24/02/2013

Art traditionnel à Bangkok

bangkok-490323.jpgJe suis allé à Bangkok et j’ai visité le Palais Royal et les temples de son enceinte: cela m’a paru magnifique. Le Palais Royal est volontiers critiqué pour ses couleurs vives, ses ors, son éclat, son foisonnement - mais cela s’harmonise merveilleusement bien avec les lignes architecturales, qui sont à la fois régulières, symétriques et élancées. Il n’est pas vrai que l’on tombe dans l’excès, puisque tout est contenu dans des cadres clairs. Même l’art baroque est moins régulier; car si les lignes globales restaient également nettes, en son sein, les figures particulières étaient moins nobles et moins dignes, en général, que celles des déités de Thaïlande.
 
On pourra néanmoins admettre que la proximité est grande. Celui qui aime le baroque savoyard ne peut pas ne pasbangkok.jpg aimer l’art thaï. Le rêve placé dans un tissu mathématique est pour moi l’essence de l’art, et que le rêve déborde un peu, comme dans le baroque, ou que le tissu mathématique soit un peu trop fermement établi, comme dans le classicisme, ne peut pas amener à rejeter quelque chose qui s’efforce d’unir les deux pôles. On ne doit rejeter que ce qui sort totalement d’un cadre net dans le cas d’un art fondé sur l’onirisme, ou ce qui, à force d’être mathématique, est complètement asséché, dénué de sentiment profond. Peut-être par exemple que quand Flaubert, dans Madame Bovary, se moque de Lamartine, il tombe dans le second travers! Et pour le premier, on peut citer certains poètes surréalistes, ou quelques auteurs de science-fiction excessivement échevelés: j’ai souvent eu du mal à lire Stefan Wul, par exemple. Ou bien Robert Desnos. Mais tout est affaire de nuance: on peut aimer l’imagination débridée du moment qu'elle est formulée dans une langue accessible, et Madame Bovary place globalement dans son cadre de plomb des rêveries fabuleuses.
 
Dans l’aéroport de Bangkok, on trouve un ensemble sculpté de Vishnou barattant la mer de lait: il se tient au milieu, entre les démons qui tirent le serpent à gauche, par ses têtes, et les anges qui le tirent à Bangkok_Airport_07.jpegdroite, par la queue. Le dieu bleu est la voie du milieu - de l’équilibre parfait. De ce barattage est sorti le monde: le serpent était l’âme de la mer de lait, le feu des éléments, la force de vie de l'éther - dans lequel vivent les anges et les démons. Cet ensemble peut apparaître comme étant d’un style vulgaire - mais je l’adore: les démons et les anges sont réalisés avec une certaine noblesse, et la modernité des formes n’empêche pas leur régularité, laquelle atteste d’une dévotion constamment maintenue à l’égard du dieu: même si les Thaïs le mêlent à leur vie ordinaire, ils continuent à le prendre au sérieux, à le regarder comme un symbole digne et pur; ils ne le prennent pas comme une occasion de s’amuser avec des figures bizarres - comme on le fait en Occident lorsqu’il s’agit d’évoquer les dieux, en particulier ceux de l’Olympe: saint Augustin déjà le reprochait aux Romains. Cela rappelle au moins la façon plus respectueuse dont Wagner évoqua les dieux d’Asgard!
 
La Thaïlande est pour moi un pays magnifique.

10:14 Publié dans Thaïs & Khmers | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook

Commentaires

tout comme les pays aux alentours tels la Birmanie, les mêmes temples, tout comme leurs peuples - point essentiel: leur entretien & rénovations sont assurés par les moines & villageois, art populaire vivant! qui n'a rien à voir ni dans son esprit ni dans ses couleurs, avec le conservatisme du traitement des rénovations par administrations, musées & historiens, le conservatisme de l'esprit du baroque allemand et son guindé clinquant, reproduit dans quelques églises savoyardes aux dorures & vitraux financés n'existant que pour représenter le pouvoir de notables locaux

ceci précisé, pour avoir partagé le plaisir d'étudiants en art chargés, à ces rénovations du palais royal, de couper-coller des centaines de petits carrés de miroirs

le baroque savoyard n'est que du copié, culturel architectural déjà mort fin 19e siècle! mode baroque d'une époque d'avant guerres qui n'a strictement rien à voir ni de comparable avec l'art bouddhique, qui est une culture vivante, du sud-est asiatique!

