/02/2008

Un bon ami de Rodolphe Töpffer

Xavier de Maistre a correspondu avec Rodolphe Töpffer, et il l’a présenté à Sainte-Beuve, lui permettant, ainsi, d’être publié à Paris. Xavier de Maistre, de fait, avait passé quelque temps à Genève, en tant qu’émigré de la Révolution, et il avait conservé l’habitude de s’intéresser à la production littéraire de la cité.

En tant que directeur de collection aux Editions Le Tour (F-74340 Samoëns), j’assure l’édition renouvelée d’auteurs savoyards que j’estime méconnus, et c’est ainsi que nous avons mis à la disposition du public “Les Prisonniers du Caucase”, de ce même Xavier de Maistre (voyez http://livres.kelkoo.fr/cpc_5101_ps_17515461_gs_16108556.html ). Cette nouvelle date de l’époque où il était officier dans l’armée russe.

J’ai essayé de la proposer aux gens de lettres parisiens, et on m’a volontiers répondu que ce qui se produisait à Samoëns ou à Chambéry (ville natale de l’auteur) ne valait rien, parce que seule la production parisienne avait une valeur réellement universelle. Je m’en suis moqué, évidemment, en demandant si le pain, à Paris, était celui des hosties, quand celui de Chambéry n’était que du pain. Mais cette réponse n’a, elle-même, guère suscité que des insultes...

Pour ce qui est des journalistes romands auxquels je l’ai adressé, ils n’ont pas montré non plus d’intérêt profond. Töpffer n’y a rien fait. Mais enfin, Jean-François Mabut me donne ici la possibilité d’évoquer le bon ami du célèbre pédagogue, auteur non moins fameux du “Voyage autour de ma chambre”. Qu’il en soit remercié.

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09/02/2008

Le Relais de Chambésy

Hier, dans “La Tribune de Genève”, est paru un article sur l’ouverture, à Chambésy, du “Relais”, un nouveau restaurant de Philippe Chevrier, dont le chef (Jean-Luc Bocquet) me fait l’honneur d’être mon beau-frère (voyez http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/bons_plans... ). Il est originaire de Cruseilles, en Haute-Savoie, et a longtemps tenu un excellent restaurant à Antibes, où je lui ai rendu visite plusieurs fois, toujours avec le plus vif plaisir. C'est un vrai maître en gastronomie, de la meilleure des lignées. Vous pouvez aller au “Relais” de ma part : vous ne serez pas déçu.

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07/02/2008

P. B. Shelley chez nous

Cette semaine, dans “Le Messager” (Haute-Savoie), je publie un article sur le grand poète anglais Shelley, qui a lui-même écrit un beau poème sur le mont-Blanc, où il s’est rendu depuis Genève, comme chacun sait : il y résidait, parce qu’il avait été chassé d’Angleterre et qu’il s’y trouvait bien, qu’il s’y sentait libre. Il a ensuite suivi le chemin d’Horace-Bénédict de Saussure, naturellement : il a remonté l’Arve jusqu’à sa source ! Voyant le mont-Blanc briller seul dans la nue, il en a fait une sorte de dieu. Pour le reste, n’hésitez pas à lire l’article.

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04/02/2008

Académie de Savoie

Il existe en Savoie et en Haute-Savoie des sociétés savantes dans lesquelles on ne peut entrer que si on est proposé et admis par les membres, et ce sont l’Académie de Savoie, à Chambéry, et la Florimontane, à Annecy. Elles ont été créées sous l’Ancien Régime, au temps des rois de Sardaigne, au XIXe siècle. Celle de Savoie, en particulier, a été fondée à l’initiative de Charles-Félix, qui voulait rénover la culture savoyarde, la raviver, après l’intermède révolutionnaire et napoléonien. Elle a bien relancé la littérature du Duché, amenant les écrivains à composer des odes en l’honneur des princes, ou des poèmes épiques évoquant, parmi force symboles mystiques, leur histoire glorieuse.

A Annecy, la Florimontane a été créée pour répondre aussi à ce besoin, un peu plus tard. Elle a pris le nom d’une académie qui a existé du temps de saint François de Sales, et qui a été fondée par celui-ci, ainsi que par Antoine Favre, le président du Sénat de Savoie - dont le fils, Vaugelas, a dû assister aux séances de cette Académie, avant d’aller à Paris aider à la fondation de l’Académie française.

De la Florimontane, ayant longtemps vécu à Annecy, je suis Membre correspondant depuis plusieurs années, mais mes travaux sur les écrivains savoyards ont dû être appréciés jusqu’à Chambéry, car j’ai, plus récemment, eu la bonne surprise de recevoir une carte d’admission à l’Académie de Savoie en tant, pareillement, que Membre correspondant.

Cela fait toujours plaisir !

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01/02/2008

Rumilly en Genevois

Cette semaine, dans “Le Messager”, je publie un article sur une poétesse qui habite Rumilly, en Haute-Savoie ; elle se nomme Solange Jeanberné et n’a aucun lien avec Genève. Cependant, Rumilly était bien dans le comté de Genève, dirigé depuis Annecy par le comte de Genève, puis par son successeur, le duc de Genevois.

Vous n’êtes pas sans savoir que le plus illustre des ducs de Genevois est Jacques de Savoie, duc de Nemours, qui mourut effectivement au château d’Annecy, après avoir accompli, à Paris, les exploits qui ont conduit Mme de Lafayette à faire son portrait dans “La Princesse de Clèves”. Vous n’ignorez pas non plus que Jacques de Savoie était un cousin du duc de Savoie, le Genevois étant tombé dans une branche cadette de la dynastie de Savoie, et qu’en plus, ce même grand héros est l’un de ceux qui essayèrent le plus de reprendre Genève et de la soumettre.

Mais les temps avaient changé : ce n’était plus celui des seigneurs qui régnaient sur des paysans ; c’était celui des bourgeois qui commerçaient et détenaient du capital. Genève s’en est donc logiquement sortie. Cela dit, Annecy est restée dans le Genevois, jusqu’à ce que celui-ci soit remplacé par le département de Haute-Savoie. Les Savoyards du Genevois sont restés assez fidèles à l’autorité traditionnelle, somme toute !

Rumilly n’est, d’ailleurs, jamais devenue une place commerciale importante. C’est aujourd’hui une ville industrielle, comme Cluses : elle reste populaire.

Elle n’en contient pas moins, entre ses murs, une poétesse excellente, que je vous invite à découvrir !

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