02/12/2010

Les écrivains savoyards depuis 1900

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Mon prochain livre paraîtra courant décembre: Muses contemporaines de Savoie, les écrivains savoyards depuis 1900, écrit d'après la chronique que j'ai tenue durant cinq années dans Le Messager et L'Essor savoyard sur la Savoie dans la littérature et chez les écrivains. On peut d'ores et déjà le commander aux éditions Le Tour (dont le site donne également la liste des écrivains évoqués et le nombre de pages).

Tous les genres sont représentés: poésie, roman, théâtre, histoire, philosophie. Toutes les tendances, aussi: on trouve des écrivains très spiritualistes, d'autres assez matérialistes, et tous les degrés intermédiaires. Le français n'est pas non plus la seule langue présente: j'ai évoqué plusieurs fois des écrivains dialectaux, et une fois un Anglais, John Berger. Tous les écrivains ne sont pas enracinés au même degré dans le territoire: certains n'y vivent que depuis plusieurs années, sans y être nés. Quelques-uns sont illustres, comme Michel Butor, d'autres le sont moins - et je ne nommerai personne.

071209_0027.jpgLa proximité de Genève est mentionnée plusieurs fois, car nombre des écrivains vivant dans la région sont en réalité venus travailler à Genève; mais même ceux qui sont dans la région pour une autre raison profitent certainement du dynamisme économique local, dû en grande partie, directement ou non, à la proximité de la Suisse. La littérature reste en effet un art bourgeois: il faut, pour la pratiquer, se sentir à l'aise dans la civilisation de l'écrit, et avoir quelque loisir.

Je dois dire qu'il existe une forte tendance à la poésie: j'en lis fréquemment. Et la raison en est qu'elle tend toujours à participer du monde de l'âme. J'ai voulu prendre la littérature sous son angle essentiellement artistique, plus que technique.

Je n'ai pas tellement cherché à juger, mais plutôt à restituer des démarches d'écrivains, sans gommer rien de leurs aspirations profondes, sans choix de demeurer à la surface, comme je crois que cela se fait si souvent dans la critique, y compris universitaire. Même quand l'écrivain tendait au mysticisme, je n'en ai pas diminué l'importance. Or, à mon avis, le point de vue agnostique, dans les milieux littéraires, est devenu tellement dominateur que, fréquemment, soit on renonce à parler des auteurs qui s'en écartent, soit on feint qu'ils ne s'en sont pas écartés. Je n'ai pas procédé ainsi: j'ai estimé que même au sein des pensées ou des tendances intérieures des écrivains, on pouvait essayer d'y voir clair, et qu'il ne fallait rien cacher ou édulcorer. C'est même un enjeu authentique, pour la pensée, de pénétrer dans les âmes des écrivains et leurs démarches intimes; tout ramener à des idées simples n'occasionne jamais aucune expérience littéraire ou philosophique digne de ce nom. Globalement, les écrivains m'ont su gré d'oser donner le fond de leurs pensées même les plus étranges, et m'ont remercié d'avoir pu les présenter de façon assez claire. C'était justement mon ambition.

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