30/06/2008

Poésies végétales

Pan and Daphnis.jpgLe 21 juin, à Samoëns, à la villa de la Jaÿsinia, un récital de poésie a eu lieu, conformément à ce que j’avais annoncé : des poètes ont lu des poèmes sur le règne végétal. J’ai moi-même lu plusieurs poèmes, dont un célébrait mystiquement la Dame de la Nature, et était de Sylvie Curioz, qui m’a dit être à demi genevoise. Les poèmes d’onze poètes contemporains, portant sur la vie végétale, et ses mystères, ont été rassemblés par les éditions Le Tour dans un ouvrage : Poésies végétales.

Globalement, le public a trouvé bon ce récital, et les organisateurs ont de toute façon trouvé l’idée originale. La seule critique est venue de responsables des musées nationaux, qui visiblement pensaient qu’il ne fallait pas mélanger la poésie à la science, en matière de botanique.

On trouve souvent chez les savants une forme de matérialisme plutôt radical. Ce qui ressortit à la vie secrète des plantes, à leurs métamorphoses, à leurs ressorts internes, tels que les observait Gœthe, par exemple, est d’emblée rejeté. Mais je ne crois pas que cela soit justifié.

A mes yeux, la plante ne se limite pas plus à ses enchaînements chimiques que l’action humaine individuelle peut être réduite à une équation. Je crois en le caractère spontané de la vie, en ce que certains artistes appellent le vide qui est entre les choses, et dont Valère Novarina ne disait pas sans raison qu’il était habité par la lumière. Et je l’ai déjà dit, je crois, aussi, que la poésie est particulièrement apte à appréhender, imaginativement, cette lumière - ou ce vide.

Quoi qu’il en soit, pour se procurer ce recueil de poésies végétales qui appréhendent le monde des plantes à travers l’âme, et expriment ces rencontres intimes à travers l’art des mots, on peut, naturellement, s’adresser aux éditions Le Tour.

15:25 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.