30/04/2009

Poète de la Vallée verte

Burdignin.jpegFélix-Emmanuel Mouthon était natif de Burdignin, près de Boëge, en Vallée verte (Haute-Savoie) ; il fut un bon poète, à la fois marqué par le romantisme et la foi catholique. Il vécut à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe et ne traversa pas la Révolution sans peine. Si on veut en savoir plus, il faut lire mon article, cette semaine, dans Le Messager. Il prouve en tout cas que l’Église romaine put faire de simples villageois d’excellents poètes, puisque Mouthon entra dans les ordres dès sa jeunesse, même s’il dut les quitter sous la jeune République française, à laquelle la Savoie avait été rattachée en 1792.

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28/04/2009

Argent et liberté

Guadeloupe.jpgLes Chinois ont un jour protesté contre les critiques dont ils faisaient l’objet, à propos du Tibet: ils y investissaient des millions!

Mais peut-on acheter la liberté?

C’est une idée répandue qu’on peut tout acheter. Et la Chine ne croit pas forcément plus à cette idée que les autres pays du monde. Je crois qu’en France même, dans le pays qui est le mien et que je crois bien connaître, on le pense souvent!

Récemment encore, on faisait remarquer que la Guadeloupe devait quand même se montrer plus conciliante, avec Paris. En effet, disait-on, elle reçoit tellement d’aides de la métropole! Cela pourrait bien s’arrêter, si les Guadeloupéens s’obstinent à vouloir prendre leurs décisions seuls.

On a rarement vu un État donner régulièrement de l’argent à une communauté de son territoire en n’ayant aucun intérêt propre à le faire. On pourra me demander quel intérêt économique la France tire de la Guadeloupe. Mais la politique ne s’arrête pas autant qu’on croit à l’économie à court terme.

Pour autant, elle ne sort pas non plus des intérêts stratégiques pour entrer dans la sphère de la pure morale!

Les États ont tous besoin de territoires. Ils servent de point d’appui à l’économie d’une façon globale. Ils constituent en réalité un capital d’État, un capital foncier permanent sans lequel le libéralisme même crée toujours des effets néfastes: le capital foncier d’un État est le moyen de résister en profondeur à la concurrence.

Les États cherchent à acquérir du territoire, quitte à l’acheter, en quelque sorte, à ceux qui y vivent. Parfois, on se contente de le louer: mais c’est déjà une situation inconfortable. Les frontières prennent ainsi un caractère sacré: c’est la continuation du culte de la terre qu’on avait autrefois.

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24/04/2009

Shakespeare et le britannisme

shakespeare.pngJ’ai évoqué, déjà, le lien qui unissait Honoré d’Urfé à l’âme de la vieille Gaule: on dit que pour contrer la tendance, propre aux Médicis, à imposer l’héritage grec, il chercha à imposer l’héritage celte et même allemand, puisqu’il fit des Germains (en particulier les Francs) les libérateurs des Celtes qui selon lui avaient pressenti le vrai christianisme. Or, cet essor du nationalisme, à la Renaissance, est une constante, en Europe.

En Savoie, on a vu alors apparaître le patriotique poète Marc-Claude de Buttet, qui défendit l’honneur du Duché contre les attaques du rhéteur lyonnais Barthélemy Aneau. Mais même la grande figure littéraire du temps, William Shakespeare, s’inscrit bien dans cet essor du nationalisme européen.

On connaît le cycle consacré aux rois d’Angleterre; on sait aussi que ses sujets les plus étranges se relient à la Grande-Bretagne par l’Écosse, le Pays de Galles, voire le Danemark, dont les liens avec l’Angleterre furent si profonds. Cependant, même ses pièces italiennes rappellent que l’Angleterre fut terre romaine comme la France; Shakespeare y pénètre de façon remarquable l’esprit de l’ancienne Rome, et le suicide de Juliette rappelle celui de Lucrèce. On dit du reste que Sénèque fut une de ses principales lectures. Ses héros italiens sont vraiment issus des anciens Latins.

