14/07/2018

La vie de saint Fintan

Findanus_von_Rheinau.jpgLe dernier texte en latin d'Irlande que j'aurai lu, je pense, est la Vie de saint Findan, ou Fintan, qui a fini son existence comme moine en Suisse, au bord du Rhin. Il était irlandais de naissance, et fut capturé par des Vikings, au neuvième siècle, époque à laquelle l'Île Verte fut continuellement mise à sac par des Danois en bateau. Elle fut même intégrée à leur empire. Saxo Grammaticus le raconte: un roi danois s'installa à Dublin.

Fintan est réduit en esclavage, et parvient à s'échapper de la façon suivante: au cours d'une rixe entre deux équipages danois sur la mer, il combat spontanément en faveur de son maître, qui lui ôte du coup ses chaînes, et le laisse assez libre. Une fois les Vikings débarqués sur une île, il en profite pour se cacher sous un gros rocher, que devait bientôt baigner la marée. Quoique trempé jusqu'aux os, il tient bon, ne se montre pas, tandis que ses gardes le cherchent partout et l'appellent. Il fait vœu de devenir moine.

Il réalise ce vœu et achève sa vie, comme je l'ai dit, au bord du Rhin. Le texte raconte qu'il ne cessa jamais de réduire sa ration de nourriture, s'efforçant, avec l'assentiment de son supérieur, de ne plus vivre que d'eau et de quelques morceaux de pain. Et bien sûr de l'amour de Dieu.

Le récit fait peu de temps, pense-t-on, après sa mort, alors que l'Europe est carolingienne, fait également état de visions étranges, bien éloignées de celles qu'avait eues, un siècle auparavant, son compatriote saint Colomba. Car si celui-ci voyait les anges combattre les démons pour se disputer des âmes de pauvres mortels, saint Fintan a des visions plus inquiétantes et moins classiques, apercevant des figures monstrueuses de géants aux yeux rouges, de démons. Ce sont ses satan-medieval.jpgtentations. Elles prennent l'allure d'êtres humains.

Il eut donc une vie difficile, âpre, et l'on ne perçoit pas le souffle qui soulève la vie de saint Colomba ou les écrits de saint Colomban. On s'approche de l'époque féodale, et le monde semble se couvrir de ténèbres.

Fintan n'en fut pas moins un modèle pour bien des moines, et il eut certainement une influence importante dans les monastères suisses qu'avaient souvent fondés des Irlandais, comme on ne l'ignore pas, notamment des disciples de Colomban.

Il n'y a pas que des elfes et des merveilles énigmatiques dans la littérature irlandaise, qui est souvent plus classique qu'on se l'imagine. Comme je l'ai déjà dit, il y a aussi, assez clairement, l'origine de la littérature fantastique, les êtres fabuleux étant assimilés par les chrétiens volontiers à des passions mauvaises, à des manifestations démoniaques. Cela existait dans l'antiquité romaine: il y avait les Larves, et autres monstres. On pouvait en être possédé: on était alors réputé fou. L'Évangile en parle. Mais cela s'est développé au sein du christianisme occidental, peut-être particulièrement en Irlande. La mythologie irlandaise primitive contenait des monstres, qui combattaient aux côtés des héros, ou contre eux; mais leur dimension morale, dans la littérature latine, est désormais rendue explicite: ils émanent de l'âme humaine, de ses mauvais penchants. Ils sont hallucinatoires. Fintan les a vus, et leur portrait est saisissant.

07/12/2017

La poésie de Léopold Sédar Senghor

femme.jpgÀ l'Emmaüs de Cranves-Sales, je trouve un volume rassemblant les principaux recueils de poèmes de Léopold Sédar Senghor, qui ont toujours attisé ma curiosité. En effet, je suis dans la pensée que la France est enfermée dans son matérialisme de principe, et que l'imagination est dans les faits libérée chez des auteurs francophones non français, tel l'Américain Charles Duits. La théorie peut bien en être défendue par André Breton, elle n'est appliquée pleinement que par des étrangers - parmi lesquels les Suisses, que ce soit en s'appuyant sur des mythologies exotiques comme Blaise Cendrars ou sur les traditions locales comme Ramuz et Gonzague de Reynold.

Senghor était sénégalais, et l'assumait. Les premiers recueils sont une mise en français du chant épique des griots, avec les esprits des lieux et les génies des tribus, les ancêtres veillant, le souvenir des combats d'autrefois. Il s'y mêle des revendications légitimes, liées à l'universalité des valeurs de la République qu'intelligemment Senghor fait émaner du catholicisme: ne voulant aucunement rompre avec la divinité et ne croyant pas à la lutte des classes, il a rapidement abandonné le communisme, à la mode chez les peuples aspirant à la liberté, pour adopter la doctrine plus profonde et plus juste, plus subtile de Pierre Teilhard de Chardin. Et dans ces premiers recueils, l'articulation entre l'esprit universel, la personne cosmique et catholique de l'humanité entière, et la mythologie africaine a quelque chose de grandiose, qui m'a enthousiasmé infiniment.

