03/01/2015

Degolio LI: le récit du Cyborg d’argent

CaptainAtom.JPGDans le dernier épisode de cette romanesque série, nous avons laissé nos héros, le Génie d’or et Captain Corsica, alors que le cyborg qu’ils avaient sauvé venait d’entrer, amené par le médecin de Cyrnos Tilistal, dans la salle royale où eux-mêmes se trouvaient.
 
Tilistal alors annonça: Or voici votre homme, le Cyborg d’argent - car tel sera désormais son nom. Dans une autre vie, sachez-le, il s’appelait Paul Colibut, et était de Picardie. À présent il est un être à demi céleste, car son armure a été tissée de rais de Lune, et elle est mêlée à sa chair. La précédente a été enlevée et détruite: elle était maudite; des esprits infernaux l’habitaient. Elle rongeait sa conscience, la plongeant dans les ténèbres, et permettant aux êtres de l’abîme de s’emparer de son âme, de son corps. Cette armure au contraire le protège des êtres mauvais, et le rend parfaitement libre - quoiqu’elle le condamne à rester sur l’île de Corse, sous la protection de Cyrnos: car loin de son palais sa source d’énergie ne lui parviendrait plus, et il dépérirait! Il doit seconder Captain Corsica, s’il s’en va au loin: car le fils de Cyrnos seul aura le pouvoir de lui confier ce feu dont il a besoin pour vivre. Mais il a accepté son sort; il en est reconnaissant au seigneur Cyrnos, dont il veut à présent être le serviteur fidèle, le loyal lige! 

Délivré du gouffre, de la terreur, de l’illusion, il est prêt à vous parler: sa vie antérieure lui est restée en mémoire, et il voudrait vous la raconter, afin que vous compreniez comment il est devenu le suppôt de Fantômas et que vous lui pardonniez de vous avoir assaillis en tant que tel, ô messires.

À ces mots, le Génie d’or et Captain Corsica répondirent tous deux qu’ils souhaitaient ardemment de l’entendre, qu’ils en éprouveraient beaucoup de plaisir, et en attendaient un grand enseignement.
Tous quatre, avec Tilistal, s’assirent alors près de Cyrnos, sur des sièges qui avaient été placés pour eux à cet endroit par des vassaux du roi; et le Cyborg d’argent commença ainsi son histoire: 

Je suis né, messieurs, en France, en Picardie, dans la ville de Saint-Quentin - connue, entre autres Van_Dyck_-_Emanuele_Filiberto_di_Savoia_1624.jpgchoses, pour avoir vu le duc de Savoie Emmanuel-Philibert à la tête d’une armée espagnole écraser l’armée française et ainsi retrouver ses États! J’ai trente ans - étant né en 1921, un 3 janvier. J’ai reçu le nom de baptême de Paul, et mes parents étant légalement mariés, mon père s’appelait Colibut, et je reçus son nom.

Je fus élevé correctement, mes parents s’occupèrent bien de moi, et je suis allé à l’école comme tout le monde. Toutefois très tôt j’ai été comme irrité, comme impatienté par l’enseignement que je recevais. On me chargeait la mémoire et l’intelligence de choses qui me semblaient au-dessus de mon âge, et tantôt j’en tirais de l’orgueil, tantôt de l’humiliation - quand j’échouais à comprendre ce qu’on me disait, ou à l’appliquer. Une sourde colère se développa peu à peu en moi.
 
La suite du récit de Paul Colibut ne pourra cependant être donnée qu’une fois prochaine.

09:23 Publié dans Captain Córsica, Génie doré de Paris | Lien permanent | Commentaires (22) | |  Facebook

Commentaires

A l'école on peut nous charger la mémoire de choses non seulement qui semblent au-dessus de notre âge mais qui ne vous intéressent pas.
On a beau dire aux grandes personnes que nous ne sommes pas des bocaux à remplir les grandes personnes à force de nous prendre pour des "bocaux rien qu'à bourrer" deviennent sourdes comme des pots.

Bons vœux... quand-même

Écrit par : Myriam Belakovsky | 03/01/2015

Certes, Myriam, mais quand l'élève ne s'intéresse pas il peut culpabiliser, se sentir humilié, puisqu'ensuite cela se traduit par une mauvaise note. En plus ces événements sont censés s'être passés vers 1930, l'école alors était peut-être moins tolérante pour ceux qui ne s'intéressaient pas.

Écrit par : Rémi Mogenet | 03/01/2015

Plus grave, Rémi.

