12/06/2013

Degolio XVIII: la bataille des terroristes

Jetman_OK.jpgDans le dernier épisode de cette étonnante série, nous avons raconté comment le vaillant Solcum, alter ego de Charles de Gaulle, s’était lancé à la poursuite d’un avion détourné par de méprisables pirates de l'air, et avait pénétré à l’intérieur grâce à sa faculté de se transporter d’un lieu à un autre sans passer par l’étendue physique.
 
Toutefois faut-il préciser qu’il ne pouvait le faire que d’un lieu proche à un autre lieu proche, sous peine de ne plus parvenir à se matérialiser à nouveau de façon correcte. Or, lorsqu’il était dans l’avion, il fallait qu’il fût en pleine possession de ses moyens.
 
Et dans l’engin volant qui fait si souvent lever les yeux au ciel aux enfants et pousser des cris d’admiration aux adultes, le héros se tenait juste devant un des malandrins armés: il avait un pistolet de gros calibre, et le tenait à hauteur de son visage, fixant les passagers, et les surveillant. Lorsqu’il aperçut Solcum devant lui, se matérialisant dans son habituelle brume bleue, il écarquilla les yeux d’effarement; mais ce fut bref; apparemment, quoique cela puisse apparaître comme mystérieux, il 13 Iron Man 3.jpgétait préparé à cette éventualité. Il pointa sans attendre son pistolet sur le héros, et tira. Cependant, le spectre, comme s’il avait vu à l’avance ce qui allait se passer, avait déjà placé son bâton d’or sur la trajectoire de la balle. Or, celle-ci n’y rebondit pas: elle s’y incrusta brièvement, puis retomba. Le bâton portait la marque de l’impact; mais il fut saisi d’une sorte de tremblement, comme s’il s’animait de l’intérieur, et l’instant d’après, elle disparut: de nouveau ce sceptre brillait, sa surface restant d’un poli parfait.
 
Alors, à la vitesse de l’éclair, il lança devant lui cette arme, et le brigand s’effondra, comme foudroyé.
Juste derrière, un deuxième terroriste, ayant assisté à la scène, ne perdit pas son temps: il fit jaillir une grenade dans sa main, et la dégoupilla, prêt à mourir et comprenant aussitôt, semble-t-il, à quelle forte partie il avait affaire!
 
Solcum s’élança et sa cape, comme mue de son propre chef, s’ouvrit complètement, créant une sorte batman-primer.jpgde chape immense qui se referma aussitôt sur le brigand, lorsque Solcum se fut collé à lui; or n’eut-il pas le temps de jeter l’engin destructeur qu’il tenait en main. Les deux hommes disparurent sous la cape déployée, et, quand l’explosion eut lieu, on entendit à peine le bruit d’un souffle, et on ne distingua qu’une vague vibration le long des membres du héros, du demi-dieu! Une vapeur ténue sembla s’échapper, également, de la cape.
 
Or, lorsque celle-ci se remit le long du dos de Solcum, on s’effara de ce qu’aucune trace du malandrin ne fût visible: seuls quelques débris métalliques brillaient au sol - et encore n’y en avait-il pas suffisamment pour reconstituer toute la grenade qui avait éclaté! L’homme s’était volatilisé. On ne voyait à la place que quelques volutes de fumée. 
 
À l’intérieur du corps qu’avait formé son propre rêve, Charles de Gaulle sentit la peur monter, face à ce pouvoir incommensurable qu’il découvrait. Mais il n’eut pas le temps d’y penser davantage. Car il restait un troisième pirate, qui se tenait dans la cabine de pilotage.
 
Ce qu’il en advint sera néanmoins dit une fois prochaine.

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