On sent, avec son recueil le plus célèbre, Éthiopiques (1956), un léger infléchissement de la pensée. Senghor s'efforce de créer une mythologie nouvelle, propre à l'Afrique et participant du Surréalisme. Il dépasse le nihilisme de celui-ci pour rejeter l'idée de l'Absente et adopter celui de la Présente - peignant une dame sublime, une déesse, qui est l'âme même de l'Afrique. C'est l'aboutissement de son cheminement poétique:

Ses mains d’alizés qui guérissent des fièvres
Ses paupières de fourrure et de pétales de laurier-rose
Ses cils ses sourcils secrets et purs comme des hiéroglyphes
Ses cheveux bruissants comme un feu roulant de brousse la nuit.
Tes yeux ta bouche hâ! ton secret qui monte à la nuque…
mamiwata.jpg[…]
Woï! donc salut à la Souriante qui donne le souffle à mes narines, et
engorge ma gorge
Salut à la Présente qui me fascine par le regard noir du mamba, tout
constellé d’or et de vert […].

Elle est bien l'Esprit, le mot qui inspire le poète - et, dans les ténèbres, l'âme des hommes. Senghor, comme le disait Jean-Luc Bédouin définissant le Surréalisme, met à jour les archétypes collectifs en les faisant siens; il forge des mythes.

Pour les recueils qui suivirent, je suis demeuré sceptique, car le poète s'emploie à illustrer ses sentiments d'amour tristes par des images exotiques, et si parfois les vieilles fulgurances reviennent, il donne l'impression de se répéter et d'être tourné surtout vers soi et ses problèmes domestiques, peut-être sous l'influence des poètes parisiens – ou bien, accaparé par ses importants soucis, avait-il perdu part de son génie?

Il en a, quoi qu'il en soit, suffisamment montré pour qu'on le loue.

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16/04/2017

La Terre le corps de Jésus-Christ (Gonzague de Reynold)

gonz.jpgDans le livre d'Augustin Matter sur Gonzague de Reynold dont j'ai déjà parlé, il est rapporté une citation de l'écrivain suisse qui m'a frappé. Elle est tirée d'un texte de 1916, publié dans Le Journal de Genève et prenant la forme d'une prière à la Vierge - Notre-Dame: on se souvient que Reynold était fervent catholique. Or, d'abord nationaliste, et favorable à la France, il encouragea, avant 1914, à la guerre; mais après deux ans de combat, il eut honte, et prit conscience de la catastrophe. Influencé par Romain Rolland, il proclame son désir de paix universelle, et n'entend plus séparer les hommes et les peuples en bons et en méchants.

Il s'exclame: Je veux vous supplier pour tous les hommes, pour ceux qui luttent et qui souffrent; […] vous supplier pour tous les peuples, quel que soit leur langage, quelle que soit leur cause […]; car les hommes et les peuples, ils sont les membres rachetés de Jésus-Christ, ton fils, car la terre est le corps de Jésus-Christ (cf. Augustin Matter, Dire la Suisse, Bruxelles, Peter Lang, 2017, p. 97).

C'est assez bouleversant, car ce moment, où Reynold écrit ce texte, le fait passer du nationalisme au christianisme universel, du culte d'un peuple au culte de l'esprit de l'humanité entière - auquel est assimilée physiquement la Terre, spirituellement Jésus-Christ.

Pour les novices, je rappelle que, dans le christianisme ancien, le sang de Jésus-Christ a pénétré la terre et le corps des hommes - fait aussi de terre -, pour les imprégner de sa divinité et les racheter, les arracher au mal. Il ne s'agissait pas seulement d'une idée théorique: on l'entendait au sens littéral, le sang de ce dieu fait homme ayant ce pouvoir, contenant cette invisible vertu.

En adhérant pleinement, ouvertement, définitivement à ce mythe, Gonzague de Reynold réapprenait à dépasser le culte de la nation, ou, comme il disait, de la race - laquelle il n'entendait pas au sens physique: et il rejeta avec énergie le rabaissement racialiste d'Adolf Hitler, la réduction de l'homme à un fait matériel, à l'hérédité physique. Mais dans le passage ci-dessus, on peut distinguer de toute façon ce qui l'opposait au néopaganisme du nationalisme ordinaire.

Les peuples demeuraient, certes, des réalités spirituelles dignes de ce nom, puisqu'ils étaient les membres du corps de Jésus-Christ; mais le tout seul était digne d'adoration.

