05/10/2010

Salon du livre de Brison-Saint-Innocent

800px-0509_Lac_du_Bourget.jpgDimanche prochain, 10 octobre, je serai au salon du livre de Brison-Saint-Innocent, près d'Aix-les-Bains, pour présenter mes livres habituels. Les camarades organisateurs du salon, membres de la Société des Auteurs savoyards, m'ont invité, cette année, parce que c'est le 150e anniversaire de l'intégration de la Savoie à la France, et que mes livres ont souvent la Savoie pour sujet.

Le plus général, à cet égard, est Portes de la Savoie occulte. Sinon, il y a Les Prisonniers du Caucase, de Xavier de Maistre, qui était originaire de Chambéry. Je n'ai rien préfacé ou écrit concernant spécifiquement Aix-les-Bains et les environs, sinon des articles sur les voyageurs qui y sont passés, en particulier Lamartine, ou sur Jean-Pierre Veyrat qui a consacré à l'abbaye d'Hautecombe un poème grandiose.

Quand j'habitais Annecy, j'allais souvent à Aix, quoi qu'il en soit. Ce sera l'occasion de renouer avec ses beaux alentours. Et de me ressouvenir de ces vers:

Ô temps! suspends ton vol, et vous, heures propices,
Suspendez votre cours:
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours!

Ce sont les vers les plus connus. Mais ceux qui parlent le plus du lac du Bourget, ce sont ceux-ci:

LamartineLac.jpgÔ lac! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir!

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Ou bien ceux-ci:

Ô lac! rochers muets! grottes! forêt obscure!
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir!

Qu'il soit dans tes repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Sublime. Tout doit résonner de l'amour passé du poète! Ainsi s'éternisera-t-il.

J'aime beaucoup Lamartine. Son ombre plane sur ces eaux, notamment quand la lune y brille: on y voit son visage!

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