Si jusque-là, en Grande-Bretagne, on était anglais, ou écossais, ou gallois, on peut dire que Shakespeare fut totalement et profondément britannique - ce que même ses références à l’Italie dévoilent.

En France, pareillement, on cessa d’être issu du royaume des Francs, ou de celui des Bourguignons (qu’on nomme également les Burgondes), pour devenir un ressortissant de la Gaule. C’est aussi le sens de l’Astrée d’Honoré d’Urfé. En ce sens, et sans évoquer la question des qualités littéraires, Honoré d’Urfé est idéologiquement le vrai pendant français de Shakespeare.

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23/04/2009

L'épopée du Salève

saleve2.jpgLe dernier livre de Jean-Claude Mayor fut consacré au Salève. Il était normal que je consacrasse à ce livre, qui montre que les Genevois et les Savoyards se sont partagés, dans leur cœur, cette montagne, tout un article, dans Le Messager. On peut le lire cette semaine.

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20/04/2009

XIe salon des écrivains à Bonneville

60px-Blason_Bonneville.svg.pngDimanche prochain, le 26 avril, aura lieu le XIe salon des écrivains, à Bonneville (Gymnase Pierre Fallion, entrée libre, de 10 h à 12 h, de 14 h à 19 h). L’invité d’honneur sera Jean-Vincent Verdonnet. Il dira quelques mots, et moi aussi, à son sujet; Michel Dunand lira plusieurs de ses poèmes. Paul Guichonnet, ancien professeur de l’université de Genève, sera présent. Valère Novarina pourrait l’être également. Mon amie Viviane Söntag, qui a longtemps été membre de sociétés littéraires genevoises, aussi. On note la présence de trois écrivains helvétiques (que je ne connais pas personnellement): Aurélia Maresi, René Pilet des Jardins, Carine Racine. Les écrivains sont bien reçus, à Bonneville, car grâce au concours de la Région, du Département et des municipalités de Bonneville et des environs, le manger leur est offert, à midi; et il est copieux.

Bonneville, rappelons-le, fut la capitale du Faucigny, ancienne excroissance du comté de Genève. Sa culture resta liée à l’Église catholique, jusqu’à ce que, au XVIIIe siècle, plusieurs de ses avocats fussent reçus dans des loges maçonniques genevoises, ce qui favorisa le rattachement du Faucigny à la République française, en 1792. Par la suite, Bonneville resta un fief important de radicaux laïques et républicains. Mais avec l’essor de l’activité industrielle et l’apparition, du coup, d’une forme de socialisme plébéien, la ville est revenue à droite. Si on y réfléchit bien, c’est quasiment comme à Paris, où la ville est passée à gauche après que son prolétariat eut été placé dans sa banlieue. Cela pourrait faire dire que les riches ne votent à gauche que quand les pauvres ont été exclus de la Cité, mais pourquoi polémiquer?

Les Genevois H.-B. de Saussure et R. Töpffer ont écrit plusieurs pages sur Bonneville, le premier pour parler de ses montagnes et de son château, le second pour ironiser sur sa bourgeoisie, qui selon lui avait une trop haute opinion d’elle-même. Mais c’est le lot de toutes les aristocraties, sans doute.

Qu’on n’hésite pas, quoi qu’il en soit, à rendre visite à ces cousins du temps jadis!

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17/04/2009

Centralisme, étatisme, jacobinisme

220px-Santi_di_Tito_-_Niccolo_Machiavelli%27s_portrait_headcrop.jpgLorsqu’elle veut évoquer son amour profond pour l’État, la France invoque volontiers le jacobinisme. Mais je suis sceptique: la passion de l’État vient en fait des anciens Romains, et non des Jacobins. Les États cherchent de toutes façons toujours à renforcer leur autorité morale afin, notamment, d’améliorer leurs revenus: car un citoyen soumis paie plus facilement, et de bon cœur, ses impôts. Dire par exemple que l’État améliore la culture au sein du peuple de façon désintéressée prête volontiers à sourire: car agir d’une façon désintéressée n’a rien de propre à l’État, et il s’agit d’abord d’un besoin individuel, que celui de la culture.