À vrai dire, Reynold ne relativisa pas autant la valeur des nations que beaucoup de prêtres catholiques - tel le Savoyard Louis Rendu, qui voulait qu'on respectât les peuples, mais en tant qu'expressions de la diversité naturelle de l'humanité, et qui les mettait en relation avec la diversité des lieux où ils prenaient naissance: pierre-teilhard-de-chardin-4.jpgpas davantage. Mieux encore, Pierre Teilhard de Chardin ne voulait voir que le Christ, l'humanité dans son ensemble, et assimilait le nationalisme à des apories dépassées. Mais, justement, la guerre de 1914-1918 fit prendre conscience à Reynold que globalement Teilhard ou ceux qui pensaient comme lui étaient dans le vrai. Lui qui, auparavant, avait déclaré que la guerre était purificatrice, et maintenant l'assimilait simplement au mal, était lui-même purifié dans ses pensées par elle. Les êtres qui mouraient - et qui, peut-être, acquéraient, dans la lumière, une vision d'ensemble de l'humanité et de la Terre - l'inspiraient.

Ce qui est beau aussi est que cela ne soit pas une vague déclaration humaniste et universaliste, mais que l'idée s'illustre par le mythe chrétien médiéval, un merveilleux chrétien oublié mais à l'échelle du monde, un merveilleux chrétien dont le mondialisme actuel a au fond plus besoin que d'adoration rétrograde des peuples, ou que de chiffrages des affaires.

(Ajoutons que l'articulation des membres divers d'un seul corps, Reynold la voyait d'abord en Suisse, qui entretenait la paix entre les Allemands et les Gaulois, en son sein!)

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10/04/2017

L'âme de la Suisse par Gonzague de Reynold

dire.jpgProfesseur et doctorant, Augustin Matter m'a récemment envoyé le livre qu'il a tiré d'un mémoire universitaire consacré à Cités et pays suisses, le grand œuvre de Gonzague de Reynold. Il s'intitule Dire la Suisse: quête d'identité et vocation littéraire dans « Cités et pays suisses » de Gonzague de Reynold (Bruxelles, Peter Lang, 2017). J'avais lu un recueil de poésie de Reynold, et l'avais bien aimé: les éléments y étaient personnifiés d'une façon très vivante.

Ce texte savant cite de beaux passages du livre célèbre, et sans rien édulcorer essaie de restituer le projet paradoxal et grandiose de son auteur: illustrer l'âme de la Suisse. Comme le dit Augustin Matter, il ne le fait pas à partir de son imagination, mais, dans une démarche aristotélicienne et thomiste, à partir des perceptions physiques.

Toutefois, il fait à un certain moment le portrait de la Suisse comme une femme armée, et cette Valkyrie m'a plu. Il fait aussi s'affronter dans le paysage suisse les dieux grecs et les dieux scandinaves, et cela m'a rappelé La Tentation de saint Antoine de Flaubert.

L'essence de la pensée de Gonzague de Reynold est justement dans cet affrontement. La Suisse unit sans les confondre des peuples du nord et du sud. Il s'est agi de rassembler les gens qui en Europe ne voulaient pas se laisser assujettir aux monarques absolus, selon un esprit de liberté dont l'enjeu est qu'il n'a pas de langue propre, et ne semble pas s'incarner directement. Reynold essaie donc d'en saisir la substance par-delà l'apparence de diversité.

L'articulation des particularismes avec l'unité globale, l'harmonisation des différences par le fédéralisme apparaît comme le secret de la Suisse, mais aussi de l'Europe, si elle veut s'unir - et elle doit le faire. Mais cela suppose de ne pas renoncer à assumer l'héritage spirituel européen, à la fois humaniste et chrétien.

On n'est pas loin de Joseph de Maistre et de son Europe essentiellement catholique, à la différence que Reynold, quoique également catholique, veut atténuer l'opposition entre le catholicisme et le protestantisme. À ce titre, il paraît bénéficier du romantisme allemand, tel qu'il s'est exprimé à la fois dans ses tendances du Reynold.jpgnord et du sud - catholiques et luthériennes -, et y a trouvé une unité. Mais préférant la collectivité à l'individu, il avait aussi des liens avec Maurras, et aspirait à un nouveau classicisme.

Ramuz lui reprochait cette recherche obstinée de l'esprit suisse, lui qui se voulait surtout vaudois, ou au moins romand. Il constatait, pour ainsi dire, ce qui existait vraiment, au lieu de rêver un horizon incertain.

J'aime assez cette littérature suisse du vingtième siècle, qui, comme la Savoie du siècle précédent, a tâché de créer de la mythologie et de l'épopée sans rompre avec les traditions, sans sombrer dans le chaos du surréalisme. Elle est méconnue. D'un autre côté, elle manque parfois d'ardeur imaginative; c'était l'intérêt du surréalisme. Mais je pense que Reynold mérite mieux que l'oubli dans lequel on a voulu le plonger, et j'espère que l'excellent livre d'Augustin Matter, clair, judicieux, bien construit, captivant, pourra atténuer le rejet dont il fait paraît-il l'objet.