Cet/te élève qui ne s'intéresse pas peut par résultats déplorables non seulement culpabiliser, se sentir humilié mais douter de lui, de son intelligence, moyens et ressources.
Educatrice, évidemment pas en 1930, j'ai constaté que le problème est toujours aussi cuisant et vous le savez les notes ou remarques, ce qui est préférable de nos jours se discute toujours avec la même passion.
L'enfant qui peut avoir mille problèmes à part l'école, l'enfant "préoccupé" comment peut-il avoir forcément faim ou soif d'apprendre ce qui peut lui donner l'impression de passer à côté de lui sans le concerner directement... d'un trop plein ou trop lourd à porter: une croix, un calvaire, un chemin de croix sans être en mesure de se, de s'en décharger c'est-à-dire d'en parler, de "parler"! Les CEMEA (Centres d'entraînement aux méthodes d'éducation active): aborder les enfants (ou adultes) en fonction de leurs centres d'intérêts en tout premier lieu Ainsi, un enfant qui a un problème d'orthographe mais adorant le foot, par exemple, se verra apporter une dictée compte rendu d'un match ce qui le dispose mieux en l'intimidant moins.
Reste un autre "problème", cette fois, le temps. Bon début de 2015 à vous, Rémi.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04/01/2015

Merci, bonne année à vous.

C'est effectivement une stratégie, préconisée par Philippe Meirieu, aborder les enfants par leurs centres d'intérêt. Mais à mon avis c'est mal formulé, ce n'est pas tant le centre d'intérêt qui compte que l'univers familier, ce que l'enfant est capable de se représenter de façon concrète. Cela ne suffit néanmoins pas à le motiver, à le porter intérieurement. Or la confiance ne suffit pas, parfois il faut réellement acquérir une orthographe qu'on n'a pas!

Quant à mon héros, comme vous le verrez bientôt, il va réagir comme beaucoup de jeunes hommes, par la révolte, il se donnera des modèles de héros rebelles, sauvages. Pas des djihadistes, comme certains aujourd'hui, la date ne convenant pas, ni des révolutionnaires marxistes, mais au moins les brigands au grand coeur dont la lignée commence avec Robin des Bois.

Écrit par : Rémi Mogenet | 04/01/2015

Il faut tout, Rémi.
Toutefois, évoquez statut socio-économique de la famille, entente y compris du couple parental, du coup on vous étiquette... "marxiste"!
Rémi, je souhaite dire une chose qui pourrait choquer, certes, mais si Chiens perdus sans collier, Gilbert Cesbron fut en moi entre autres, onde de choc (j'allais avoir seize ans) qui me fit me décider au service de l'enfance... enfant pas douée pour les maths je fus également. Je doutais de moi à fond et n'en fichai plus une à l'école jusqu'à une rencontre avec, Dieu! un prêtre qui s'attacha à me reconstruire: écoute, gentillesse, disponibilité tendresse étant bien entendu qu'entre ses bras, j'avais quinze ans, alors, se trouvait un petit boude femme, presque, itou. Y eut-il "dérapage"? oui. A quinze ans, consentante ô combien... faut-il parler abus de sa part? Ce qui est certain est que sans cette tendresse m'attendait tapin ou alors... Que deviennent les "nouilles" (pas en tout) scolaires sinon par suite pourquoi pas bonne pâte puis... bonne sœur?

De charité, je vous prie.
Sans vocation, certes, mais le costume (un enfant dans une église, à propos de l'ordre en question (les Sœurs de jeanne-Antide Thouret) appelle sa mère en désignant deux de ces sœurs. "Maman! viens vite, il y a deux fées à la porte!"! était flatter C'est vous dire... Par expérience, lorsqu'un enfant pas dénué d'intelligence a un problème avec les maths, ou autre, puissent les parents se dispenser d'"engueuler" leur rejeton comme du "poisson pourri"! voir à voir plutôt cet enfant ce qui le ou la pourrait perturber.
La Suisse est championne en maths. A la question de savoir quelle en est l'explication, après hésitation, quelqu'un du côté de l'EPFL a répondu (la Suisse étant un pays riche) "question de stabilité" laquelle accompagne la sécurité matérielle également... compte tenu des exceptions nombreuses qui accompagne la règle. Pas question présentement de m'étaler en parlant publiquement de moi. Ce récit accompagne mon appel, ma vocation au service de l'enfance. Il est facile d'"aimer" les enfants qui réussissent bien, certes, mais comme enseigné dans les évangiles n'est-ce pas au moment où l'enfant (ou quelqu'un d'autre, un adulte) donne du fil à retordre qu'il faut, sans laxisme, ne pas économiser l'"amour" désormais moins "facile", donc, d'autant plus "amour"?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04/01/2015

Il faut aimer sans limites. Et bien sûr sans chercher son profit personnel.

