25/05/2012

Le mariage des deux lunes

John-Carter-IMAX-Mondo-Poster.jpgJe repense au film John Carter of Mars et à ce qu'il m'a rappelé de mes lectures d'Edgar Rice Burroughs. Il y avait dans ce film un passage particulièrement émouvant: la cérémonie de mariage. Car elle était aussi sur Mars regardée comme un sacrement, et le fond en était religieux. Mais comme il s'agit de la planète Barsoom - selon le nom qu'elle-même se donne -, la religion n'en est pas connue. Toutefois, elle se comprend facilement: il n'y a rien qui sorte des limites de l'entendement! Car lors de la cérémonie, la prêtresse raconte l'histoire sacrée, l'histoire sainte des deux lunes de Mars, qui constamment sont en lien l'une avec l'autre, et s'aiment tendrement. L'une est mâle, l'autre est femelle. Et leur union signifie la perfection céleste. Ainsi les époux sur Mars doivent-ils, à leur exemple, s'unir pour la vie.

Le trait est hardi, car il montre que dans tout l'univers, l'union du principe mâle et du principe femelle est sacrée, qu'elle a un enjeu cosmique, que sa force résonne sur toutes les planètes et dans tous les cieux. D'ordinaire, parmi les êtres humains de la Terre, c'est le Soleil qui se marie avec la Lune; pour Mars, il a fallu changer, sinon, il eût fallu donner deux épouses au Soleil!

Au moment où la prêtresse évoquait ce mythe sous une coupole de cristal face aux nouveaux mariés, dans le ciel, on voyait les deux lunes se rapprocher et s'unir. Le pont entre le monde d'en bas et le monde d'en haut était créé, et c'était beau. Même Leigh Brackett n'a pas poussé aussi loin dans le sens de la mythologie, à propos des lunes de Mars, dont elle se contente de décrire la lumière, les effets de couleurs diverses dans l'air de la planète rouge. Edgar Rice Burroughs a réellement inventé un genre.

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