23/05/2014

Parkings genevois en France

4_parking_annemasse_leon_grosse_-_kp1.JPGLa votation en défaveur du financement par Genève de parkings en France voisine a fait grand bruit. Je ne connais pas exactement les chiffres, mais d’après ce que j’ai lu, les plus opposés à ce projet étaient les habitants du canton qui n’étaient pas dans la ville de Genève. Je ne sais pas non plus exactement qui devait financer, la Ville ou l’État, mais j’ai l’impression que c’est plus important qu’on ne le dit en général. En effet, pour bien comprendre la situation, mon avis est qu’il faudrait faire abstraction de la frontière.
 
Si elle n’existait pas, il faudrait bien admettre deux choses. D’une part, que la Ville financerait ces parkings à son entrée, dans les terrains agricoles qui la jouxtent; elle n’aurait aucune raison de le faire plus loin, à la hauteur de la France voisine. D’autre part, ce serait elle qui financerait les parkings, et non les communes sur lesquelles ils seraient implantés, ni aucune autre commune où ils ne seraient pas implantés. N’est-il donc pas étrange de faire payer l’ensemble des citoyens du Canton, comme j’ai cru comprendre qu‘on le faisait?
 
Sans doute, la Ville peut faire valoir aux autres communes que participer aux frais leur permet justement de laisser se créer des parkings dans les communes qui ne participeront pas, situées en France, au lieu de les voir se bâtir dans les leurs. Mais ne serait-ce pas une forme de chantage?
 
La solution à ce refus du peuple du Canton de financer les parkings est donc double. Soit le projet est maintenu de créer des parkings en France, mais la Ville les finance seule, offrant aux autres communes leur arton380.jpgprotection sans contrepartie; soit la Ville les crée au sein du Canton, dans une commune suisse avec laquelle elle entend collaborer en y achetant des terrains. Or, le second cas coûterait probablement bien plus cher à la Ville; il est donc un peu ridicule de demander aux autres communes de participer aux frais sous prétexte qu’elles seront ainsi protégées.
 
Cela dit, il est possible que je n’aie pas tout bien compris. Mais il me paraît quand même évident que c’est la Ville qui souffre le plus des embouteillages, et non tout le Canton, de telle sorte que c’est bien la Ville seule qui doit payer. Si j’ai bien compris la situation, il est possible que cette solution serait acceptée par une population urbaine qui souffre, quitte à se faire aider dans ce projet par la Confédération, le Canton ne servant alors que de relais.
 
Xavier Comtesse a pu écrire sur son blog que le centralisme était passé de mode, mais il ne faut rien exagérer: l’économie se fait encore bien à partir des cités; il est surtout évident qu’il faut s’appuyer sur la ville de Genève, et non pas sur le Canton, les communes de ce dernier étant somme toute dans une situation plus comparable aux communes françaises limitrophes qu’on ne veut bien le reconnaître.

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