Machiavel disait que le Prince devait apparaître comme généreux, afin de donner une légitimité à son autorité. Il disait aussi qu’il devait créer des vices qu’il était le seul à pouvoir apaiser: des désirs qu’il était le seul à pouvoir assouvir. Pensons à la façon dont les États ont créé la Télévision!

Le centralisme culturel est une manière, pour l’État, d’assumer entièrement les aspirations culturelles des individus, et donc d’apparaître comme la seule voie possible, pour ces individus, de progrès, d’évolution, tant morale que matérielle: d’apparaître comme la source de tout bienfait! Il s’agit d’une divinisation de l’État qui finalement vient de l’empereur Auguste. Et tous les États n’ont-ils pas la tentation de suivre la voie de l’ancienne Rome? Le modèle reste prégnant.

La spécificité du jacobinisme, c’est le souci de l’Égalité. Mais le centralisme favorise en fait la capitale, le centre, comme dans l’ancienne Rome. En France, Paris a bien un statut spécial.

L’égalité n’est pas forcément l’uniformité, notamment sur le plan culturel. Elle me paraît au contraire garantir la liberté individuelle de se réclamer du courant culturel qu’on veut, fût-il purement local. C’était aussi l’avis de Victor Hugo, qui était un républicain pur, dénué d’affection pour les modèles antiques. Il adorait les traditions locales, de fait.

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16/04/2009

Jean-Claude Mayor et la Savoie

150px-Amedee_v_desavoie.jpgOn sait que Jean-Claude Mayor, qui fut un digne collaborateur de la Tribune de Genève, aimait les histoires locales, et je me devais de lui rendre hommage. Comme ses Contes & légendes de Genève contiennent beaucoup d’évocations de la Savoie, j’ai pu leur consacrer un article cette semaine dans Le Messager. Les renseignements biographiques et bibliographiques m’ont été obligeamment donnés par les archives du célèbre quotidien genevois dont dépend ce blog même! Je leur en suis infiniment reconnaissant: c’est un vrai signe de collaboration transfrontalière. A noter que Jean-Claude Mayor reconnaît l’importance historique, pour Genève, de l’action du comte de Savoie Amédée V, auquel donc je consacre de nombreuses lignes de mon article. Je reviendrai sur cette question de l’action d’Amédée V prochainement.

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13/04/2009

Philippe de Savoie et Genève

180px-Louise-de-savoie1.jpgOn pense souvent, notamment à Genève, que les princes savoyards n’ont guère aimé la cité de Calvin, mais personnellement, je ne pense pas que Charles-Emmanuel Ier l’ait attaquée par haine pour elle. Il était avant tout vexé que les Genevois refusent de lui payer les mêmes taxes que les Savoyards, et son but n’était pas de détruire Genève, mais d’en devenir le maître. Qu’ensuite on juge que cela eût précisément détruit Genève, c’est possible, mais là n’était pas l’intention du duc de Savoie. Son rêve était bien que Genève fût florissante, mais sous sa coupe, et en prenant pour lui une part de ses profits.

Il existe du reste une preuve que les princes de Savoie ont aimé Genève: c’est une chanson que composa le duc Philippe alors qu’il n’était encore que comte de Bresse, et qu’on l’avait mis en prison en France suite à ses combats contre cette même France. C’était à la fin du XVe siècle. Il faut savoir que Philippe de Bresse, comme on l’appelle souvent, fut le père de Louise de Savoie, qui fut régente de France et mère du roi François Ier...

