30/03/2009

Annecy, Paris: là-bas

Quand France-Inter a annoncé qu’Annecy avait été retenue pour représenter la France à la candidature des Jeux olympiques d’hiver de 2018, le journaliste (dont j’ai oublié le nom) a déclaré que “là-bas”, c’était la fête! Mais là-bas où? Si France-Inter est une station de radio nationale, pourquoi Annecy n’est-elle pas ici? Elle est bien en France, elle aussi.

Au départ, néanmoins, France-Inter ne s’est appelée que Paris-Inter. Pour justifier une diffusion plus large, on a remplacé le nom de la capitale par celui de la nation, mais il n’est pas sûr que, dans l’inconscient, le premier nom ne demeure pas, et que le second soit totalement assumé.

Pour l’adjonction de “Inter”, naturellement, on se doute que les journalistes essayent de toucher à ce fameux universel auquel Pascal Décaillet, par exemple, a dit Maurice Chappaz lié, et qui est une grande idée (peut-être même ce qu’on appelle une tarte à la crème) de la culture française contemporaine. Pourtant, du point de vue de l’univers, Annecy est bien autant ici que Paris, même si son étendue est moindre. Et puis il ne suffit sans doute pas de se présenter comme universel pour en avoir vraiment le sens. Quand déjà Annecy est regardée comme étant “là-bas” par un Français qui parle au nom de la France, on peut se dire qu’on éprouve toujours du mal, au moins psychologiquement, à sortir des limites de sa ville de prédilection!

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29/03/2009

Salon du livre aux portes de France

Pont de Beauvoisin.jpgDimanche prochain, le 5 avril, la Société des Auteurs savoyards organise son salon annuel à Domessin, dans le département de la Savoie, non loin de Pont-de-Beauvoisin, qui fut longtemps le poste-frontière entre la France et la Savoie, lorsqu’on venait de Lyon, ou qu’on y allait. Les diplomates qui se rendaient de France en Italie et qui passaient par le mont-Cenis et Chambéry passaient aussi par Pont-de-Beauvoisin. Beaucoup de voyageurs en ont parlé dans leurs récits. C’est donc à voir.

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26/03/2009

Chambéry aujourd'hui

Chambéry.jpgPlusieurs écrivains de Chambéry (dont Jean-Marie Jeudy et Michel Etiévent) se sont regroupés pour brosser le portrait de leur noble cité dans un ouvrage nommé Chambéry, une ville, des regards. Leur tendance est liée à une tradition sociale en fait proprement française, mais qui n’en domine pas moins, à présent, l’ancienne capitale du duché de Savoie. Pour ceux que cela intéresse, je présente plus en détail cet ouvrage cette semaine dans Le Messager.

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25/03/2009

Ondes électromagnétiques

antenne.jpgJ’ai, sur le blog de Pierre Emerach, écrit un texte sur les effets possibles des ondes électromagnétiques, effets dont on parle beaucoup aujourd’hui. Mon impression, je ne le cache pas, est qu’on fait semblant de croire que la preuve matérielle est indispensable parce qu’on n’a pas tellement envie de regarder les possibles dangers d’un gadget dont on s’est bien entiché. Quoi qu’il en soit, voici le texte de cette intervention :

“J'ai lu dans Le Figaro qu'une expérience avec des rats avait été effectuée, et qu'il s'avérait que les rats exposés à des ondes du type de celles dont il est question ici mouraient deux fois plus que les autres. Le problème de la médecine est simplement qu'elle n'a pas pu établir les liens matériels entre les ondes et les maladies, et d'ailleurs, on ne sait pas exactement de quoi sont morts les rats. Mais ils sont bien morts. Le problème est ici que les ondes ne transportant aucune matière, si elles gênent le fonctionnement en mouvement de l'être humain, tout ce qui est en lui circulatoire, la médecine ne pourra simplement jamais établir de lien matériel précis, localisable, puisqu'aucun élément chimique en particulier n'est impliqué, mais qu'il s'agit de gênes occasionnées sur la manière organisée dont au sein des corps vivants sont mues en général les substances. Les médecins sont obligés de se fonder sur des statistiques. La recherche de la preuve formelle et matérielle est ici un peu absurde, à mon avis. ”

La médecine moderne admet qu’elle est limitée, lorsqu’il s’agit des fonctions organiques, c’est à dire des éléments corporels dans leurs mouvements et leurs échanges. Or, c’est bien l’essence même de la vie.

