26/10/2011

Élections professionnelles

logo_ministere.jpgLes fonctionnaires, en France, ont pu participer dernièrement à des élections professionnelles, et j'avoue que, malgré mon appartenance à la fonction publique depuis plus de dix ans, et même au syndicat du SGEN-CFDT, j'ai eu du mal à me motiver. De mon point de vue, être fonctionnaire n'est pas un métier, mais un statut, et le métier de professeur, que j'exerce, n'a par exemple rien à voir avec celui d'infirmier: on n'y procède pas du tout de la même manière. Je n'ai donc pas compris le sens de ces élections dites professionnelles qui doivent ne régler en réalité que des questions statutaires. Mais en France, il est quasiment impossible d'être enseignant sans avoir le statut de fonctionnaire, de telle sorte que le métier même d'enseignant, élections ou pas, reste sous le contrôle du Ministère. La question statutaire renvoie finalement au Président de la République.

Or, dans les faits, déjà, je ne suis pas du tout opposé à ce que le métier d'enseignant soit libéralisé, et que la question de l'Égalité soit résolue par un système de bourses aux familles en difficulté, d'une part, d'une échelle de salaires établie par l'État, d'autre part: ensuite, les familles et les enseignants, dans la mesure des possibilités, pourront choisir eux-mêmes les établissements qu'ils désirent. Car j'entends par libéralisation, ici, non pas le dérèglement pour tout ce qui se rapporte à l'argent, mais la liberté, au sein des établissements, ou cours par cours, enseignant par enseignant, des programmes et des méthodes.

Si on craint que cela ne transforme le tissu social en poussière de consciences sans lien les unes avec les autres, il me paraît en ce cas possible d'établir au moins en partie les programmes de façon globale, mais pas, comme cela se fait actuellement, en donnant aux enseignants les plus gradés le pouvoir d'imposer aux autres leurs goûts et leurs idées: non, je propose justement que les élections professionnelles servent à élire les personnes qui décideront des programmes. Il s'agirait d'élections professionnelles au sens où le métier d'enseignant est une activité, plus qu'un statut. Peut-être, alors, que je serai plus enthousiaste pour aller voter.

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