24/11/2013

Une vision de Captain Córsica

876107.jpgDurant mon séjour en Corse, je suis allé à Corte et ai prolongé ma visite vers la vallée de la Restónica, dont la route est étroite et surplombe des gouffres, de telle sorte que croiser des voitures est toujours un moment intense. Mais le lieu, humide, constamment arrosé, est splendide, et, en plus exigu, en plus petit - mais en plus élancé, plus âpre, plus acéré -, rappelle les hautes vallées alpines. J’ai voulu me rendre à pied jusqu’à un lac accessible facilement, mais cet été, les orages étaient continuels, sur les sommets corses, le printemps ayant été extrêmement pluvieux: la chaleur y créait des nuées épaisses chaque jour, et les éclairs fusaient. Aux rivages, le ciel restait bleu. Des touristes qui descendaient de ce lac ont déclaré qu’il ne fallait pas monter jusqu’en haut, qu’une dame avait eu un bras brûlé par la foudre, et qu’un hélicoptère était en route pour l’emmener. Au reste, il tombait des cordes.
 
Mais les torrents qui descendaient de pics rocheux aigus et sombres donnaient l’impression de bondir, comme le sang enflammé d’une montagne fiévreuse, et les entassements de rochers me paraissaient eux-mêmes doués de volonté propre - pleins d’une âme, farouche et noire. Je pensais déceler, derrière leurs abruptes parois, l’ombre de ces ogres que les légendes corses placent au cœur de l’île!
 
Alors, j’eus une sorte de vision; car, au-dessus de la couronne que faisaient les montagnes, deux nuées distinctes formèrent à mes yeux deux êtres qui s’affrontaient. Elles les cachaient comme un voile, mais ils m’apparurent, dans leurs costumes éclatants! Car, qui l’eût cru? l’une des deux formes - lumineuse, claire - me parut figurer l’auguste, le célèbre, divin Captain Córsica!
 
Les éclairs jaillissaient de son fusil magique. Et face à lui, répliquant à ses assauts,rainbowindra.jpg un monstre avec des ailes, une sorte de grand démon qui avait aussi une face de singe, lui jetait des balles de feu.
 
Une nuée était blanche, l’autre était noire. Et je compris soudain pourquoi le tonnerre m’avait semblé pleins de mots inconnus - et les éclairs, ressemblé à des plumes traçant dans l’air des lettres de feu!
 
Quand avait eu lieu une ou deux joutes, soit la nuée de gauche reculait, dévoilant à mes yeux éblouis du ciel bleu, tandis que la nuée de droite se chargeait d’or; soit cette dernière se laissait envahir par la noirceur, et alors, d’autres éclairs rageurs fusaient!
 
Cette lutte entre l’ange de la Corse et son mauvais esprit était incessante, semblait ne jamais devoir finir; mais un jour elle s’achèvera, et il faudra que ce soit par la victoire du bien, puisque depuis les étoiles des grâces toujours nouvelles sont déposées sur le front du héros défaillant! De fait, si les monstres d’en bas sont apparemment plus forts, leur puissance est limitée, comme la Terre même.
 
Par réfraction, l’image de Captain Córsica renvoie à une idée vraie, comme le disait François de Sales de Jésus-Christ scrutant l’être humain comme à travers un treillis. On peut percevoir, en Corse, le héros dans le vent qui souffle, le tonnerre qui gronde, les éclairs qui jaillissent! Chaque lieu a son génie.

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10/11/2013

Degolio XXVII: la justice de Captain Corsica

The-Phantom.jpgDans le dernier épisode de cette étonnante série, j’ai laissé Captain Corsica face à la gigantesque araignée qu’il combattait sous l’Alcudine, en Corse, alors qu’il venait de la blesser deux fois gravement.
 
Il s’écria: Tu croyais que les monstres de la Corse resteraient invulnérables, face à son immortel gardien? Contre moi ton pouvoir est inopérant, ô démon! J’ai appris de mon père le secret d’abattre tous les esprits mauvais du pays. Tu ne peux me prendre par surprise comme tu l’as fait de ce héros venu de Paris, et qui ne connaît pas tes ruses! Qui ne saisit pas en profondeur l’esprit qui t’anime! 
 
Par le pouvoir des dieux je commande aux éléments dont cette île est constituée; or, quoique tu sois plus vieille que Cyrnos même, tu es contrainte, quand tu te manifestes dans son royaume, de te plier à ses lois; usant de sa matière, tu dois en suivre les principes, et j’en ai justement reçu la garde! Et c’est pourquoi, si ce noble justicier parisien - qu’à cause de son pourpoint nous appelons en Corse le Génie d’or - n’a pu t’anéantir, moi, je puis te barrer le passage et te renvoyer dans le gouffre dont cet affreux Fantômas t’a fait sortir, et faire peser à nouveau sur toi le poids énorme de l’Enclume!
 