Ce qui motive au travail, c'est avant tout le dynamisme culturel, selon moi, la capacité à donner des modèles et à faire s'enflammer pour eux par exemple.

Pour mon héros, il va bientôt rencontrer Fantômas, et ce sera son dieu; malheureusement c'est un méchant, il devra se libérer de son emprise. C'est un méchant notamment parce qu'il se sert des jeunes qu'il séduit, qu'il envoûte, pour son profit personnel, pour ses rêves d'empire galactique. Le défaut de bien des institutions éducatives liées à des puissances temporelles, à vrai dire... Mais l'humanité contient effectivement tout en elle, même le démoniaque Fantômas.

Écrit par : Rémi Mogenet | 04/01/2015

Un mahatma qi suivait Maharaj Ji voyait en Jésus un miroir.
Un homme miroir doté du pouvoir de renvoyer l'homme à lui-même.
Ainsi, s'il se disait doux et humble de cœur, "Apprenez de moi" que je suis doux et humble de cœur! comment les personnes présentes qui pensaient de lui qu'il était un "possédé" accueillaient-elles ces paroles? Notre démarche nous conduirait à chercher dans les textes si "doux et humble de cœur" Jésus l'était ou ne l'était pas au lieu de nous interroger sur nous-mêmes: suis-je doux et humble de cœur en mes rapports affectifs, professionnels, etc.?
"Deviens (ai-je lu quelque part) ce que tu souhaites que le monde soit"!
On note dans les textes bibliques et évangéliques des passages invraisemblables trop invraisemblables comme cousus de fil blanc sans aucun doute non par simple hasard ou inadvertance... selon l'enseignement de ce mahatma digne de foi.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04/01/2015

Être doux et humble de coeur c'est bien mais si on ne voit pas le lien avec les forces qui habitent l'univers, on pense que c'est juste de la poésie plaquée sur le réel. C'est pourquoi il est si important d'établir un lien entre Jésus et l'univers, ou l'esprit de l'univers.

Écrit par : Rémi Mogenet | 04/01/2015

@ Rémi Il s'agit d'un texte évangélique donné pour exemple à propos d'une vision autre concernant Jésus. Un aspect "miroir" qui, selon les propos du mahatma, renvoie l'homme à lui-même ce qui entre dans le plan divin de la Rédemption universelle.
Le Dalaï Lama, lui, voit en Jésus un bodhisattva c'est-à-dire quelqu'un qui a fait vœu de revenir tant qu'il y a de la souffrance quand-bien même cette personne a évolué de façon à pouvoir sortir du cycle des naissances et des morts dit SAMSARA.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04/01/2015

Moi je dois dire que je le vois comme le Verbe qui s'est fait chair, puisque l'Evangile de Jean dit qu'il fut tel. Il n'était qu'une Personne - le Fils - mais était à la fois Dieu et Homme, comme disaient les Pères de l'Eglise. En ce sens, il est l'esprit collectif de l'humanité, et donc reflète toute l'humanité, et chacun peut évidemment se reconnaître en lui. Il est déjà avec toute l'humanité, par conséquent il n'a pas besoin de revenir.

Écrit par : Rémi Mogenet | 04/01/2015

(Je crois aussi qu'il ne s'était jamais incarné avant.)

Écrit par : Rémi Mogenet | 04/01/2015

Ce n'est pas bien gentil... de dire de Jésus qu'il n'a pas besoin de revenir: pas convivial pour un sou.
Rémi, diriez vous qu'au moment où nous lisons qu'il faut déchristianiser... donc jeter par-dessus bord ces valeurs cardinales que sont la foi, l'espérance (Ma petite espérance, Péguy) et la charité un Jésus réapparaissant franchement serait de trop, bien inutile?!
Mais, en suivant l'enseignement de Maître Hillel, quasi contemporain de Jésus, une fois quelques versets bibliques ou évangéliques lus, comme "mâchés" pensés/repensés... en nous fondant sur le fait historique de l'existence d'un groupe mystique juif qui enseignait la réincarnation (on sait que Jésus ne pouvait pas, comme n'importe qui d'autre, ne pas rencontrer ces voyageurs aussi bien hindouistes que bouddhistes et que "tôt matin pour lui", c'est-à-dire dès l'âge de douze ans tout ce qui touchait à la religion le motivait)... le caractère emporté de Jésus, quelques paroles (si il les prononça réellement comme de tourner le dos aux siens pour le suivre, etc.) poseraient la question suivante: en fin de vie, peu importe quand, mais en fin de vie Jésus était-il en mesure de sortir du cycle des naissances et des morts ou pas encore fin prêt?! Avec tout le respect qui se doit... mais s'il est cet homme miroir... notre miroir au service du plan de salut pour nous, individuellement, pour l'humanité, collectif, nous invitant à partir de lui à nous poser la question de savoir si nous serons à l'heure de notre mort en mesure de sortir de ce cycle des naissances et des morts, celui du SAMSARA?
Il y avait en un endroit où je prenais une pause café avec des copines MLF en un temps où l'on pouvait encore "cloper" en buvant son café... une porte tambour... tournante, donc, représentant parfaitement le samsara.
Vous pouviez "tourner avec" pour vous retrouver sur le trottoir, où tourner sans cesse en revenant toujours au même endroit sans vous retrouver dehors comme il existe une valse de Chopin... dite du petit chien. Si vous vous trompez d'une note vous allez vous retrouvez sottement au début de la valse... sans le vouloir.... ou non jouant au clown repartir jusqu'à la même mesure refaire la même faute et "hop"! retour à la case départ à la plus grande joie du public... ayant comme le sentiment de voir un petit chien courir après sa queue... tourner en rond/rires...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/01/2015

Il encore moins convivial de dire de quelqu'un qui n'est pas parti de dire qu'il n'a pas besoin de revenir: on ne s'est pas aperçu qu'il était là. Jésus n'a pas besoin de revenir puisqu'il est déjà là: c'est ce que j'ai dit.

Les hommes qui n'ont qu'une nature d'homme ont plusieurs vies, mais Jésus-Christ ayant eu une nature divine par surcroît selon les Pères de l'Eglise n'est pas forcément dans le même cas et c'est parce qu'on pensait qu'il n'était pas dans le même cas peut-être qu'on a fait disparaître l'idée des vies successives en Occident, pour ne pas relativiser l'événement de sa venue, et pour ne pas qu'on s'imagine qu'il allait revenir physiquement.

Écrit par : Rémi Mogenet | 05/01/2015

Il y a des personnes, Rémi, qui parcourent les blogs, prennent également le temps de s'y'exprimer sans forcément partager votre point de vue ou le mien. On peut se poser la question de savoir comment ou pourquoi les contemporains de Jésus n'ont pas perçu ce que les Pères de l'Eglise ont écrit?

En acceptant ce qu'est la croyance juive, et pas seulement, arabe, de même: Dieu Unique n'a pas de Fils:

Dieu est Un.

Les prophètes sont des "inspirés".

Les traductions retournant par le grec, notamment, jusqu'à l'araméen le nomment non Jésus mais Yéschoua l'inspiré: "Ò Jérusalem! Toi qui lapides les prophètes...

En cas de réincarnation ne revient pas, plus jamais dans son corps de chair la personne concernée.

Morte, elle est. Concerné uniquement son corps causal, nous disons son âme laquelle revêt (l'Inde utilise l'image des robes pour désigner nos corps) selon cette image, comme pour une robe, "enfile" un autre, un nouveau corps non sans rapport ("tissage") avec ses pensées, vies, paroles et actions de vies anciennes désormais dépassées...

Merci pour ce moment de dialogue, Rémi, mais permettez à une personne beaucoup plus âgée que vous d'affirmer au risque d'être contredite que nous ne pouvons en l'occurrence pas décider que du moment que "telle croyance me convient c'est la bonne ou ne me convient pas c'est la fausse"! Jésus, l'homme mortel est-il Celui qui a promis être avec nous jusqu'à la fin de temps ou:

Celui qui est a-t-Il, par Jésus l'inspiré "comme par un micro" (image suggérée par Mata Ji de son vivant) promis qu'Il nous serait ou sera présent jusqu'à la fin des temps?

Écrit par : Myriam | 05/01/2015

Les mots de l'évangile de saint Jean sont assez clairs: le Verbe s'est fait chair, et il est Dieu, ou quelque chose approchant. Les Pères de l'Eglise n'ont fait que le commenter, l'expliquer, et saint Jean a connu personnellement Jésus.

