02/01/2016

Degolio LXXVII: sanglante bataille

272306_433453023365270_1625258078_o.jpgDans le dernier épisode de cette furieuse série, nous avons laissé le Génie d'or alors qu'un monstre aux tentacules énormes s'était saisi de sa cape et l'avait contraint à se rematérialiser devant lui, dans la faille rocheuse par laquelle il jetait ses bras et où le héros s'était engagé pour sauver le Cyborg d'argent.

Il était en grand péril. Mais le Cyborg d'argent, voyant cela, lança encore une rafale d'énergie vers les yeux que lui aussi désormais apercevait - et ceux-ci clignèrent, et un bruit affreux et sourd se fit entendre, et de nouveau le sol et les murs tremblèrent.

Cependant, d'en bas, les guerriers de l'Orc arrivaient, et Captain Corsica, que les tentacules du monstre avaient tous lâché, dut se tourner vers eux. Il descendit les marches, venant à la rencontre de l'ennemi, et fit merveille. Car si son fusil ni sa bague n'avaient eu le temps de se recharger de leur feu cosmique, et s'il combattait désormais à mains nues, simplement armé de son stylet à la pointe brillante, il n'en était guère moins efficace.

Virevoltant au milieu des Maufaés, faisant étinceler son arme dans la mêlée obscure, il mettait à mort les soldats du Mal sans leur laisser le temps d'ajuster leurs coups, et les évitait à la vitesse de la pensée.

Ses adversaires avaient beau l'entourer et le submerger, ils ne le domptaient pas, et, dans leur tas amassé, il frappait plus vite qu'eux tous et parait leurs attaques même quand ils étaient au-dessus ou derrière - à croire qu'il avait aussi des yeux derrière la tête! Il sentait leur présence, les voyait sans même avoir besoin d'ouvrir les yeux. Ils lui apparaissaient comme des ombres, et elles étaient lentes, à son entendement, car lui était dix fois plus rapide.

Bientôt ils formèrent à ses pieds un tas de cadavres. Mais il en venait continuellement d'autres.

Le monstre aux tentacules, pendant ce temps, avait reculé. Le Génie d'or lui avait lancé un nouveau rayon de lumière concentrée de sa pierre d'émeraude, et le tentacule qui tenait sa cape l'avait lâchée. Il put se Annihilation_Nova_Vol_1_3_Textless.jpgdématérialiser, et occuper l'espace qui était hors de la faille, dans l'escalier. Il ordonna au Cyborg d'argent de surveiller la créature, mais celle-ci se retira, sentant qu'elle avait affaire à trop forte partie. Et le Génie d'or, sans attendre, se retourna vers les Guerriers de l'Obscurité venus d'en bas, et vint épauler Captain Corsica. Et ce fut un carnage.

Les deux héros tuaient par poignées, si l'on peut dire. Les corps sans vie bouchaient désormais le passage de l'escalier, et ceux d'en bas ne pouvaient plus avancer. Mais les deux immortels avançaient, eux, faisant tomber sur les autres les cadavres entassés et créant d'autres tas, et quand le Cyborg d'argent vit que le monstre aux tentacules ne bougeait plus, qu'il s'était retiré pour de bon dans les ténèbres, lorsqu'il n'aperçut plus aucune trace de lui, il vint les aider, et, pour les ennemis, ce fut pire. La Horde Noire commença cette fois à fuir, malgré sa stupidité et la terreur que lui inspirait son roi, qui l'avait envoyée contre nos héros.

Ceux-ci la poursuivirent, continuant à l'abattre comme on moissonne les blés! Et le sang ruisselait, noir et fumant, et les héros en étaient couverts, jusqu'aux genoux il tachait leurs armures, et ils allaient parmi les cadavres mutilés, enfonçant leurs pieds dans une masse atroce.

Bientôt ils arrivèrent en bas de l'escalier, dans une petite salle. Les Fils de l'Orc achevèrent de fuir, et ils les laissèrent. Ils les virent disparaître par une porte que baignait une lumière rougeoyante.

Autour d'eux tout mouvement cessa. Ils étaient seuls. De la porte, ils entendirent venir des gémissements, des cris, puis ce fut le silence.

Ils s'avancèrent. Passèrent la porte. Et ce qui s'offrit à leur regard fut la chose la plus étonnante qu'il leur eût été jamais donné de voir.

Mais le lecteur ne pourra pas en savoir davantage cette fois-ci, à cause de la longueur de cet épisode. La prochaine fois, il aura une vision terrible de l'Homme-Dragon.

10:37 Publié dans Captain Córsica, Génie doré de Paris | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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