Ayant dit ces mots - au sein desquels le lecteur aura noté qu’il a donné un nom nouveau à notre héros, qui lui restera durablement -, il leva les mains, et la faille qui avait été ouverte par Fantômas, et avait permis à Dicaliudh de s’arracher à l’Abîme, commença à se refermer sur ses membres encore coincés. Elle poussa un cri horrible, à faire se plonger dans l’effroi des peuples entiers, et Fantômas même demeura stupéfait en voyant ce qui se passait; mais aussitôt après il fut mis en colère par la découverte que tous ses efforts allaient bientôt s’avérer vains!
 
Recule, recule, monstre, dit encore Captain Corsica, et à jamais sois banni de ces lieux! Nous avons assez à faire déjà avec tes filles, qui mordant les hommes les blessent souvent cruellement! Ou avec cet infâme Fantômas qui croit pouvoir devenir maître de cette île avec ses arts immondes! Recule, et disparais, fuis, avant que je ne t’anéantisse!
 
Alors, la bête commença à reculer, à marquer le pas, tout en gémissant, et bientôt on la vit disparaître tout à fait dans la faille obscure dont elle avait jailli et à laquelle elle était cependant restée accrochée, aisheol.jpegnsi que nous l’avons dit. Puis, cette fissure effrayante se referma. Le monstre était retourné dans son monde propre, l’effroyable royaume de l’Orc! Le lecteur doit savoir qu’il se situe sous la surface de la Terre: il est parallèle à celui-ci, mais dans sa face d’ombre…
 
À ce moment, Fantômas, fou de rage, bondit vers Captain Corsica et lui donna un coup de son poing fermé: sa force était grande, mais surtout, tout contact avec lui glaçait, gelait, transperçait le cœur de pics de glace. Captain Corsica en ressentit une douleur sans pareille. Il se courba.
 
Cependant, la suite de ce nouveau combat ne pourra être racontée que dans un prochain épisode.

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23/10/2013

Degolio XXVI: les desseins de Cyrnos

Chasseurs.jpgDans le dernier épisode de cette bizarre série, nous avons tâché d’expliquer comment Captain Corsica, fils d’un ogre et d’une nymphe, s’était impliqué dans les affaires des mortels, se mêlant de les sauver des maux qui les opprimaient. Son père lui-même lui en avait confié la mission!
 
Il l’initia aux arts magiques, et lui fit forger une arme. 
 
Il faut savoir que Captain Corsica était venu à lui avec un fusil de chasse à un coup, que lui avait donné le mari de la femme qui l’avait nourri et qu’il avait longtemps pris pour son père, du temps où il s’appelait encore Pierre Toccoli - nom qu’il conserva lorsqu’il se mêla aux hommes sous l’apparence d’un agent immobilier ordinaire. Car il ne serait pas parti à la recherche du château secret de son père sans moyen de se défendre contre les bandits et les bêtes sauvages. Cyrnos lui prit cette carabine et la confia aux nains de la montagne. Et ils la lui rendirent transfigurée!
 
Elle étincelait, comme refaite en argent lamé d’or, et les joyaux qui la sertissaient jetaient autour d’eux des feux étranges, rayonnant jusque dans l’obscurité! En particulier, ils s’allumaient en présence d’un monstre des profondeurs, d’un être maléfique. Le pouvoir du fusil alors se déchaînait: l’esprit qui était en lui s’éveillait, prêt au combat!
 
Cela explique que, dans la grotte de Fantômas, il ait brillé d’un puissant éclat.
 
Or, Docteur Solcum n’avait pas été le seul à reconnaître ce divin héros: Fantômas fut aussi dans ce cas. Il avait déjà eu maille à partir avec lui! Captain Corsica l’avait chassé du mont Cinto, où i6a00d8341c6c1753ef017ee42ac9b0970d.jpgl avait prétendu installer sa base. Il avait éprouvé la puissance de son fusil aux mille merveilles! Et il était parti se cacher dans le mont Incudine, où il se trouvait désormais.
 
Sans dire un mot, et plus vite qu’on ne saurait le redire, le gardien secret de la Corse épaula, visa et tira dans l’œil du monstre, lequel éclata, comme frappé par un foudre! Un affreux gémissement jaillit de la gueule immonde…
 
Ivre de colère, Dicaliudh tenta de s’en prendre au héros, et, dans sa fureur, il oublia Solcum, qu’il lâcha, alors qu’il était toujours pris dans ses liens. Il lança sa patte droite, mais, à ce moment, le fier guerrier de l’île de Beauté, d’une bague qu’il tenait au doigt majeur de sa main gauche, fit jaillir deux rayons bleus: ils partaient de deux protubérances en forme de pommes qui symbolisaient les seins de sainte Julie de Nonza!
 
