13/02/2014

Degolio XXXII: l’attaque des Cybernanthropes

future-cyborg_tn2.jpgDans le dernier épisode de cette brutale série, nous avons raconté comment le chef des Cybernanthropes, F1C, s’était jeté sur le Génie d’or tout en lançant deux petits missiles de sa main droite vers Captain Corsica, qui en avait évité un mais avait pris l’autre sur la poitrine - ce dont, grâce à son pouvoir, il avait guéri rapidement.
 
Le voyant foncer vers lui le poing brandi, le Génie d’or évita son attaque en sautant - et, alors qu’il était encore dans les airs, il jeta son bâton luisant, s’en servant comme d’un javelot. Or, il transperça l’homme-machine par le dos, le blessant mortellement de ce premier coup! Le cybernanthrope tomba à terre dans un énorme fracas - et, le voyant ainsi rouler au sol, percutant voire brisant plusieurs meubles métalliques qui s’y trouvaient, Fantômas fut stupéfait de le voir aussi rapidement vaincu. Un éclair avait jailli au moment où l’arme l’avait percé de part en part - et il crut même entendre un coup de tonnerre!
 
Car ce bâton, il faut qu’on le sache, avait été taillé dans l’arbre divin du pays immortel; on en avait coupé une branche, pour le bâtir. Et il se nommait Astalcän - ce qui revient à dire, dans la langue des génies, doigt du dieu. Comme pour le fusil de Captain Corsica, un esprit l’habitait; il contenait le feu des étoiles!
 
F1C, qui comme homme s’était appelé Robert Paliard, vit alors sa vie partir en même temps que son sang et l’huile de ses rouages en fer.
 
Un instant surpris, les quatre autres s’arrêtèrent, hésitèrent, puis, entendant leur maître pousser un horrible cri de colère, ils se reprirent, et s’élancèrent tous en même temps sur le sage Solcum.
 
Ce fut leur erreur; car, de près, et sans leurs traits de feu, ils ne lui étaient pas supérieurs, comme ils le croyaient - et ce, malgré leur force énorme. Sa vivacité, son agilité étaient sans égales, même s’il était diminué par le sortilège qui pesait toujours sur lui dans l’antre de Fantômas et l’empêchait de se 3051468455_1_3_plIrE9VP.jpgtéléporter à volonté. Les chances des cyborgs étaient d’autant plus réduites que Captain Corsica s’était à présent remis de sa blessure.
 
D’abord, le Génie d’or dut subir, apparemment impuissant, l’assaut terrible de ces mécanoïdes à face d’hommes, qui le bourrèrent de coups de poing à mettre en miettes les os d’un homme ordinaire; mais s’il reculait, il encaissait sans faillir, gardant les dents serrées, les yeux fermes, la stature droite. Quand il semblait qu’un endroit de son corps était enfoncé par le poing d’un ennemi, on le voyait bientôt se reformer, redevenir plein, comme si une énergie formidable tissait en permanence l’ensemble de son enveloppe physique.
 
Bientôt néanmoins acculé contre la paroi rocheuse qui s’élevait derrière lui, il vit les quatre cyborgs, comme mus par une volonté unique, s’apprêter à lui lancer leurs missiles à bout portant - les uns par la main, les autres par le buste, les derniers par la crâne, selon l’endroit qu’avait choisi Fantômas pour placer le canon de leurs traits terribles.
 
Ce qu’il advint alors ne pourra être dit qu’une fois prochaine.

08:26 Publié dans Captain Córsica, Génie doré de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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