Les atomes étincelants de H. P. Blavatsky

atomo.jpgPierre Teilhard de Chardin disait que même les atomes avaient une ébauche de psychisme, et que leur polarité, négative ou positive, en était la manifestation. Car ce que l'être humain ressent comme sympathie ou antipathie ressortit bien à la vie de son âme. Et en même temps, il n'y a pas, derrière, plus de profondeur que dans la polarité négative ou positive des atomes: ce n'est pas plus justifié d'un point de vue moral, cela aussi relève de l'arbitraire apparent, de l'absurde.

La confusion est souvent grande, chez les esprits. On ne saisit pas que l'âme a plusieurs strates, tout comme le monde spirituel, et que Teilhard de Chardin, en parlant d'ébauche de psychisme, voulait justement désigner la vie de l'âme obscure, en deçà de la conscience morale et du lien de pensée avec les dieux. Il s'agit de vie élémentaire.

Mais dans cette vie élémentaire, il y a des liens avec les mondes supérieurs, et la polarité des atomes émane bien de points psychiques plus vastes et plus conscients d'eux-mêmes. En quelque sorte, les anges habitent le monde élémentaire, ou peuvent l'habiter. C'est ce que l'ésotériste H. P. Blavatsky a essayé d'exprimer dans les lignes atomic.jpgsuivantes, commentant un texte sacré et d'une haute antiquité – du moins l'a-t-elle présenté comme tel –, les Stances de Dzyan: The “fiery Wind” is the incandescent Cosmic dust which only follows magnetically, as the iron filings follow the magnet, the directing thought of the “Creative Forces.” Yet, this cosmic dust is something more; for every atom in the Universe has the potentiality of self-consciousness in it, and is, like the Monads of Leibnitz, a Universe in itself, and for itself. It is an atom and an angel. (The Secret Doctrine, Theosophical University Press, p. 107.) Il n'y a pas d'atomes qui ne renvoient pas à une conscience cosmique, et n'est pas susceptible de la contenir par reflets.

Cette idée a l'intérêt de révéler ce qui est en germe dans la fascination que les atomes exercent sur l'humanité, et ce qu'elle lui attribue spontanément. Plusieurs artistes l'ont manifesté, par exemple le romancier gnostique David Lindsay, dans A Voyage to Arcturus: il parle d'étincelles dont est chargé un torrent et qui disparaissent dans les berges, avant de se raréfier; or, dit-il, c'est ce qui donne vie au sol, fait pousser les fleurs! Il a raison.

Le plus célèbre George Lucas avait l'intention, dans sa série de films Star Wars, de développer l'idée curieuse des microscopiques midi-chloriens, porteurs d'une force spirituelle supérieure. Ce sont des microbes qui manifestent atomique.jpgles anges, somme toute – les habitants de ce qu'il nomme la Force, et qui l'animent et sont Elle. Pour moi, l'influence, directe ou indirecte, de Blavatsky est patente.

Celle-ci dit aussi (p. 108): “Dzyu becomes Fohat”–the expression itself shows it. Dzyu is the one real (magical) knowledge, or Occult Wisdom; which, dealing with eternal truths and primal causes, becomes almost omnipotence when applied in the right direction. Its antithesis is Dzyu-mi, that whih deals with illusions and false appearances only, as in our exoteric modern science. Le sens même de Dzyan apparaît... Le psychisme des atomes, et l'approfondissement de ce psychisme vers la nappe des forces angéliques créatrices, relève d'une sagesse secrète, de l'ésotérisme. C'est, au fond, l'expression générale de ce qui perce dans les récits ressortissant à l'imaginaire, même quand leurs auteurs ne sont pas convaincus par cette expression générale. Un cas remarquable était C. S. Lewis, qui maniait les concepts ésotériques pour justifier dans ses récits ses imaginations fabuleuses, mais qui rejetait dans sa vie l'ésotérisme. Curieuse dissociation de l'artiste, si l'on peut dire.

Commentaires

  • Histoire de la Vie… Macrocosme et Microcosme.
    C’est en vertu de l’affinité des atomes d’oxygène contenu dans le fer magnétique que la radiation se dévie et va à la rencontre d’autres atomes avec lesquels elle cherche à se combiner.
    La molécule qui résulte de la combinaison de deux radiations d’oxygène est de l’ozone. L’ozone est un composé d’oxygène, mais il n’est pas son état « naissant », il en est un état moléculaire : l’état « naissant » de l’oxygène, c’est le courant électrique.
    La déviation des courants semble nécessaire pour que le phénomène chimique apparaisse, car, si les courants se rencontrent en ligne droite et se choquent avec une certaine force, c’est le phénomène lumière qui apparaît, et non pas la combinaison moléculaire.
    Cette propriété que possède la radiation de se dévier était connue des anciens. C’est la déviation des atomes que Lucrèce appelait « clinamen ».
    Fénelon qui, comme tous les théologiens de son époque, ignorait absolument la Nature, dit de cette déclinaison :
    « Étrange philosophie ! Les atomes, s’ils ne vont qu’en ligne droite sont inanimés, incapables de tous degrés de connaissance et de volonté ; mais les mêmes atomes s’ils ajoutent à la ligne droite un peu de déclinaison deviennent tout à coup animés, pensants et raisonnables ; ils sont eux-mêmes des âmes intelligentes qui se connaissent, qui réfléchissent, qui délibèrent et qui sont libres de ce qu’elles font. Quelles métamorphoses plus absurdes que celles des poètes ! Que dirait-on de la religion si elle avait besoin pour être prouvée, de principes aussi puérils. »
    C’est ainsi que les grandes vérités sont comprises et jugées, c’est ainsi que les lois de la Nature sont appelées des « principes puérils » par ceux qui bâtissent leur philosophie sur l’imagination.
    La molécule qui se forme aux dépens de deux radiations déviées est le point de départ de la substance qui formera un corps vivant. C’est la génératrice du nucléole de la première cellule, elle porte en elle l’avenir des êtres que les générations successives feront sortir de ce germe initial.
    La Genèse c'est le Macrocosme.
    L'être généré va reproduire son espèce sous des formes microscopiques, d'où le nom donné à la génération, le Microcosme.
    Et, chose merveilleuse, ce microcosme reproduira fidèlement toutes les phases du macrocosme dont il est la réduction.
    Mais c'est la Femme seule qui aura cette faculté de reproduction.
    C'est elle qui sera la génératrice, la créatrice de ce petit être.
    C'est de la Terre qu'étaient sortis les êtres par Genèse : « Dieu créa l’homme du limon de la terre » dit la Bible.
    C'est de la femme maintenant qu'ils sortent par Génération.
    Dans les Stances de Dzyan, il est dit (Stance III) : « La Mère se gonfle, elle croît de dedans en dehors comme le bouton de Lotus ».
    On dut croire, en effet, que l'enfant sortait de la Mère, comme le fruit tombait de l'arbre. Et la Mère fût comparée à la Terre parce que la Terre avait produit les hommes.
    Cordialement.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/la-vie.html

  • Cęst quand-meme beau l`ésotérisme. On peut raconter n`importe quoi en son nom sans la moindre trace de l`ombre de la queue d`une démonstration. Certes, on peut avoir des intuitions quant a la face cachée de ce qu`on nomme réalité mais vouloir les présenter comme des faits indique soit l` araignée au plafond, soit l`arnaque.

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