XIe salon des écrivains à Bonneville

60px-Blason_Bonneville.svg.pngDimanche prochain, le 26 avril, aura lieu le XIe salon des écrivains, à Bonneville (Gymnase Pierre Fallion, entrée libre, de 10 h à 12 h, de 14 h à 19 h). L’invité d’honneur sera Jean-Vincent Verdonnet. Il dira quelques mots, et moi aussi, à son sujet; Michel Dunand lira plusieurs de ses poèmes. Paul Guichonnet, ancien professeur de l’université de Genève, sera présent. Valère Novarina pourrait l’être également. Mon amie Viviane Söntag, qui a longtemps été membre de sociétés littéraires genevoises, aussi. On note la présence de trois écrivains helvétiques (que je ne connais pas personnellement): Aurélia Maresi, René Pilet des Jardins, Carine Racine. Les écrivains sont bien reçus, à Bonneville, car grâce au concours de la Région, du Département et des municipalités de Bonneville et des environs, le manger leur est offert, à midi; et il est copieux.

Bonneville, rappelons-le, fut la capitale du Faucigny, ancienne excroissance du comté de Genève. Sa culture resta liée à l’Église catholique, jusqu’à ce que, au XVIIIe siècle, plusieurs de ses avocats fussent reçus dans des loges maçonniques genevoises, ce qui favorisa le rattachement du Faucigny à la République française, en 1792. Par la suite, Bonneville resta un fief important de radicaux laïques et républicains. Mais avec l’essor de l’activité industrielle et l’apparition, du coup, d’une forme de socialisme plébéien, la ville est revenue à droite. Si on y réfléchit bien, c’est quasiment comme à Paris, où la ville est passée à gauche après que son prolétariat eut été placé dans sa banlieue. Cela pourrait faire dire que les riches ne votent à gauche que quand les pauvres ont été exclus de la Cité, mais pourquoi polémiquer?

Les Genevois H.-B. de Saussure et R. Töpffer ont écrit plusieurs pages sur Bonneville, le premier pour parler de ses montagnes et de son château, le second pour ironiser sur sa bourgeoisie, qui selon lui avait une trop haute opinion d’elle-même. Mais c’est le lot de toutes les aristocraties, sans doute.

Qu’on n’hésite pas, quoi qu’il en soit, à rendre visite à ces cousins du temps jadis!

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