aucune des couleurs, des lignes illustrations traditionnelles bouddhistes dans les temples, ni l'esprit bouddhique dont elles sont l'expression ni le plaisir qu'y trouvent au quotidien et toutes étapes de leurs vies leurs populations environnantes,

ne sont comparables et n'ont de traits communs avec le baroque allemand ou prusse de vos églises savoyardes

pourquoi re-contorsionner à ce point vos visions du palais royal de กรุงเทพมหานคร อมรรัตนโกสินทร์ มหินทรายุธยามหาดิลก ภพนพรัตน์ ราชธานีบุรีรมย์ อุดมราชนิเวศน์ มหาสถาน อมรพิมาน อวตารสถิต สักกะทัตติยะ วิษณุกรรมประสิทธิ์ ?

pourriez aussi juste accepter la beauté qui vous a été donnée de voir & ressentir...
sans la traduire en savoyard!. de dzou.

Écrit par : Pierre à feu | 24/02/2013

C'est vrai, je suis d'accord avec vous, le baroque savoyard ou allemand appartient à une époque révolue, tandis que l'art bouddhique est vivant. Du point de vue de l'Occidental moderne, toutefois, il y a un peu la même distance entre les siècles passés de l'Occident et les pays lointains de l'Asie, je crois, conformément à l'idée de Racine selon laquelle l'éloignement dans l'espace est équivalent à l'éloignement dans le passé: car c'était une obligation, de prendre des sujets éloignés dans le passé, pour la tragédie, mais il a eu envie de traiter du cas de Bajazet.

Notez par ailleurs que je dis bien l'art bouddhique supérieur à l'art baroque, dans le premier paragraphe. Il ne faut pas peut-être exagérer la place de l'art baroque savoyard dans mon article, j'en parle parce que j'ai effectué une conférence sur la question il y a quelque temps, d'une part, et, d'autre part, parce que l'art baroque savoyard est connu à Genève: c'est un point de comparaison possible, il s'agit dans les deux cas d'un art lié à des pratiques cultuelles. J'aurais pu aussi parler de l'art italien que j'ai vu l'été dernier en Toscane, qui d'ailleurs est vraiment grandiose, mais encore plus ancien que l'art baroque savoyard ou allemand, et en plus je ne l'ai pas étudié comme le précédent, n'ayant pas eu à faire de conférence sur la question.

Et puis il faut bien justifier de temps en temps le titre du blog.

Pour le fond politique de la chose, il me semble qu'opposer les deux arts dans leur lien avec la politique demanderait peut-être un approfondissement particulier. Le baroque savoyard est plus présent dans les montagnes que dans les plaines, et dans les montagnes il n'y avait pas de seigneurs: l'art baroque savoyard est plus spontané qu'on ne le dit parfois, plus populaire. D'un autre côté, le Palais Royal est bien lié au prestige du Roi, dont l'importance culturelle est considérable, en Thaïlande.

Au Cambodge même le roi Norodom se faisait un devoir d'être un artiste distingué, et son art tendait bien à glorifier son titre, quoiqu'il se mêlât de croyances populaires, que sans doute d'ailleurs il partageait, jusqu'à un certain point: http://remimogenet.blog.tdg.ch/archive/2012/10/20/la-foret-enchantee-du-roi-norodom.html

Écrit par : Rémi Mogenet | 24/02/2013

le baroque fut une mode architecturale lancée par 1 Guillaume, art appliqué de peu d'intérêt (l'art de monter les richesses locales par la dorure), de courte durée (200 ans max) et totalement mort depuis 2 siècles quand bien même on ne détruit pas les églises, à Genève ou à Tombouctou

l'art bouddhique, quelque peu plus ancien (plus d'1 millénaire quand même!) et plus global dans son application que ne le fut jamais le baroque (du décorum pour l'essentiel), n'a rien de comparable à l'art bouddhique, toujours bien vivant

tout comme l'est l'art de relativiser, dont vous faites bonne preuve

ce qui me rappelle ces touristes rencontrés, voyageant "à l'étranger" avec l'entier de leur frichti culturel, des français au Mexique en passant par des hollandais arrivant au camping en Vendée le bus plein à craquer de bières, légumes et fromages, tout ce qu'il faut pour tenir le temps du séjour...