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24/03/2009

Florilège genevois

Florilege.jpgJ’ai déjà dit que j’étais membre de la société genevoise des Poètes de la Cité. Ceux-ci font actuellement paraître, chez Slatkine, une anthologie, contenant plusieurs poèmes par membre, et intitulée Florilège genevois. On peut dès à présent la commander, notamment en passant par le site des Poètes de la Cité. On y trouve des poètes connus, comme Roger Chanez, et d’autres qui le sont moins, comme moi. Les dirigeants de la digne société sont représentés, naturellement: ce sont Jean-Martin Tchaptchet et Galliano Perut. D’autres figures de la culture genevoise, comme Linda Stroun ou Yann Chérelle, ont pu mettre leur âme dans les mots de ce livre!

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23/03/2009

Castellion & sa stèle

castellion.jpgClaude Mégevand, le président de la société d’histoire "La Salévienne", m’a fait remarquer, après avoir lu mes précédents articles sur Castellion, que celui-ci était né précisément à Saint-Martin-du-Frêne, près de Nantua, et non à Nantua même; c’est d’autant plus important qu’il a une stèle, dans son village natal. Je le remercie donc de cette indication.Saint-Martin du Frêne.gif

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20/03/2009

Annecy 2018

Annecy2018.jpgLa France a choisi Annecy pour, en son nom, faire acte de candidature à l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2018, et le principal sentiment que cela suscite en moi est lié à l’une des causes avérées de ce choix: le soutien actif de l’ensemble du département de Haute-Savoie. On dit souvent que le nord de la Haute-Savoie est en conflit larvé avec Annecy, que Thonon est loin, que Chamonix s’en moque; mais la vérité est qu’Annecy représente plus qu’on ne veut l’admettre un pôle traditionnel, pour le nord de l’ancienne Savoie. L’histoire nous le rappelle, puisque le comte de Genève l’a créée justement dans ce but; et après les conquêtes suisses de 1536, qui coupaient Thonon d’Aoste, il était inévitable que même le Chablais tombe sous l’influence d’Annecy.

En outre, depuis bien longtemps, la Haute-Savoie fait preuve de beaucoup d’unité. Je me plais à en donner pour raison première que ses habitants cherchent davantage à entreprendre qu’à critiquer ce que les autres entreprennent. Du coup, ceux qui sont contre les Jeux olympiques ne veulent pas perdre du temps à s’en préoccuper, et on les entend peu. Cela aide les hésitants à se déclarer avec enthousiasme. Ce n’est pas un département à polémiques. La raison en est d’ailleurs peut-être qu’il y a pas mal d’argent et pas énormément d’administration, comparé aux autres départements de France. La libre entreprise y est possible, et le fait est que l’on peut toujours espérer vendre ses produits en s’appuyant sur le tourisme. C’est vrai même dans le domaine culturel.

L’argent donné à Annecy par Genève aide aussi, indubitablement. Cela crée en Haute-Savoie une source originale de revenus, qui permet en réalité l’autonomie, et donc favorise l’unité interne. Il faut, ainsi, marquer de la gratitude, vis à vis de la cité de Calvin, qui donne l’argent tout en laissant le peuple de Haute-Savoie l’utiliser de façon libre et autonome. Car bien sûr, ici, l’argent n’est pas en soi le fond de la chose, je crois: c’est la manière dont il est donné, qui compte.

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19/03/2009

Premières explorations de la Savoie

Maurienne.jpegC’est un Anglais parti de Genève qui fit le premier récit de voyage à Chamonix, mais c’est un Anglais parti de Lyon qui fut l’un des premiers, à l’aube du XVIIe siècle, à évoquer dans un récit de voyage Chambéry et la Maurienne: Thomas Coryat. Les Anglais furent toujours d’incroyables explorateurs. Je consacre au récit de Coryat un article, cette semaine, dans Le Messager

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18/03/2009

L'universalisme de Castellion

Francois_Rabelais_-_Portrait.jpgJ’ai déjà évoqué les poèmes latins que Castellion composa pour les écoliers genevois, notamment son églogue pour la naissance du Christ, nommée Sirillus. Lorsque les bergers y découvrent, dans l’étable fameuse, l’enfant divin, Castellion s’écrie:

“Son visage gracieux respirait merveilleusement l’amour, et ses traits rayonnants mettaient en fuite les ténèbres de la nuit. L’étable elle-même semblait jonchée de fleurs, et de délicieuses odeurs s’exhalaient.”

Les bergers, alors, saluent cet enfant qui vient secourir un “monde épuisé” (fesso mundo), et créer le nouveau paradis terrestre.

Les bergers du Latium n’ont connu ce messie que par les oracles de Cumes, ajoute le poète; c’est une allusion à un passage prophétique de Virgile. Mais à présent, continue le Réformateur savoyard, puisque cet enfant rayonne sur l’humanité entière, la mer Méditerranée n’est plus un obstacle, et les Latins aussi saluent sa venue: ils reconnaissent en lui celui dont leurs propres ancêtres ont annoncé l’avènement.