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15/12/2015

Nation et diversité

teilhard_de_chardin.jpgEn France, les partisans de l'unité nationale défendent volontiers l'uniformité culturelle, notamment par le biais de l'éducation. Mais une nation se crée-t-elle de toutes pièces? Teilhard de Chardin pensait que les nations étaient issues du même mouvement que les espèces animales, et il s'appuyait à ce sujet sur les langues: sa réflexion était culturelle. Joseph de Maistre de la même façon évoquait le génie des peuples comme n'étant pas une métaphore mais une réalité spirituelle. La France a son génie, son esprit qui parle aux individus au-dessous de la conscience, qui les influence depuis les profondeurs de l'âme, et c'est ainsi que se crée physiquement la nation. Les lois conçues depuis l'intellect, par conséquent, sont creuses, disait-il encore: toute loi vraie émane de ce génie national, et l'individu génial ne peut que la saisir - non la créer.

Les nations émanent de la nature humaine: elles ne se décrètent pas. Il est donc vain d'imposer une ligne culturelle unique. Si la nation est une réalité, les individus libres font des choix qui se recoupent avec ceux de la nation, car leur liberté est spontanément influencée par leur appartenance à cette nation.

Même si les individus libres ne faisaient pas des choix cohérents, faudrait-il les forcer? À Dieu ne plaise que cela existe en France, nation séculaire et unie! Mais cela ne voudrait-il pas dire qu'ils n'appartiennent pas au même peuple?

Naturellement, depuis qu'est apparue la philosophie des Lumières, le matérialisme autorise certains à croire que les nations sont des fabrications de l'intellect, qu'elles émanent de décisions de splendides démiurges. Et il se peut bien que l'administration française soit peuplée de gens qui voient les choses de cette façon. Mais je suis toujours étonné de voir que les chefs du parti écologiste partagent aussi cette vision des choses, car elle me semble hostile à toute idée de lien profond entre l'homme et la nature.

Est-ce que l'État a le pouvoir de faire du lézard et du moineau une seule espèce? C'est la question. Et comme je n'en crois rien, je crois non à un système national unitaire, mais à un système fédéral. Je crois à la République, à ses valeurs; mais je crois que celles-ci parlent à l'intelligence, et que les traditions parlent à l'instinct, au sentiment, qu'il ne s'agit pas de la même chose. Même Jean-Luc Mélenchon a admis que le projet républicain était antérieur à la question de la langue, qu'on pouvait adhérer aux principes de la République sans être particulièrement francophone.

La République constitue d'abord un choix de société, qu'on fait librement. Mais si une culture unitaire est imposée, peut-on parler de choix libre? Est-ce que cette méthode ne consiste pas à imposer, indirectement, le choix même?

Un choix de société peut pourtant être fait par des cultures différentes, et en plusieurs langues; la Suisse en donne l'exemple.

On présuppose l'existence d'un peuple qu'en même temps on s'efforce de créer. La logique en est obscure. Prétend-on que la culture de Paris est la vraie culture de tous les Gaulois, et que ceux-ci ont été aliénés par Frederic_Mistral_1.jpgd'autres? Il est vrai qu'on accuse souvent les régionalistes d'être des suppôts de l'étranger. On prétend, par exemple, que le duc de Savoie a imposé aux Savoyards une culture dont ils ne voulaient pas, et qu'ils étaient manipulés et arrachés à leur vraie nature. C'est de cette manière qu'on peut justifier le rejet de la culture de l'ancienne Savoie: en la prétendant artificielle.

Mais elle ne l'était pas. Il faut même admettre que, comme le disait Mistral, la poésie dialectale est souvent plus sincère que la poésie en français. Et bien que les poètes du duché de Savoie écrivissent principalement en français comme les Suisses et les Belges, ils étaient profondément sincères, parce que le royaume de Sardaigne était peu centralisé: on attendait d'eux une inspiration essentiellement savoisienne, et ils s'exécutaient avec enthousiasme. Même leur universalisme se colorait, comme en France, de références propres. Son socle était ainsi rendu plus solide.

Pour moi, le peuple aspire intimement au fédéralisme, même en Île de France, et c'est la pression culturelle du gouvernement qui l'empêche de s'affirmer en ce sens. La façon étonnante dont, au soir des élections régionales, les treize régions françaises étaient, à la télévision nationale, devenues douze - cinq pour la gauche, sept pour la droite - après l'élection des autonomistes en Corse, en dit assez long: le public est formaté, comme on dit. En tout cas c'est ce que je crois.

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