14/05/2010

La Savoie chez Décaillet

MOG1.jpgCe matin, j'étais chez Pascal Décaillet pour évoquer la Savoie à l'occasion du 150e anniversaire de l'Annexion; ça peut être écouté ici (écouté peut-être avec profit, quoique peut-être aussi avec ennui, car j'ai un débit plutôt lent). Je remercie chaleureusement Pascal Décaillet d'avoir voulu aborder ce sujet avec ma modeste personne.

12:42 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

Bonjour Rémi,

1) Vous êtes né à Paris, mais votre patronyme est bien établi en Haute-Savoie.

Avez-vous fait votre généalogie ?

=> Voir http://marmottesdesavoie.fr/

2) Vous avez l'honnêteté d'employer le terme "annexion"
- conforme au texte du plébiscite de Napoléon III -
alors que les révisionnistes parisiens ont fêté les 150 ans d'un "rattachement" :

=> Merci de nous rappeler les conditions de cette consultation populaire,
pionnière en son genre.



Un Genevois aux racines savoyardes.

Écrit par : genevoisrien | 14/05/2010

Bonjour,

Mon grand-père a établi une généalogie des Mogenet remontant au XVe siècle. Les Mogenet sont tous de Samoëns, il n'y a qu'à Samoëns que ce nom ait été créé avec cette orthographe. J'appartiens pour ainsi dire à la branche des Mogenet qui s'est installée à Paris à la grande époque de la création de la Samaritaine, mon arrière-grand-père ayant quitté Samoëns pour diriger le personnel de ce magasin créé par sa cousine germaine. Je fais allusion à cela par exemple ici: http://remimogenet.blog.24heures.ch/archive/2010/04/21/ee2051bdf56c0ff5f8be69f7d111f624.html
Mon père vit à Samoëns dans la ferme de ses ancêtres, qui n'est jamais sortie de l'héritage de la famille.

Pour la consultation populaire, elle est inscrite dans le contrat de réunion (c'est le terme utilisé dans les traités, le gouvernement français de 1860 ayant utilisé celui d'annexion dans les campagnes d'information ou de propagande liées à cet événement - le terme ne posait alors pas de problème, et selon certains, il en a posé en 1960 par référence à l'annexion de l'Autriche par Hitler): il fallait vérifier le voeu des populations, parce qu'on voulait montrer que les choses se faisaient dans un esprit démocratique hérité de 1789, et qu'on reconnaissait le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Cela dit, le contrat de réunion précise bien qu'il s'agissait de vérifier que la population est d'accord avec ce qu'ont décidé les princes, et non de lui demander ce qu'elle veut dans l'absolu. L'esprit est celui de 1848 et de ce que Lamartine par exemple a écrit de la république: l'élection est une soupape, et donne une légitimité aux princes, car le droit héréditaire ne suffit plus; le peuple doit participer, il est partie prenante. Il n'est quand même pas absolument souverain. La France est du reste restée une monarchie élective: on ne l'ignore pas.

Écrit par : Rémi Mogenet | 14/05/2010

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