02/04/2008

Nicolas Sarkozy aux Glières

article_glieres.jpgIl y a quelque temps, Nicolas Sarkozy est venu faire sa visite annuelle au plateau des Glières, conformément à la promesse qu'il avait faite juste avant son élection à la Présidence de France. Il s'est recueilli sur la tombe de Tom Morel, un des acteurs les plus respectés de la Résistance savoyarde, et a déclaré le lieu magique. Les anges veillaient sur lui et le souvenir de ses héros, sans doute!

Il a aussi déclaré qu'il avait découvert la région grâce à son ami Bernard Accoyer, le député-maire d'Annecy-le-Vieux et président de l'Assemblée nationale, et qu'il adorait la fondue. (On dit que c'est le plat qu'il a mangé le soir de ses noces avec sa troisième épouse.) Il n'a pas dit, en revanche, qu'il avait eu une grand-mère issue d'une famille savoyarde sujette du roi de Sardaigne: cela ne prouve rien, évidemment; en plus, sa grand-mère s'était installée à Paris avant de se marier.

En venant saluer la Résistance à l'occupant en Haute-Savoie, il marche (volontairement ou non) dans les traces de Dominique Strauss-Kahn, allobroges.jpgqui (à l'époque où il pensait pouvoir devenir lui aussi président des Français) avait déclaré, à Bonneville - au sujet de son député de 1940, qui n'avait pas voté les pleins pouvoirs à Pétain -, que l'âme de la République s'était réfugiée dans nos Alpes, durant l'Occupation. C'est amusant, car (consciemment ou pas) cela faisait écho à l'hymne des Savoyards, dit des Allobroges - en réalité de la Liberté -, qui affirme aussi que cette dernière, chassée de partout, et notamment de France (après le coup d'Etat de 1851), s'était réfugiée chez les Allobroges. On connaît le refrain (que j'ai entendu entonner à Samoëns, alors que je ne savais pas encore parler moi-même):

Allobroges vaillants, dans vos vertes campagnes,
Accordez-moi toujours asile et sûreté,
Car j'aime à respirer l'air pur de vos montagnes,
Je suis la Liberté !

Des paroles de Joseph Dessaix, dont j'ai déjà parlé à propos de sa pièce de théâtre satirique sur le rapt du mont-Blanc par la Jungfrau, où cette chanson se trouvait: elle terminait la représentation.

12:06 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook