Parkings

2142338161.jpgJean-François Mabut a proposé, il y a quelque temps, sur son blog, de créer, à la frontière, de grands parkings pour les travailleurs frontaliers, afin de désengorger les rues genevoises. C’est une bonne idée, mais comme M. Mabut pensait à des parkings créés du côté français, on a du mal à croire qu’elle est réalisable, puisqu’il serait étonnant que les contribuables français acceptent de payer pour désengorger les rues genevoises. De surcroît, il proposait d’allonger les lignes de transports en commun jusqu’à ces parkings ; or, il paraît plus sensé de placer ces parkings aux bouts actuels de ces lignes : on ferait des économies, dans l’absolu. Enfin, M. Mabut, en tant que citoyen genevois, lui-même, peut essayer de convaincre son propre gouvernement de créer des parkings ; tandis que je doute que les élus français aient à son endroit une oreille spécialement attentive, sauf son respect. Bref, on peut rêver tout haut le monde futur, mais une fois encore, il s’agit d’être réaliste. Ou alors, il faut se consacrer à la poésie : car dans la poésie, on peut décrire le monde futur idéal sans se soucier des moyens de sa mise en œuvre. C’est ce qui est beau.

Commentaires

  • Cher Monsieur,

    On voit que vous êtes complètement "à côté de la plaque" ! Sachez que la moitié des revenus d'impôts de la plupart des communes françaises en zone frontière, Saint-Julien, Chens sur Léman, Douvaine, Collonges-sous-Salève, Ferney, Veigy, etc.... percoivent le 50% des rentrèes d'impôts provenant des FRONTALIERS !!!!! que deviendraient ces communes sans revenus frontaliers ??? donc, le plus simple serait de demander à ces communes de faire construire des parkings ou alors d'accpeter de ne plus recevoir d'impôts de frontaliers !! Imaginez, le revenu des ces communes divisé par 2 !?

  • Cher Monsieur Mogenet, si nous continuons de raisonner en termes d'oppositions, de confrontation, de rivalités et de chacun chez soi, nous ne nous en sortirons jamais.
    Si je vous le concède, l'arrogance est souvent ou a trop souvent été genevoise, il faut maintenant dépasser ce stade dans l'intérêt de tous. C'est le sens de la création d'un Haut Conseil du Genevois, élu de part et d'autre de la frontière, qui est l'une des propositions radicales pour la Constituante.
    Concrêtement, des parkings coûtent sans doute à la construction, mais ensuite peuvent fort bien être rentabilisés, n'étant pas gratuits. De plus ils ne coûtent pas forcément à la collectivité, vu qu'ils peuvent être financés par des fondations privées ou semi-publiques. Or comme vous le savez, ce ne sont pas les fonds qui manquent à Genève en cas de besoin.
    Enfin, une part non négligeable des recettes fiscales des communes françaises voisines proviennent des fonds frontaliers. Les frontaliers sont à la fois une manne et une plaie pour les communes ceinturant la frontière. Construire ces parkings en amont de Saint Julien et dans la zone commerciale de Gaillard Etrembières, par exemple, donc aux sorties d'autoroutes, tout en les reliant efficacement au CEVA et au réseau des TPG, éviterait à ces communes frontalières françaises le flot des embouteillages pendulaires. Nous avons tous à y gagner.
    Comme vous le voyez, ce qui a beaucoup manqué ces trente dernières années, c'est la volonté d'oser se parler et d'aborder les problèmes non pas en rivaux ou en jaloux, mais en couple désireux d'oeuvrer ensemble dans un but commun.
    Si j'ai bien compris, vous habitez à quelques dizaines de kilomètres de la frontière. Ce qui sans doute explique que vous n'ayez pas une compréhension immédiate du problème.

  • M. Souaille, j'habite bien dans une commune qui possède des bouchons matin et soir sur la route de Genève. J'ai aussi travaillé à Saint-Julien. J'ai vécu également à Paris, et je puis vous dire que des bouchons à l'entrée des villes, j'en ai toujours vu. Mais excusez-moi, M. Mabut parlait de parkings non dans des communes françaises dans l'abstrait, mais réellement posés contre la frontière. Ce n'était donc pas pour désengorger les communes françaises.

