10/07/2008

Antennes relais

antennes-relais.jpgDans La Tribune de Genève du 27 juin dernier, un article sur les antennes relais et leur possible nocivité rapportait que le seuil d’émission autorisé à Genève était de dix fois inférieur à celui de la France. Et de fait, les inquiétudes justifient qu’on se soucie de la santé des citoyens. Mais pourquoi en France ne baisse-t-on pas le seuil ? L’Etat, discrètement, mentionne çà et là les dangers. Mais il ne fait rien, probablement parce que l’État, en France, se sent, à tort, responsable de l’économie, et que ces antennes rapportent.

L’État devrait se soucier de l’économie non sur son initiative, mais sur celle des citoyens : il est là pour aider les gens à investir, lorsqu’ils ont une bonne idée. On dit fréquemment que l’État se soucie du bien-être des citoyens, lorsqu’il se soucie de l’économie en général ; mais comme on sait que plus le pays engrange de l’argent, plus l’État lui-même est riche, on peut quand même se demander si le seul sentiment philanthropique anime les acteurs de l’État.

Et de fait, quand les fonctionnaires constatent que les revenus fiscaux baissent, que doivent-ils faire ? Soit baisser leurs revenus, soit eux-mêmes créer des entreprises pour redresser la barre, à mon avis. Mais l’habitude est plutôt de dire aux entrepreneurs comment ils doivent s’y prendre. C’est dommage.

Car lorsqu’une entreprise est en pleine action, l’État doit à mes yeux surtout surveiller d’une part que les termes des contrats internes à l’entreprise soient observés avec rigueur, d’autre part que les effets de l’activité de ces entreprises ne nuisent pas à la santé et à l’ordre publics. Au lieu de cela, me semble-t-il, il regarde souvent comment l’entreprise sera en mesure de payer ses taxes.

Les citoyens aiment déjà bien s’enrichir : ils aiment aussi entreprendre, créer, être actifs ; pourquoi l’État doit-il les diriger jusque dans leurs sentiments à cet égard, je ne sais pas. Et je crois qu’abstraction faite de la solidarité que je dois à mes compatriotes, j’approuve profondément la vision suisse d’un État proche des citoyens, et comme émané d’eux.

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