22/10/2012

Réflexions actuelles

réflexions-actuelles-volume-1.jpgLes éditions Dictus Publishing m’ont proposé de publier les articles du présent blog en deux volumes, et j’ai nommé l’ensemble Réflexions actuelles, n’ayant conservé que les articles ayant un lien avec l’actualité.
 
Le premier volume est consacré à ce qu’on regarde généralement comme relevant des prérogatives d’État: les élections, les commémorations nationales, l’éducation, la religion, l’environnement, les événements mondiaux, les relations internationales.
 
Le second volume est consacré à la vie culturelle: littérature, expositions, musique, cinéma.
 
Dans le premier, je suis surtout content de ce que j’ai fait sur l’éducation, car c’est le principal problème qui m’intéresse: je l’estime en fait lié à la vie culturelle; elle en est même le noyau, selon moi. Dans le second, j’ai surtout parlé, en littérature, de poésie, pour le cinéma, des films de super-héros. La poésie parce qu’elle est peut-être le dernier endroit, en Occident, où il soit autorisé de donner à la nature une âme sous couvert de personnifications, c’est-à-dire de procédés de style; les super-héros parce que ces dernières années, ils ont été, au cinéma, le moyen de relier les hommes et leur histoire à des principes supérieurs - auxquels ils donnent fréquemment une représentation sensible: ils ont une portée symbolique qui pour moi est évidente.Guardian-dan-alpha-flight.jpg Au reste, quand j’étais petit, je les aimais déjà en bande dessinée, et espérais toujours pouvoir lire leurs histoires en livres ou les voir en films, trouvant la bande dessinée limitée dans ses effets. Mais naturellement, plusieurs pages du volume sont consacrées à Terrence Malick, le cinéaste le plus important de ces dernières années; car lui n’a pas eu besoin du subterfuge des super-héros pour attribuer à la nature et à l’histoire humaine une vie morale qui leur fût propre. D’autres thèmes sont suivis, dans l’ensemble du volume. Je parle souvent de peinture, en fonction des expositions que j’ai pu voir.
 
Pour en revenir au premier volet, l’éducation pour moi aurait pu faire partie de l’actualité de la vie culturelle, si l’État avait sur elle moins de poids: car même pour la vie culturelle proprement dite, j’ai surtout parlé de ce sur quoi l’État n’a que peu de prise: la poésie parce que, n’étant pas lue du grand public, elle ne l’intéresse guère, les films de super-héros et Terrence Malick, parce qu’ils sont américains et dépendent d’un système de production libéral. Au reste, la plupart des expositions que je suis allé voir avaient lieu en Suisse. Je ne suis, de fait, pas vraiment convaincu que l'Etat ait des tâches spécifiques permettant dans le même temps une vie culturelle pleinement épanouie.
 
N’hésitez pas, quoi qu'il en soit, à commander ces deux vaillants volumes!

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