Il fut aussi poète, et sa chanson nous rappelle qu’il aimait Genève en ce qu’il y dit qu’il craignait justement de ne plus jamais la revoir, étant en prison! Sans doute, il adresse également un salut au comte de Gruyères et aux “Alamans”, mais l’affection pour Genève est réellement appuyée par cette crainte de ne plus jamais la revoir. Or, à cette époque, Philippe de Savoie n’était en rien lié aux intérêts genevois: il aimait donc sincèrement la noble cité lémanique.

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09/04/2009

Percy Shelley à Chamonix

180px-Portrait_of_Percy_Bysshe_Shelley_by_Curran%2C_1819.jpgLe poète anglais Percy Shelley n’a pas seulement évoqué le mont Blanc dans un célèbre poème: il a aussi raconté son voyage à Chamonix dans des lettres marquées par sa propension à exagérer les mauvaises impressions qu’il pouvait avoir: il donnait à ses angoisses une portée cosmique! Des extraits significatifs de ces lettres, avec quelques commentaires, peuvent être lus cette semaine dans Le Messager.

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08/04/2009

Frahans à Radio-Cité

GentianeGr.jpgJ’étais ce matin l’invité de Pascal Décaillet pour évoquer le livre de Mickaël Meynet sur les Frahans, et Mickaël était là, et c’est lui qui a parlé, principalement, de sorte que c’était vraiment intéressant, car il connaît bien son sujet et il parle très bien. J’étais présent en tant que secrétaire de la maison d’édition Le Tour, et envoyé en quelque sorte par le directeur des éditions, qui n’est autre que mon père - dont je reflétais la présence, d’où la plaisanterie de la fin de l’interview. Je vous invite à écouter celle-ci sur le site de Radio-Cité.

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07/04/2009

Castellion et Calvin: Renaissance et courants antiques

Luther.jpgLa Renaissance fut le retour au premier plan de la culture antique. Or, on pourrait dire que l’unité médiévale de l’Occident n’avait tenu qu’autant que les tendances propres à telle ou telle nation, à telle ou telle culture spécifique, avaient été mises sous le boisseau en même temps que la culture antique, laquelle était justement fondée sur les nations! Toutes les traditions antiques devaient s’effacer devant le Christ comme les étoiles devant le Soleil.

La Renaissance a ainsi fait renaître, quoique sous une forme nouvelle, les nationalismes. Sur le plan religieux, chaque peuple voulait au fond avoir sa propre Église. L’anglicanisme et le gallicanisme en sont des marques, mais le schisme protestant aussi, car l’Église catholique était assimilée à la latinité, tandis que les protestants se rattachaient à leurs nations, à commencer par Luther - lié, à mon avis, aux Teutons. Et Calvin participa lui-même à la constitution de Genève comme corps politique autonome.

La culture de Calvin s’enracinait, à ma connaissance, dans la tradition de l’Ancien Testament: il rejetait volontiers le paganisme grec. Or, Castellion, on l’a vu, se réclamait d’une poésie latine bien enracinée dans l’ancienne mythologie; cela a pu jouer dans son désaccord avec le guide spirituel de Genève.

Notons que dans le camp catholique, si François de Sales prônait aussi le rejet des Latins, et le retour à l’origine hébraïque, il se réclamait néanmoins volontiers des anciens Grecs, dans un élan peut-être très italien: il aimait en particulier Platon.

La manière d’aborder le problème de la représentation des êtres spirituels en poésie et dans les arts dépend forcément de ces sources culturelles fondamentales. Par certains aspects, Castellion et François de Sales, qui furent tous deux sujets du duc de Savoie, eurent un lien.

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04/04/2009

Castellion et la tradition millénaire

Theodore-de-Beze.jpgJ’ai évoqué le caractère profondément lié à la Renaissance de Sébastien Castellion, qui faisait couronner par le Christ autant la tradition grecque et latine que la tradition hébraïque. Rabelais alla dans le même sens. La réaction catholique et traditionaliste d’un Honoré d’Urfé fut avant tout, curieusement, de contester aux Grecs et aux Romains en particulier un vrai pressentiment du christianisme: car le patriotique auteur de l’Astrée préféra l’attribuer aux Gaulois, à qui il accorda l’idée séculaire de la Sainte Trinité. Mais la volonté d’effectuer des synthèses entre l’Antiquité et la tradition judéo-chrétienne demeurait chez lui aussi présente.

