Le patois de Genève

1479062291.jpgLa Salévienne, dont j’ai parlé la semaine dernière, a réédité, il y a quelques années, une chanson en patois de Genève, écrite par le citoyen Jean Mussard, et dirigée contre les Savoyards et leurs curés, La Conspiration de Compesières. (En effet, cette chanson a été composée à une époque où Compesières, non encore rattachée à l’Etat de Genève, rassemblait des comploteurs qui pensaient ramener la cité de Calvin à l’Eglise latine et au duc de Savoie.) Le volume avait été préfacé par Claude Barbier, et la traduction assurée par Olivier Frutiger, un écrivain franco-suisse, membre de la Société des Auteurs savoyards mais actif aussi dans la Culture romande. Il s’est rendu, en propre, l’auteur de plusieurs articles sur les traditions locales, ainsi que de quelques poèmes en patois de Bogève, dans la Vallée verte. C’est à ce titre que je lui ai consacré un article cette semaine dans Le Messager. Olivier Frutiger est un spécialiste du patois local, et peut attester que celui de Genève et celui de Bogève ont des proximités, que d’ailleurs suggère le suffixe similaire, renvoyant au mot désignant l’eau, chez les vieux Allobroges : ëwa. (Tout comme le Salève et Megève, pour ainsi dire - mais aussi Evian !)

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