On a guetté le Père Noël à Genève (conte mythologique de Noël, 3)

26805173_378425989284464_8806306983786289850_n.jpgDans le dernier épisode de cette série spéciale, nous avons laissé le démon Mérérim alors qu'il prenait force en s'emparant de l'énergie vitale des Genevois. Ceux-ci l'attribuaient à autre chose, naïvement. Ils préféraient croire à des phénomènes observables au microscope...

Quoi qu'il en soit, le 24 décembre arrivait. Et le démon regardait le ciel. Une étrange atmosphère y régnait. Il sentit qu'il se préparait quelque chose. Des formes lumineuses à peine visibles, précédant le chemin céleste de saint Nicolas, annonciatrices de son passage glorieux, traversèrent l'air dans la ville de Genève, réjouissant les cœurs qu'ils effleuraient, répandant même quelques éclats fins semblables à des flocons de neige. L'existence de ces êtres explique la ravissement des mortels lorsqu'il neige à Noël: elle leur rappelle les étincelles invisibles qu'ils laissent tomber de leurs mains sur eux, pour les bénir.

Mais on sait que saint Nicolas, maître de ces anges, aime donner en particulier des cadeaux substantiels aux enfants, afin de leur signaler sa présence et celle de ses anges (que certains nomment simplement des elfes, et ils n'ont pas tort, car ils appartiennent à la classe dite des génies).

Je sais que certains ne veulent pas croire à celui qu'on nomme le Père Noël. Mais qu'ils se disent, au moins, qu'il est celui qui souffle, sur le cœur des adultes, une joie lumineuse, et le désir, semblable à un joyau, de faire des cadeaux aux enfants, qu'ils vont ensuite acheter au magasin, loués soient les marchands qui les leur vendent!

Et le démon Mérérim pressentait la venue de cet être polaire.jpgpuissant, désireux de rendre service aux mortels, de dispenser sur eux des grâces semblables à des étoiles tombant doucement dans leur cœur. Et il le détestait, parce qu'il pensait que ces grâces devaient lui revenir.

D'un autre côté, s'il les touchait, il se brûlait, et elles lui faisaient plus mal que si cela avait été du poison. Il était assez inconséquent. Les démons sont de cette nature. À ses yeux, les étoiles tombant des mains des génies et des anges étaient comme des joyaux purs, qui déclenchaient en lui un désir ardent, mais qui le meurtrissaient dès qu'il les touchait. Cela le mettait en colère, il trouvait cela injuste, il se pensait la victime innocente d'une malédiction divine. Il était persuadé que s'il trouvait le moyen de s'emparer de ces joyaux, de ces cristaux qui étaient des étoiles durcies, il pourrait continuer sa métamorphose, et devenir le maître ultime des éléments, et le roi du monde. Il libérerait alors les hordes enchaînées de mauvais génies ses amis, et partirait avec eux à la conquête du ciel, pour en déloger les anges voire les dieux, affirmant sa légitimité et sa supériorité, acquérant un trône d'or qui le rendrait prince absolu, au sein de l'univers.

Mais il est temps, lecteurs, de laisser là cet épisode pour renvoyer au prochain, pour ce qui est relatif à la capture du Père Noël par le démon Mérérim.

Commentaires

  • Le père noël a peur des dealers de drogue qui sont partout et en masse dans le ville et je le comprends!

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