Le projet, cependant, d’évoquer les épisodes bibliques dans des formes héritées de l’Antiquité grecque (et que Castellion réalisa dans un poème épique, en grec, sur le prophète Jonas) n’était pas si neuf qu’on pourrait le croire. De fait, le glorieux saint Avit (évêque de Vienne dont l’importance est si grande pour l’évêché de Genève et l’histoire de l’ancienne Bourgogne) fut lui-même un poète qui écrivit des épopées reprenant la Genèse et dont la forme était celle adoptée jadis par Homère et Virgile: c’était au Ve siècle.

La Renaissance a surtout réajusté les genres dérivés de cet art inventé par les premiers évêques en puisant à nouveau à la source antique. On connaît la tragédie que Théodore de Bèze consacra à Abraham; on connaît celle que Racine consacra à Athalie.

Les mystères médiévaux reprenaient plus volontiers la Légende dorée - ou alors simplement l’Évangile - que l’Ancien Testament. Mais le mouvement propre à la Renaissance fut général, et François de Sales, dans le Traité de l’amour de Dieu, consacra lui aussi de longues pages au sacrifice d’Abraham: elles terminent d’ailleurs son ouvrage. (Le saint savoyard voulait placer le lecteur dans l’âme même d’Abraham, en ce moment terrible où il devait immoler son fils unique...)

Ce retour à la culture antique dépasse les frontières religieuses. Il a pu créer différents courants - l’humanisme, le protestantisme -, mais, dans son essence, je crois qu’il les précède tous.

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03/04/2009

Patinage artistique en 2018

Patinage.jpgL’État de Genève a proposé à la Haute-Savoie d’abriter sur son territoire les épreuves de patinage artistique, ainsi que je l’ai entendu à la RSR, et c’est certainement une bonne idée. Mais si je peux donner un conseil pour que cette proposition aboutisse, il faudrait insister sur le goût qu'ont les Genevois pour le patinage artistique. Car quand des gens ont pensé que les épreuves de hockey pourraient se passer à Genève, j’ai lu des arguments pas très flatteurs, pour la Haute-Savoie. On peut me répliquer qu’on ne pensait dire que la vérité; mais la vérité est-elle toujours bonne à dire? Il est évident que la Haute-Savoie ne va pas être d’accord avec ce qu’on lui propose, si on énonce des arguments peu flatteurs pour elle. Peu importe la vérité vraie: c’est une question de pragmatisme.

De fait, même si les Savoyards étaient prêts à reconnaître leurs éventuels manques, ils ne le feraient pas publiquement, afin de conserver leur honneur.

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02/04/2009

Jacques Ancet de Lyon à Annecy

jas.gifJacques Ancet est un des premiers poètes contemporains que j’aie lus: il était enseignant à Annecy, au Lycée Berthollet, que je fréquentais, et ma bonne camarade Emmanuelle Gaume, qui l’avait pour professeur d’espagnol, me prêta un jour un de ses recueils, que j’ai bien aimé. Je ne le connais personnellement pas, car j’ai étudié l’italien, en plus de l’anglais. Cependant, récemment, une anthologie de poésie contemporaine de référence, aux éditions Seghers, l’a placé parmi ses pages: cela m’a été signalé par Jean-Vincent Verdonnet, qui y est présent aussi, bien sûr, et qui m’a fait l’honneur et la gentillesse de m’offrir un exemplaire de cet ouvrage. J’ai donc consacré à Jacques Ancet (qui est originaire de Lyon, mais a évoqué fréquemment les environs d’Annecy, dans ses poèmes) un article, cette semaine, dans Le Messager.

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