18/04/2014

Degolio XXXVI: le salut du cyborg

baron-francois-gerard-genie-s-elevant-malgre-envie.jpgDans le dernier épisode de cette épique série, nous avons laissé nos deux héros, le Génie d’or - bon ange de Paris, secret gardien de la liberté, statue de la Colonne de Juillet ayant pris vie - et Captain Corsica - divinité tutélaire de la Corse, chevalier étincelant de ses saintes patronnes, fils de Cyrnos le Preux -, alors qu’ils avaient remarqué que l’un des cinq cyborgs de Fantômas, qu’ils avaient détruits, respirait encore, et qu’il fallait s’occuper de lui, essayer de le sauver!
 
Ils s’approchèrent, et voici! l’homme-machine appelé F4C, et qui avait vu son plastron d’acier arraché par les puissants doigts de Captain Corsica, avait les yeux grands ouverts, et regardait, effrayé, à travers le plastique transparent de sa visière, les deux fils du Ciel. Il respirait, et, horreur! l’on voyait, à travers les os ensanglantés de sa cage thoracique, ses poumons se gonfler et s’aplatir alternativement. Mais le plus affreux était qu’il n’avait plus ce regard vide, blanc, des mécanoïdes, mais avait retrouvé celui d’un homme ordinaire - plein de souffrance, de peur, d’angoisse, de doute. Il se sentait mourir: l’air lui manquait, un froid terrible l’étreignait. Il paraissait supplier les deux hommes, et en même temps le Désespoir le recouvrait de son plus noir manteau, puisqu’il se souvenait qu’il les avait combattus, et pensait qu’il n’avait à attendre d’eux aucune grâce, nulle merci.
 
Or, il se trompait. Dès que Captain Corsica eut vu son état, il le signala au Génie d’or. Ayant aussitôt constaté la chose, celui-ci leva son sceptre et entoura le corps du cyborg d’une diffuse clarté, jaillie de sa gemme verte: il le plaça dans une sorte d'œuf d’énergie. Il annonça que cela le maintiendrait en vie le temps de le soigner, si l’art de guérir dans cette contrée était assez répandu: car pour lui, il n’avait pas les talismans nécessaires, et il doutait que les hommes mortels, malgré toute la technologie de leurs hôpitaux, en fussent capables. Alors Captain Corsica dit qu’il connaissait la solution, qu’il savait qui pourrait soigner et reconstruire cet être: dans le palais de son père vivait un mage, un médecin, qui tenait son art des étoiles, et son autorité de Cyrnos même; avec les nains de la tn_divinite0001.jpgmontagne qui lui avaient refait son fusil il pourrait, certainement, lui reconstruire un corps, qui d’ailleurs n’aurait plus la force d’opprimer son esprit et de lui voler son âme. Du moins le croyait-il!
 
- Vite, alors, fit le Génie d’or: accourons, ou emmène-le, si tu crois que ma présence n’est pas désirée au palais de Cyrnos - si fier de sa royauté, et se méfiant toujours des divinités de Paris, ainsi qu’on le dit. - N’aie crainte, Solcum, répartit Captain Corsica, lorsque je lui dirai qui tu es et ce que tu as fait, mon père, dont le cœur est bon et l’âme tendre, au-delà de ses airs farouches, t’accueillera à bras ouverts et te traitera comme un prince. Et puis il sera assez heureux de pouvoir sauver un homme en perdition pour oublier tout le reste. Je vais appeler mon vaisseau spatial, et nous allons l’emmener, toi et moi, ce cyborg, au palais de mon père, qui se tient dans les montagnes qui surplombent la vallée de la Restonica.
 
Ce qui se produisit alors ne pourra malheureusement être révélé qu’une fois prochaine.

07:29 Publié dans Captain Córsica, Génie doré de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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