La patte noire fut comme saisie dans du feu, et commença à se dissoudre, comme si les rayons étaient de l’acide pur, une eau dissolvante qui guérissait de tous les maux en supprimant les démons, les monstres, le mal!
 
Mais la suite de cette histoire ne pourra être dite qu’une fois prochaine.

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05/10/2013

Degolio XXV: glorieux fils de Cyrnos

6a12bd29.jpgAu sein du dernier épisode de cette insolite série, j’ai laissé mon héros, Docteur Solcum, au moment où, s’apprêtant à être dévoré par un monstre, il vit surgir, devant lui, le gardien secret de la Corse, l’insigne Captain Corsica!
 
Il était, dit-on, le fils de l’ogre Cyrnos et de la dryade Pénélopella. Il vivait parmi les mortels depuis que sa mère l’avait abandonné - ayant été séduite par un prince de la mer, un triton à la beauté radieuse. Il l’avait vue, et l’avait trouvée belle, alors qu’elle marchait sur le rivage; il l’avait appelée de sa douce voix, et, elle, oubliant soudain tout le reste, fascinée par ce son qui venait du large, s’était enfoncée dans l’eau, et à jamais avait disparu.
 
Le héros avait ensuite été trouvé par une mortelle du village de Borgo qui venait précisément de perdre son fils propre, d’une mort subite. Elle l’avait élevé, et c’est ce qui avait fait de lui un homme parmi les hommes: car il avait d’abord été diaphane, transparent, léger, pareil à une vapeur, mais le lait de cette femme lui avait conféré, aux membres, une épaisseur qui confina à la matière pleine et entière que chaque mortel a dans son corps - lui donnant, ainsi, la force de vivre dans l’espace physique.
 
Sans doute, il demeurait mince, et fin; mais sa vigueur n’en était pas moins considérable. Il commandait spontanément aux éléments, qui prolongeaient ses gestes: ils saisissaient sa volonté, et accouraient pour l’accomplir, la seconder. Bientôt il put même se faire obéir d’eux par la parole seule, puis par l’œil: tant fut grande sa puissance! Mais cela dépendait, aussi, du volume de matière à déplacer: plus elle est massive, plus la volonté rétive qu’elle a en elle se soumettait difficilement. Même quand l’âme du héros se projetait directement sur les choses pour les conduire à sa guise, il ne pouvait réaliser des miracles absolus: les lois naturelles continuaient à s’exercer. Il n’en est pas, à cet égard, comme certains croient!
 
Il tenait cette puissance occulte de son père. Dès l’enfance, il l’avait manifestée, attirant sur lui la peur et la haine des autres enfants du village; d’aucuns le nommaient fils du diable, mais d’autres pressentGardien.jpgaient en lui une noble origine, car il était prédisposé à bien faire: il n’utilisait son pouvoir que pour rendre service. Plusieurs fois il sauva des gens atteints de divers maux en posant les mains sur eux et en murmurant des paroles de commandement à l’intention des êtres invisibles qui les avaient infectés. Quoi qu’on le craignît, on éprouvait pour lui de la gratitude, et on mettait en lui de l’espoir: on attendait de lui des prodiges! Il passait pour un mage, et le village était fier de l’avoir en son sein.
 
Devenu adolescent, sa mère lui apprit les conditions dans lesquelles elle l’avait trouvé - et qu’il n’était pas issu de son sein propre, et que le lait qui l’avait nourri avait été destiné à un autre…
 
Alors s’était-il mis à la recherche de son père, suivant les signes qui lui semblaient briller dans l’air. Or Cyrnos vivait dans un palais fabuleux, au cœur de la Corse, au milieu des montagnes. Bientôt son fils le retrouva, guidé par un étrange milan noir. Il le vit, assis sur son trône, l’attendant. Il avait été prévenu de son arrivée par ses sentinelles!
 
Il lui apprit tout ce qu’il devait savoir, et l’envoya accomplir des missions, car telle était la volonté des dieux, et il le savait. Il devait racheter ses ancêtres, qui s’étaient fourvoyés et étaient devenus les ogres détestés des légendes, mangeurs d’enfants et violeurs de femmes…
 
Ce qui s’ensuivit, cependant, sera dit une autre fois.

