04/12/2013

Degolio XXVIII: le retour du Génie d’or

images.jpgDans le dernier épisode de cette cosmique série, nous avons laissé Captain Corsica au moment où, après avoir sauvé Docteur Solcum appelé par lui le Génie d’or - nom qui durablement lui restera -, il fut frappé du poing par Fantômas - et comme tout contact avec cet être abominé glaçait les âmes, le héros de l’île de Beauté se plia en deux sous le choc!
 
L’infâme allait lui asséner un second coup dont le brave guerrier eût eu de la peine à se relever, qui eût pu même l’achever - lorsqu’il sentit son bras retenu: notre Génie d’or, la force décuplée par la colère, avait brisé les liens dont l’araignée géante l’avait entravé, puis il s’était élancé, il avait bondi, et avait placé le bâton cosmique qu’il tenait en main devant le poignet du malfaisant - l’arrêtant dans son geste! Solcum s’apprêtait à enchaîner par un coup de son poing propre vers la mâchoire du hideux spectre, mais celui-ci, plus rapide qu’on ne saurait le dire, se retourna, et le frappa de sa main gauche.
 
Or, la chair du Génie d’or était moins épaisse, plus superficielle que celle de Captain Corsica, jadis nourri au lait d’une femme mortelle; lui n’avait créé que tardivement une enveloppe, pleine d’une énergie bleue qui lui venait de sa nature vraie, et elle ne ressemblait qu’extérieurement à celle que se crée l’être humain lorsqu’il cherche à naître; en vérité, elle était bien plus fine, et c’est à cause de cela qu’il pouvait disparaître et réapparaître à volonté: il s’en débarrassait comme d’un vêtement, et se tissait le même vêtement un peu plus loin, après avoir voyagé sur les ailes de la pensée!
 
Sans doute, dans son monde propre, dont il était originaire, il avait un visage d’homme, qui était visible à celui qui sait scruter les mystères: derrière son masque, au sein de la lumière d’azur, ses traits d’or po1989ThikseBuddha.jpguvaient apparaître à l’œil véritablement aguerri. Mais, sur Terre, qui eût pu le distinguer? Derrière l’enveloppe qu’il s’était créée, un mortel ordinaire n’eût vu qu’une vague d’énergie bleue dénuée de forme, ou ayant celle d’une sorte de pieuvre dénuée de centre, et il en eût été effaré, se croyant face à un monstre.
 
Mais il n’en était rien. Sa véritable forme était radieuse; il était beau comme un dieu, pareil à Apollon. La reine de son pays sublime l’aimait profondément, et le tenait continuellement à ses côtés: il était un de ses gardes principaux, son homme de confiance. N'avait-il pas, déjà, alors qu'il était tout jeune, protégé le royaume contre l'ennemi aux côtés du roi son père, qui depuis s'en était allé? Son expérience était grande, à cet égard.
 
Toujours est-il que sa nature était telle que la main de Fantômas n’eût pas le blesser, le geler, comme elle avait fait pour Captain Corsica, plus intimement mêlé aux mortels. Il ressentit à peine une brise glacée passer dans son corps, et encore ne fut-ce qu’à la surface. Il reçut plus péniblement le choc, cependant, car le spectre hideux possédait une force fantastique, grâce à l’art qu’il avait appris dans les profondeurs de l’Orc: il savait se servir des éléments, et modifiait la densité de son corps à peu près à volonté; il pouvait donc avoir la main extrêmement lourde, pareille à du plomb!
 
Cependant, cet épisode commence à être long: il faudra poursuivre une autre fois.

09:21 Publié dans Captain Córsica, Génie doré de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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