Ainsi, Castellion établit une continuité entre la tradition latine et la tradition judéo-chrétienne, unissant par ce biais tous les êtres humains dans une même et unique destinée - dans un esprit, précisément, très humaniste, et peut-être différent d’une tradition protestante qui se réclamait principalement de l’Ancien Testament et qui rejetait avec énergie, sur le modèle de saint Augustin, la tradition grecque et latine.

Castellion rappelle donc volontiers les Humanistes qu’on trouvait en son temps en France: Rabelais alla dans le même sens de fusion des Gentils, comme on dit, et de la tradition hébraïque. Jésus apparaissait comme accomplissant autant les oracles des Grecs et des Romains que les prophéties de l’Ancien Testament.

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14/03/2009

Castellion, Bugiste

Virgilio.pngLes commémorations qui entourent Calvin ont inévitablement ramené sur le devant de la scène Sébastien Castellion. Etienne Dumont l’a évoqué ce week-end. Il en fait cependant un Bressan; or, Nantua, où il est né, est en fait dans le Bugey: il était donc bugiste. Le Bugey et la Bresse, quoi qu’il en soit, appartenaient alors tous deux au duc de Savoie. Pourtant, Lyon attirait déjà leurs habitants, et c’est là que Castellion fit ses études.

J’ai habité plusieurs années dans le Jura (français), et cela m’a donné l’occasion de mieux connaître aussi le département de l’Ain. De passage à Bourg-en-Bresse, j’ai pu acheter une Anthologie des poètes des pays de l’Ain; Castellion s’y trouvait, parce que, en tant qu’enseignant au Collège de Genève, où Calvin l’avait fait nommer, il composa plusieurs poèmes épiques en grec et en latin inspirés d’épisodes bibliques. Plus tard, par conséquent, lorsque j’ai écrit sur lui un article pour Le Messager, j’ai principalement abordé son œuvre poétique. Elle reste mal connue, et on s’intéresse davantage à la polémique qui opposa Castellion à Calvin. Pourtant, on dit volontiers que Castellion a participé à l’élaboration et au développement du genre du Noël. En effet, il a écrit une églogue pour la Naissance du Christ qui était formellement imitée des Bucoliques de Virgile, mais dont le contenu reprenait l’Evangile.

Son nom était Sirillus. Les bergers, loin d’y chanter leurs amours, comme chez le poète de l’ancienne Rome, y célébraient en vers la naissance de Jésus. En voici un exemple:

“Presque au milieu de la nuit, alors que nous veillions, voici que tout à coup une lumière insolite éblouit nos yeux lourds de sommeil, et déchirant la sombre nuit, resplendit au milieu du firmament; notre esprit fut frappé de stupeur et de crainte; une voix alors se fit entendre: Bannissez de vos cœurs la peur, bergers; je vous apporte une grande joie, à vous et aux peuples à venir: ce jour béni nous permet de voir à présent l’enfant né pour les hommes, apportant la trêve et la fin de vos longues épreuves”.

Au mystère païen des esprits de la nature - évidemment liés à l’amour charnel -, se substitue le mystérieux amour chrétien d’un dieu! Ce mélange entre forme antique et fond biblique rappelle en fait les premiers temps du christianisme.

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12/03/2009

Généalogiste de la Maison de Savoie

Turin.jpgPhilibert de Pingon fut un historiographe important du duc de Savoie Emmanuel-Philibert, celui qui a repris ses États à la France au XVIe siècle. Il était extrêmement patriote. Il est un lointain parent du fondateur de la Ligue savoisienne, Jean de Pingon, dont la Tribune de Genève a évoqué le parcours ici ou là. Mais Philibert de Pingon eut à Turin (où il a aujourd’hui une rue) les plus hautes fonctions. Je lui consacre cette semaine un article, dans Le Messager

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09/03/2009

Calvin magistrat

Fusterie.jpgEn conversant avec Blaise Menu, le pasteur de la Fusterie, je l’ai entendu me rappeler utilement que Calvin avait reçu une formation de magistrat, en plus de celle de théologien. François de Sales était dans le même cas, mais c’est parce que son père le destinait à la magistrature : il était même parvenu à le faire nommer Sénateur, à Chambéry. Or, c’est précisément pour échapper à cette carrière d’administrateur que François de Sales devint alors prêtre.

Par la suite, sa carrière politique fut réduite à la diplomatie : il se rendait ici ou là pour représenter son prince, Charles-Emmanuel Ier. En dehors de cela, il fut occupé tout entier par sa mission pastorale.