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21/09/2013

Degolio XXIV: Captain Corsica

1185765_433546910089428_1963250160_n (1).jpgDans le dernier épisode de cette dramatique série, nous avons laissé Docteur Solcum, notre héros, au moment où il s’apprêtait à subir le sort atroce d’une dévoration et d’une digestion devant durer plusieurs millénaires dans l’estomac d’un monstre arachnéen effroyable; et nulle issue ne semblait plus possible.
 
Or, soudain, un terrible fracas se fit entendre. Le sol trembla, et, surpris, le monstre suspendit son geste.
 
Une pluie de pierres s’affaissa; une toucha même Solcum au ventre. Mais la plupart churent sur la grande Veuve.
 
Fantômas se retourna, et Solcum s’efforça de regarder en direction du bruit; Dicaliudh fit de même.
 
Un nuage de poussière brillant, recevant les rayons du soleil, était au-dessus: une ouverture avait été pratiquée dans la montagne! Et bientôt, on vit paraître, au sein de ce nuage, un homme des plus étranges.
 
Il portait un costume entièrement noir, qui lui était comme une seconde peau, et lui recouvrait jusqu’à la tête: il pénétrait ses oreilles dans leurs moindres parties, en épousant leurs plus fins détails; même les conduits semblaient en être revêtus - sans pour autant qu’ils en fussent bouchés, sans que cela le gênât en rien pour entendre.
 
Sur son poitrail avait été brodé, en fils dorés, argentés et vermeils, un canon, de la marque Gribeauval: signe de sa puissance; lorsque le mal approchait, cette image étincelait, comme si des flammes cosmiques devaient en sortir: le fût était un lien avec les forces célestes.
 
Son nez aquilin dénotait du reste une vigueur de volonté unique en son genre.
 
Curieusement, ses yeux, qui avaient la forme d’amandes, n’avaient pas de blanc; pareils à du charbon, ils étaient un puits vers l’infini, au sein de son visage fermé: mais on y décelait de fins éclats d’or, reflet exact des étoiles. Et quiconque subissait son regard se sentait scruté jusque dans ses tréfonds!
 
À sa taille, une écharpe de soie bleu azur était attachée par un nœud léger, et laissait pendre ses pans le long de ses cuisses. Sur ses épaules, une capeline blanche flottait doucement.
 
Or, sa main droite, nue, longue et décharnée - telle était aussi l’autre main -, tenait un fusil encore fumant: et c’était d’un tir de cette arme incroyable qu’il avait fait un trou dans la montagne!
 
Car à l’origine simple fusil de chasse à un coup, elle avait été refondue totalement par les gnomes des profondeurs sous la direction de Cyrnos, le génie de la Corse; et voici! elle scintillait à tous les yeux. Le canon était être taillé que dans un bloc d’argent lamé d’or et serti de pierreries; une inscription avait été gravée en son sein par ce même Cyrnos, qui lui donnait ses pouvoirs miraculeux: il s'agissait d'une formule magique écrite dans le langage des ogres. Par sa grâce, un esprit l'habitait, qui lui donnait sa force!
 
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Quant à la crosse, elle était du bois le plus précieux, taillé dans l'arbre de vie des jardins de Cyrnos - celui dont les fruits rendaient immortel et qui était né de l'arbre de vie du paradis terrestre, aux franges de la Lune: en s'exilant de ce monde supérieur, l'immortel avait emporté la branche qui abritait son ancienne demeure, afin de s'en bâtir une semblable sur Terre; il l'y avait plantée, et il en était né son propre arbre de vie, copie du précédent. Les fruits, les feuilles, les racines, peu à peu, avaient créé, dans la nappe d'éther, une terre, et elle avait pris plus tard le nom de Corse. Mais il s'agit d'une histoire à raconter en détail un autre jour. Toujours est-il que la crosse de ce nouveau héros était faite de ce bois dont est fait celui de l'âme corse, qui est l'essence du pays: sur elle il pouvait s'appuyer lorsqu'il en déclenchait le feu cosmique.
 
Or, Solcum, dès qu’il le vit, reconnut en lui un homme vaillant qui lui avait été présenté par sa dame, lorsqu’il avait été envoyé en mission sur la Terre: elle avait, par son art magique, crée son image, et donné son nom, lui expliquant qui il était, d’où il venait, et quelle était sa destinée. Car il avait fallu lui présenter ceux qu’il devait craindre, et aussi ceux sur qui il pouvait compter, qui pourraient se révéler de sûrs alliés, dans sa lutte contre les puissances des ténèbres. Il avait en face de lui le propre fils de Cyrnos, du génie de la Corse, qui en son nom la gardait dans le mystère du monde éthérique, et qu'on nommait Captain Corsica!
 
Or, qui était cet être étrange, et ce qu’il advint ensuite, ne pourra être dit que dans un prochain épisode.

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