Jésus appelle Dieu son père, c'est un fait observé par les contemporains, on le lui reproche, on lui demande s'il est vrai qu'il est le fils de Dieu, on l'a condamné aussi parce qu'il n'a pas démenti. Après tout je pourrais ne pas y croire, mais l'Evangile est clair et ce qu'on peut apprendre par ailleurs sur Jésus n'est pas bien lourd, soit Jésus est ce que l'Evangile en dit soit même il pourrait ne jamais avoir existé. Le christianisme repose sur l'époque où on croyait ce que disaient les Pères de l'Eglise à son sujet. Personne n'est absolument sûr que le christianisme est la meilleure des religions, mais il est ce qu'il est, il n'est pas ce qu'en disent ceux qui ne croient pas spécialement à ce qu'il est, et qui pensent par exemple que ce qui a été écrit par saint Jean ne peut pas être pris au mot, qu'il s'agit seulement d'ornements rhétoriques, le christianisme a consisté à prendre au sérieux cette "rhétorique", qu'il ait eu tort ou raison de le faire.

Écrit par : Rémi Mogenet | 05/01/2015

Et si c'était faux, Rémi?
Les évangiles font dire à Jésus qu'il n'es venu abolir la Loi et les prophètes mais l'accomplir...?

Juste un instant: le raisonnement, les enseignements des Pères de l'Eglise seraient indiscutables à part le non respect du fondement de la théologie du judaïsme selon laquelle Dieu est UN?

Lorsque le raisonnement d'une personne est indiscutable mais qu'il se fonde sur une erreur (en l'occurrence négation de l'unicité divine) la personne est atteinte de schizophrénie...maladie du système nerveux central. Or, vous le savez, Rémi, les antichambres de Freud étaient bourrées de malades atteints de névrose chrétienne... Pourquoi ne pas nuancer, pourquoi ne pas se tourner enfin du côté du rabbinat pour de plus amples informations à la recherche de ce dont nous ne pouvons nous passer: la vérité. La vérité autant que faire se peut en faisant enfin se lever certaines "barrières de passages à niveaux": barrages d'accès.

En finir avec les c'"est pas comme c'"est" ou "peut être" mais comme on te dit"! et t'"as pas et t'as rien à discuter" puisque c'est pas toi qui a quelque chose à dire mais juste nous, "nous" qui détenons le pouvoir. Punkt schluss: compris?!

EVOLUER PAR LA VERITE non stagner, finalement, à force de combines et/ou magouilles.

Merci.

Écrit par : Myriam | 05/01/2015

Si c'est faux, pourquoi s'intéresser à Jésus? Le judaïsme s'est toujours fort bien passé de lui. Comme vous le dites, il se réfère à Hillel, non à Jésus.

Maintenant les Pères de l'Eglise ne voyaient aucune contradiction entre l'unicité de Dieu et la divinité du Christ, puisque pour eux Dieu était en trois personnes, ce qui ne le rendait pas multiple. Ce qu'on appelait personne était une entité douée de raison. Mais Dieu était au-delà de la raison. Les débats ont déjà eu lieu dans les temps anciens, certains ont choisi ceci, d'autres cela. Il y en a même qui croient qu'il existe plusieurs dieux, c'était le cas des anciens Grecs, ou des Hindouistes, même si cela n'empêchait pas une certaine forme d'unicité, dans la mesure où par delà ces dieux il y avait un souverain unique qui les coordonnait pour ainsi dire tous, mais qui se situait au-delà des personnes célestes, c'est à dire des entités célestes douées d'intelligence, - qui se situait au-delà de la compréhension humaine. Les conceptions qu'on peut avoir dépendent donc essentiellement du regard qu'on porte sur ces choses, pas tant des choses mêmes qu'on croit.

Écrit par : Rémi Mogenet | 05/01/2015

Si c'est faux, Rémi, pourquoi s'intéresser à Jésus?


Les évangiles nous demandent d'aimer notre prochain. Est-ce toujours facile?

