01/03/2014

Degolio XXXIII: la défaite des Cybernanthropes

38705642_cd566a97a1_z.jpgDans le dernier épisode de cette ésotérique série, nous avons laissé notre héros le Génie d’or, descendu de sa colonne de Juillet grâce à la puissance de projection intérieure de Charles de Gaulle, alors qu’il était sur le point d’être la cible de quatre cyborgs disposant dans leur arsenal de mini-missiles.
 
Mais à ce moment, la lueur bleue qui à travers le heaume du génie indiquait la place de ses yeux se mit à flamboyer, à devenir éblouissante - et, plus vif que l’éclair, avant même que ses adversaires eussent déclenché le mécanisme fatal, il se jeta sur eux, assénant un coup de poing au premier, un coup de pied au second, un coup de poing de l’autre main au suivant, un coup de tête au dernier. Il fut si prompt qu’ils ne le voyaient pas passer de l’un à l’autre, et qu’il ne leur offrait qu’une brève image au moment de les frapper. À peine apercevaient-ils une ligne de lumière, furtive, soudaine, étoile filante dans leur caverne, lorsqu’il se mouvait d’un mécanoïde à l’autre. Cependant des étincelles jaillissaient à chacun de ses coups, et même, des pièces de métal volaient, tant ils étaient puissants. La douleur ne survenait pas tout de suite; mais bientôt elle fit son apparition.
 
Il en fallait néanmoins davantage pour les abattre; et, après être demeurés un instant interdits, stupéfaits de cette vitesse, les hommes de Fantômas se reprirent, pensant toucher cette fois de leurs propres mains leur ennemi, afin que le bref délai que lui donnait le déclenchement du mécanisme des mini-missiles ne pût pas être exploité à son profit.
 
F3C ainsi chercha à donner un coup de poing au Génie d’or - et s’il avait atteint un mur, il l’eût, en spawn_desktop_1920x1080_wallpaper-1007311.jpgvérité, abattu; mais le héros l’évita, se baissant brusquement. Dans son élan, le cyborg heurta le rocher, qui en fut entamé; une fissure, même, apparut dans la paroi. Mais sa main également en fut meurtrie; deux de ses doigts d’acier se brisèrent, et son poing perdit sa forme; sous son casque, on l’entendit crier.
 
L’instant d’après - et plus vite qu’on ne saurait le dire -, Solcum évita un uppercut de F5C en tournant sur lui-même - puis il lui asséna, dans le même mouvement, un violent coup de pied au ventre, qui le fit se plier en deux. Il évita semblablement une attaque de F2C et F4C, répliquant toujours par des coups fracassants, dont le bruit était énorme.
 
Malgré l’incroyable allure des cyborgs, il était plus rapide! L’éclair même eût perdu contre lui une course. Il était plus prompt que la pensée.
 
Le Génie d’or fit alors ce qu’il ne fait que rarement: il éclata de rire.
 
Les quatre Cybernanthropes semblèrent soudain exténués; pourtant, si forte était la volonté de leur maître que de nouveau, quoique sans conviction, ils levèrent les bras, ou bombèrent le torse, ou bDr Strange.jpgaissèrent le front, tentant une dernière fois d’utiliser leur arsenal explosif. Le Génie d’or était lui-même fatigué: il avait perdu de l’énergie; peut-être cette fois l’eussent-ils atteint si, derrière les mécanoïdes, Captain Corsica n’avait surgi, et, du tranchant de sa main, fendu en deux le crâne de F5C, qui se tenait juste devant, puis, de son pied, donné un coup sidérant de force dans le dos de F3C - dont les vertèbres d’acier se rompirent. Il ne restait plus que deux adversaires, pour les deux génies.
 
La suite ne pourra néanmoins être présentée au lecteur qu’une fois prochaine.

08:16 Publié dans Captain Córsica, Génie doré de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.