Écrit par : Pierre à feu | 24/02/2013

(J'ajoute que dans les montagnes de Savoie, l'achat et l'entretien des oeuvres d'art placées dans les églises étaient également le fruit des paroissiens et de leurs prêtres, les seigneurs ne participaient pas, l'essentiel du financement était assuré par des Savoyards originaires des lieux, devenus commerçants en Allemagne ou en Autriche.)

Écrit par : Rémi Mogenet | 24/02/2013

je tentais de parler de la proximité et du quotidien dans l'art bouddhique, des gens et des temples, d'une culture spirituelle vivante

quand vous ramenez concepts politiques @esprit occidental européen,
à ce que vous avez perçu de l'art bouddhique en Asie

Écrit par : Pierre à feu | 24/02/2013

Personnellement, et conformément à pas mal de critiques, je trouve à l'art baroque pas mal d'intérêt, quoique moins qu'à l'art bouddhique. Celui-ci d'ailleurs a pas mal évolué aussi, comme me l'a montré la visite des musées de Siem Reap et Phnom Penh. Mais c'est difficile à évaluer, car en Asie, on ne conserve pas l'ancien, on préfère le remplacer. C'est d'ailleurs la preuve que l'art bouddhique est vivant. Pour moi, l'art baroque est aussi l'imitation plus ou moins inspirée de l'art médiéval, accompagné d'une accentuation de certains traits, d'une déperdition d'autres qui montre l'évolution des esprits.

Il faut d'ailleurs remarquer qu'une partie du Palais Royal de Bangkok est d'inspiration occidentale, les rois de Siam ayant pensé accroître par ce biais leur prestige. Le Palais Royal de Phnom Penh est dans le même cas. L'art bouddhique a une remarquable faculté d'absorption des traditions venues de l'étranger. Ses animateurs, je crois, pensent que le Bouddha rayonne, qu'on en soit conscient ou non, sur l'humanité entière, et que les élans de l'âme finalement s'adressent à lui, même lorsqu'ils croient tendre à un autre objet. Enfin, c'est ce qu'il m'a paru comprendre. En tout cas, je ne relativise pas le rayonnement du Bouddha, je ne pense pas.

Écrit par : Rémi Mogenet | 24/02/2013

Mais c'est vrai que la culture spirituelle, en Occident, n'est pas ou n'est plus comparable à ce qu'elle est en Asie, dans les pays bouddhiques. Cependant, je crois que les responsables spirituels se posent des questions sur la possible conciliation qui existe ou pas entre le mode de vie venu d'Occident, dominé par les machines, et le bouddhisme. Ma tante, qui est cambodgienne, s'est étonnée, l'an passé, de voir des tenues très légères répandues dans tout Bangkok, alors que le Cambodge a toujours la pudeur traditionnelle. Certains pays bouddhiques se ferment, voulant conserver leurs traditions ancestrales.

Écrit par : Rémi Mogenet | 24/02/2013

le puritanisme "so british" en est un autre, d'art, que les colonisations britanniques ont ancré dans l'esprit de bien des ex-colonisés (à l'instar de la Malaisie)
ne connais pas le Cambodge, mais mes qq amis cambodgiens sont comme votre tante, très craintifs du moral, de la morale et cela n'a rien à voir avec la vie thai! où C tout à fait normal de voir porter à Bangkok, des tenues légères et ce depuis longtemps! les thaïs sont toujours très friands de mode, sans complexes! & à la pointe des modes vestimentaires occidentales (vive le tourisme et l'ouverture d'esprit des thaïs!)

je persiste & reste au fond de votre sujet: pas de comparaison possible mais antagonisme à faire, entre l'art bouddhique qui est un ensemble

et le baroque, qui ne fut qu'un commerce religieux au bénéfice de notables "m'as-tu-vu" du 19e siècle s'étant exprimé ce court laps de temps dans l'architecture religieuse avant de cesser d'exister sans évoluer,
les arts architecturaux occidentaux du XIXe et XXe ayant fort heureusement remplacé les débuts industriels d'Eiffel par des Lecorbusier & autres Niemeyer..

