01/02/2014

Degolio XXXI: la bataille des Cybernanthropes

tv4.jpgDans le dernier épisode de cette ébouriffante série, nous avons évoqué les véritables origines de Fantômas, afin de bien expliquer pourquoi ses cinq cyborgs lui étaient voués corps et âme.
 
Il savait, en vérité, qu’ils ne seraient pas assez puissants pour arrêter nos deux héros, dont il connaissait la véritable nature. Il leur en faudrait bien plus, pour les vaincre! Eux n’étaient pas réellement des hommes, quoiqu’ils en eussent l’apparence - soit qu’ils l’eussent reçue au cours de leur enfance, soit qu’ils l’eussent choisie pour mieux intervenir sur Terre. Ils étaient des génies au sens propre, antique. Ils tiraient leur puissance du Ciel - et elle demeurait supérieure à celle qu’il avait pu emmagasiner dans ses hommes-machines.
 
Il n’en espérait pas moins gagner du temps, et rejoindre ainsi sans dommage sa base de Paris, encore en construction, mais destinée à devenir immense, invincible, avec en son sein des êtres encore plus grandioses que ses Cybernanthropes, encore plus surhumains! Et qui, cette fois, auraient la puissance d’abattre le Génie d’or, qui ne serait sans doute pas secondé par Captain Corsica, resté sur son île.
 
Or, ses cinq cyborgs avaient eu, à l’origine, des noms qui leur étaient propres; mais il leur en avait donné de nouveaux, faits de nombres et de lettres. Ainsi réduits à des sortes de formules chimiques, ils semblaient toucher à l’essence de la matière - mais c’était là pure tromperie, pur mensonge. Ils avaient perdu par ce biais leur personnalité! Car ils s’appelaient F1C, F2C, et ainsi jusqu’à F5C. F était pour Fantômas, C pour Corse. Ces noms - si on peut les appeler tels - étaient écrits en blanc sur leur sein gauche en lettres régulières, mécaniquement créées.
 
F1C était le chef; il portait au sein droit un insigne rouge, qui le montrait, et qui avait une forme ronde. Grand, large, il pouvait jeter de ses yeux des rayons dévastateurs, et ses doigts contenaient de petits
missiles. Il volait grâce aux jets de feu de ses pieds - et, grâce à son squelette renforcé, il possédait la force de v1382182_614695181907570_1828075283_n.jpgingt hommes. Il s’élança le premier. Captain Corsica fit partir un nouveau coup de feu de son fusil, qui rebondit sur son plastron d’acier: Fantômas l’avait doué d’une vertu incroyable, renforcé au moyen d’un fer météorique!
 
À son tour il fit partir, en plein vol, deux missiles de sa main droite, et Captain Corsica put n’en éviter qu’un - qui alla exploser contre la paroi de pierre, derrière lui. L’autre le toucha de plein fouet. Malgré son costume qui le protégeait (car il avait été tissé dans les salles de Cyrnos par des fées aux doigts purs et, quoiqu’il n’en eût pas l’aspect, il possédait les vertus d’un haubert), la partie humaine de son corps saigna, et une déchirure apparut dans ses mailles, à la poitrine droite. Cependant, sa partie divine eut tôt fait de guérir la plaie; elle se referma à vue d’œil, si son costume resta déchiré. Il en fut quitte pour une atroce mais brève douleur.
 
Il n’en fut pas moins retardé: l’attaque, si elle n’avait pas été meurtrière, laissait son ami le Génie d’or seul face aux cinq monstres, et en particulier à F1C, qui se précipitait vers lui.
 
Ce qu’il advint alors ne pourra néanmoins être dit qu’une fois prochaine.

08:47 Publié dans Captain Córsica, Génie doré de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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