Les recherches les plus pointues sur Jésus, généalogie, notamment, ont permis de retrouver non seulement l'endroit précis où vivait la famille de Joseph mais les souvenirs connus: Jésus, pour ce qui nous intéresse, appelé "bâtard fils d'impure" (déjà révélé par Jules Isaac in Jésus et Israël, Fasquelle) "en famille" n'était pas heureux. Or, sans relâche, Les évangiles en appellent au cœur. Un enfant "particulièrement tourné vers le Divin" ne pourrait-il pas en un moment de désespoir avoir demandé ä Dieu, le Créateur, d'être ce père avec lequel il ne vivait pas? Cet "abba" ce "papa" qu'il ne connaissait pas? Non pour affirmer ce qui n'est pas dit mais pour s'efforcer de comprendre une "éventuelle" telle situation qui en appelle ä nos cœurs, à nos consciences tout en nous tournant (Jésus-miroir) vers ceux d'entre nous qui sont également en de telles situations familiales douloureuses, humiliantes: être un petit "bâtard"?!

Les évangiles sont on ne peut plus clairs: tant que nous mentons sans le vouloir, sans le savoir, nous ne sommes pas coupables. En revanche, mentant avec détermination coupables nous le sommes. Appelant désormais Dieu "abba"! en éprouvant du réconfort il n'a de cesse de partager sa joie, cette joie nouvelle jusqu'alors inconnue de lui avec ses amis, connaissances et, plus tard, disciples?! Invitation nous étant faite de cultiver notre potentiel empathique: se mettre à la place d'un autre que nous, intérioriser, ouvrir son cœur, son entendement, ses bras... Rémi?!
Faites l'expérience, avec amour: au fond de votre cœur au plus profond de vous... que ressentez-vous?

Ne reste plus qu'à entendre certain merveilleux choral de Bach (ruisseau) interprété par Dinu (Constantin) Lipatti: Jesu, Joy of Man's Desiring arrangé par Myra Hess

Merci, Rémi

Écrit par : Myriam | 05/01/2015

Cela n'a pas trop de sens, Myriam: si quand on lui a reproché de se dire le Fils de Dieu il n'a pas démenti, et que l'Evangile ne montre à aucun moment qu'il se l'est imaginé faussement, puisqu'au contraire il le présente comme le Chemin, la Vie, la Vérité, peut-on dire qu'il soit dans l'esprit de l'Evangile qu'une illusion est innocente si elle n'est pas perçue comme telle par celui qui l'a? A aucun moment l'Evangile ne dit que c'est l'illusion de Jésus qui est à excuser, puisque c'est Jésus qui, faisant appel à son Père, lui demande de pardonner à ceux qui l'ont condamné et qui, eux, ne savent pas ce qu'ils font. Qu'ensuite il ressuscite montre qu'il ne se trompait pas. C'est la logique de l'Evangile, en tout cas la plus simple à saisir. Si une illusion est à excuser, c'est celle des évangélistes, en particulier saint Jean, qui présente bien Jésus comme le Verbe incarné. Mais Jésus n'est connu que par eux, certains ont même dit qu'il n'avait pas existé, que les évangiles étaient des fictions de bout en bout. D'ailleurs ils semblent se contredire sur sa généalogie, deux sont présentées, qui sont distinctes.

Le christianisme est la religion qui estime que les évangiles ont dit la vérité, et c'est les chrétiens actuels auxquels il faut pardonner leurs illusions, si on pense qu'ils se fourvoient. Mais le chrétien ne va pas, parce que l'Evangile dit qu'il faut excuser les gens d'avoir des illusions, penser qu'il faut excuser Jésus et les évangélistes d'en avoir eu; cela n'a pas de sens, car en ce cas on peut aussi bien dire que l'appel à pardonner aux gens qui ne savent pas ce qu'ils font est aussi un principe illusoire.

Écrit par : Rémi Mogenet | 05/01/2015

Rémi,

Le jour où la religion chrétienne prétendrait que les évangiles n'ont pas dit la vérité, le jour en question, Rémi, les poules auront-elles des dents?
Il est clairement dit dans les évangiles que les gens qui mentent et savent qu'ils le font sont coupables...

S'il faut, ne sachant guère plus quoi penser... parlant symbole cette fois un dieu chaleureux, rayonnant, musicien et soignant, tournons-nous vers la Gréce...

Écrit par : Myriam | 05/01/2015

La religion chrétienne consiste précisément à croire que les évangiles ont dit la vérité. Tout le monde sait qu'il est interdit de mentir. C'est un principe universel et bien antérieur aux évangiles.

Dans une vie antérieure, m'a-t-on dit, Captain Corsica était grec; cela tombe bien.

Écrit par : Rémi Mogenet | 05/01/2015

Alléluia!

Écrit par : Myriam | 05/01/2015

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