Écrit par : Pierre à feu | 24/02/2013

Ah bon. Ma tante n'allait pourtant pas à Bangkok pour la première fois. Il va sans dire que le Cambodge n'a pas reçu d'influence anglaise. Je crois bien que les bonzes ne doivent pas être approchés ou du moins touchés par les femmes. La chasteté est obligatoire, chez eux, et ils dirigent bien moralement la société.

L'art baroque n'est pas en fait du XIXe siècle, mais du XVIIe, principalement. En tout cas en Savoie. Et ce n'est qu'une branche de l'art chrétien en général. Un mouvement particulier en son sein. Comme le Palais Royal de Phnom Penh est moins glorieux et riche que celui de Bangkok, ma tante me disait que les Thaïs aussi cherchaient à éblouir, à montrer leurs richesses dans l'art officiel. Cela peut toujours exister également. Mais au-delà des matériaux utilisés, il existe un certain style, comme dans l'art baroque. Je ne suis pas allé dans l'aéroport de Phnom Penh, ayant pris l'avion à Siem Reap, mais naturellement, il n'y a pas, dans ce petit aéroport, de boutiques florissantes comme dans celui de Bangkok, ni d'ensemble sculpté. D'ailleurs à Bangkok il s'agit d'hindouisme - pour l'aéroport. Cependant, à Angkor, la même figure de Vishnou et du barattage de la mer de lait se trouve en bas-relief, dans un style bien différent. J'ai ensuite fait escale dans un aéroport en Allemagne, et il était absolument nu, comme on doit l'être dans l'art occidental moderne. Je ne suis pas sûr que cela vaille mieux que l'art baroque. Mais on trouve à Lyon une cathédrale néogothique, datant du XIXe siècle, qui est pleine d'ors, à la gloire, disait-on, de la sainte Vierge. D'ailleurs dépenser son argent pour créer au Bouddha des statues luisantes est une forme de don, de sacrifice, une action qui élève l'âme. A mon avis, dans les montagnes savoyardes, on avait le même genre de pensées, quand on commandait à des artistes des statues de saints. N'ayant reçu aucune éducation religieuse, ni bouddhique ni chrétienne, j'ai en fait un peu de mal à voir de quelle façon les traditions cultuelles dans le monde peuvent n'avoir rien à voir. Quand je suis allé en Grèce, un tas de choses m'ont paru assez semblables à ce qu'on trouve dans l'Ancien Testament, bien qu'on ait juré que le paganisme et la tradition judéochrétienne n'avaient rien à voir. Mais cela ne m'a pas sauté aux yeux. Les différences du reste dont j'entends parler s'appuient sur des faits que je n'ai pas tellement pu constater sur place.

Écrit par : Rémi Mogenet | 24/02/2013

la Grèce antique, berceau de l'humanité à l'occidentale & muse de Rome, même pour les athées...

"Le Palais Royal est volontiers critiqué pour ses couleurs vives, ses ors, son éclat, "

volontiers critiqué par qui? par des mal-voyants exogènes à ces cieux, où les couleurs ont des vibrations qui ne peuvent exister dans leurs villes grises!

d'accord avec vous, que ce soit dans l'expression architecturale (Perse, mosquées, céramiques) musicale (Bach) etc, l'art inscrit dans un dessin ou "tissus" mathématique est un rêve touchant à l'art suprême
sauf que le rêve manque dans le baroque

et non celui du bouddhisme dans les temples
tant pis si cela échappe à tant de touristes européens à l'esprit judéo-chrétien préformaté

à ne pas voir: les tout aussi multiples qu'horribles constructions baroques des conquistadors espagnols & portugais grevant partout l'Amérique Centrale et du Sud, occupants lieux et places de magnifiques, majestueuses et mathématiques constructions mayas

si vous cherchez d'autres retours aux sources: à l'occasion, se promener au milieu des restes du temple Prambanan sur Java - un voyage dans une épopée hindouiste, autre source de nos civilisations!