Je crois qu’on peut dire que Calvin, au contraire, resta jusqu’au bout un magistrat. C’était absolument nécessaire, à Genève, où la religion devait s’insérer clairement dans l’ordre social. En Savoie, l’ordre traditionnel suffisait, parce que l’économie elle-même était traditionnelle : la religion pouvait demeurer avant tout mystique, et adressée principalement aux individus, et à leurs sentiments propres.

Par ailleurs, il faut avouer que la tradition de Genève, jusque-là, était dominée par le commerce, et que la tradition administrative n’y était pas fondamentale, car le Prince-Évêque n’avait, avec ses chanoines, à diriger qu’un petit territoire ; les magistrats du comté de Genève puis du duché de Genevois, j’en ai déjà parlé, s’étaient installés successivement à Annecy et à Chambéry. Une fois le Prince-Évêque chassé et le duc de Savoie évincé, il fallait retrouver un ordre civil stable et clair. De ce magistrat qui venait de France, où la tradition juridique latine avait retrouvé son antique splendeur, si je puis dire, est justement venue cette clarté, avivée par l’enracinement du droit occidental dans la Bible, c’est à dire dans la morale religieuse. Car même si Calvin ne semble pas à première vue un écrivain mystique, il n’en demeure pas moins qu’une loi, si on veut la voir appliquée spontanément par les citoyens, doit s’enraciner dans leur âme. C’est d’ailleurs pour cette raison, sans doute, qu’on a accusé François de Sales d’hypocrisie ; mais cela vient à mon avis d’auteurs qui ne croient pas qu’il existe une vie mystique, et qui pensent que toute activité religieuse a une destination sociale cachée. On trouve cela principalement chez Voltaire ; c'est sans doute très français.

Calvin n’en était pas moins sincère, bien sûr. S’il ne l’avait pas été, son projet n’aurait pas fonctionné. Or, la cité de Genève a grâce à lui trouvé la stabilité dont elle avait besoin.

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05/03/2009

Poésie au bord du Léman

Lamartine,_par_Decaisne.jpgAlphonse de Lamartine chanta surtout le lac du Bourget, au bord duquel il vécut, se disant même Savoyard de cœur ; mais il chanta aussi un peu le Léman, et pour ce qui est de la rive savoyarde, principalement, en vers, Evian, et, en prose, Nernier, dont il fait un lieu idéal, dans l’esprit de Rousseau. Cette semaine, dans Le Messager, je consacre à ces généreux élans poétiques un article.

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03/03/2009

Genève, Savoie et Saint-Empire

Emperor_charles_v.pngIl a existé un temps relativement court où Genève a réellement fait partie du duché de Savoie. L’historien vaudois Charles Gilliard, auteur de La Conquête du Pays de Vaud par les Bernois, ne mesura pas, à ce sujet, l’importance d’un fait majeur: si, en 1416, Amédée VIII a été fait duc par l’Empereur, c’est parce que, quinze ans auparavant, le comté de Genève lui avait été légué, et qu’il fallait qu’il eût l’autorité nécessaire pour diriger la cité impériale qu’était Genève même. De fait, ce titre nouveau lui donnait une forme de souveraineté absolue sur ses États. Si le duc de Savoie n’a pas été fait roi, c’est seulement parce que les lois du Saint-Empire ne le permettaient pas. Dans les faits, même si la Savoie a payé un tribut au Saint-Empire jusqu’à la dissolution de celui-ci en 1806, le duc de Savoie était monarque absolument souverain dans ses États.

La Maison de Savoie, en outre, a toujours été regardée comme dirigeant ses États au nom de l’Empereur: dès Pierre II, au treizième siècle, les princes de Savoie furent nommés Vicaires perpétuels du Saint-Empire romain germanique; leur origine, mythique ou historique, les ramenait également vers l’empereur allemand.

On peut dire que le lien entre l’Empereur et la Maison de Savoie n’était qu’une légende inventée par Amédée VIII justement pour justifier son règne absolu sur ses États, mais la vérité est que cela n’a aucune importance, puisque la légende fut agréée par l’Empereur! Vraie ou non, elle eut l’effet voulu.

On croit parfois que l’Empereur et le duc de Savoie étaient en opposition; et cela a pu arriver. Mais globalement, ce ne fut pas le cas. Si, en 1536 - ainsi que le raconte Gilliart -, Charles Quint n’a pas aidé Charles III contre les Bernois, ce n’est pas parce qu’il était favorable à Berne ou à Genève, mais parce qu’il était bloqué en Sicile. Sa diplomatie a ensuite beaucoup œuvré pour remettre le Duc à la tête de ses États; d’ailleurs, Emmanuel-Philibert, héritier de Charles III, fut élevé à la cour d’Espagne, que gouvernait Charles-Quint: n’est-ce pas suffisamment significatif?

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