Écrit par : Pierre à feu | 24/02/2013

"Je crois bien que les bonzes ne doivent pas être approchés ou du moins touchés par les femmes. La chasteté est obligatoire, chez eux, et ils dirigent bien moralement la société."

justement: il s'agit de ce que vous croyez, pas de la réalité!!
savez-vous qu'il est dangereux de faire une généralité d'une simple croyance? surtout pour quelqu'un qui visiblement ignore pas mal de choses du bouddhisme...

manque de respect.. mais rassurez-vous!, là vous faites rire le moine bouddhiste qui est en moi (vieille réincarnation)

Écrit par : Pierre à feu | 24/02/2013

Ah bon. Mon oncle, qui a longtemps vécu en Thaïlande, au Laos, au Cambodge, m'a dit que les bonzes avaient une sorte d'objet qu'ils tenaient à la main et qu'ils plaçaient devant leurs yeux pour éviter de voir les femmes, quand ils les croisaient. J'en ai oublié le nom.

Écrit par : Rémi Mogenet | 24/02/2013

Et tout le monde à ma connaissance dit que l'absence de relation sexuelle est une des règles fondamentales des moines bouddhistes.

Écrit par : Rémi Mogenet | 24/02/2013

Et je dois dire que pour préparer ma conférence, j'ai visité toutes les églises baroques du Faucigny, et que j'ai été souvent assez émerveillé. Cela remporte d'ailleurs beaucoup de succès, auprès des touristes. Je me souviens avoir aussi d'avoir vu de merveilleuses choses dans des églises à Salzbourg, des anges fastueux, en armure dorée, ressemblant justement à des rêves que j'ai pu faire. Mais je n'ai peut-être pas le goût qu'il faut.

Écrit par : Rémi Mogenet | 24/02/2013

mais on s'en moque des relations sexuelles!!
voilà bien là une considération judéo-chrétienne! l'objet? qu'ils plaçaient devant leurs yeux?
quand les femmes se prosternent en leur donnant leur bol de riz quotidien peut-être? lying out lauphing!!!
oouhh que je suis vieux, si vieux, bien vieux! que votre esprit est jeune, un peu très jeune... les voyages forment la jeunesse, du moins le dit-on

Écrit par : Pierre à feu | 24/02/2013

Bien que, comme je l'ai dit, je n'aie reçu aucune éducation chrétienne, ayant eu mes premiers émois visuels avec la peinture de science-fiction!

Écrit par : Rémi Mogenet | 24/02/2013

mais toute votre éducation l'est! on appelle ça "baigner" dans la culture judéo-chrétienne, et c'est pas à un lettré français que le vieux bougre que je suis l'apprendra. mais tout ça m'ennuie, bonnes conférences & bonsoir

Écrit par : Pierre à feu | 24/02/2013

Je ne sais pas, j'ai été éduqué à l'école publique, en France, où le christianisme est plutôt mal vu, et mes parents sont très athées. Outre la science-fiction, je lisais de la mythologie païenne, et ne me suis pas intéressé au christianisme avant l'âge de dix-sept ans. Cela dit, j'aimais spontanément des écrivains dont j'ai appris plus tard qu'ils étaient profondément chrétiens, en particulier J. R. R. Tolkien. Peut-être qu'il invite effectivement à aimer l'art baroque, je ne sais pas. Le Père éternel qu'on peut voir sculpté glorieusement dans les églises savoyardes ressemble peut-être à Gandalf. Cela dit, les anges et les démons qui tirent le serpent de chaque côté de Vishnou ressemblent aussi à ses elfes et à ses orcs.

Écrit par : Rémi Mogenet | 24/02/2013

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