    Sinon, donner de l'argent à quelqu'un et lui dire comment en utiliser la totalité, est-ce que cela a un sens ? Autant le salarier directement.

  • (Au demeurant, les frontaliers s'en fichent, à mon avis, de laisser ou non leur voiture à la frontière : ce qu'ils veulent, c'est arriver au travail à l'heure. Je ne suis pas persuadé qu'ils tiennent spécialement à ce qu'il y ait des parkings à la frontière, que ce soit du côté français ou du côté suisse. Je crois même que laisser sa voiture et prendre un bus - qu'il faut attendre - est plutôt pénible. Ne prendre qu'un seul véhicule est toujours préférable. Le problème n'est pas propre aux frontaliers, mais est globalement genevois. Comment trouver des salariés pour toutes les florissantes entreprises genevoises sans pour autant souffrir de surpopulation, c'est un problème propre à Genève, à mon avis. Je ne suis pas persuadé que les Genevois aient absolument besoin des Français pour le résoudre, mais en tout cas, si les Français peuvent aider, on ne doit pas forcément compter sur eux pour le résoudre : cela ne serait pas très réaliste. En tout cas, c'est mon avis.)

  • Personne ne compte uniquement sur l'autre pour résoudre quoi que ce soit. Il y a des échanges et des concertations, déjà en cours. Davantage de logements construits à Genève, moins de mitage du territoire en France voisine par exemple. Pour avoir conversé avec JF. Mabut et des candidats aux municipales françaises comme Antoine Vielliard par exemple sur ce sujet, il est clair que l'irrigation du système de transports en commun est fondamentale. De même que l'utilisation des fonds frontaliers. Personne ne parle d'en dicter l'usage et surtout pas dans sa totalité. Mais il y a peut.être mieux à faire que de se payer les plus jolis lampadaires de France. Ce sont des Fran4ais qui le disent.
    50 000 frontaliers travaillent à Genève. C'est un fait. Changer cela d'un trait de plume serait dramatique. Faire des efforts de part et d'autre, cela veut dire aussi élaborer les montages financiers permettant de réaliser les projets d'aménagement nécessaire.
    Même si leur situation n'est plus ce qu'elle a été, les frontaliers conservent un statut assez privilégié, qui fait des jaloux tant en France qu'en Suisse. Il parait logique qu'ils participent à l'amélioration des problèmes qu'ils posent. Notamment en contribuant au paiement des infrastructures de transport public, mais aussi mixte rail-route, dont ils seront les premiers bénéficiaires. Pour peu que ces infrastructures soient efficaces et performantes.
    Accessoirement, comparer Genève à Paris nous honore Mais il faut garder le sens des proportions...

  • M. Souaille, il est avéré que malgré les accords passés en ce sens, il n'y a pas eu plus de logements nouveaux à Genève en 2007 qu'en 2006. Les frontaliers peuvent participer pour ce qu'ils représentent comme plus-value dans les entreprises qui les emploient, si vous voulez. Mais ils ne sont pas réellement responsables des problèmes qu'ils posent, car la responsabilité de leurs déplacements incombe en fait aux entreprises qui les emploient, et dont ils ne sont que des membres parmi d'autres, souvent même pas spécialement aux postes les plus élevés. De surcroît, les frontaliers ne représentent pas l'ensemble des gens qui vivent à la frontière. M. Vielliard a été battu, aux élections : c'est bien qu'il n'est pas représentatif. Il était pourtant très favorable à Genève. Mais il a été battu. Mon avis est qu'il vaut mieux discuter avec ceux qui sont représentatifs de la majorité, plutôt qu'avec ceux avec lesquels on sera le plus souvent d'accord, pour savoir ce que pensent et ressentent les Français qui vivent à la frontière. Des Français pensent qu'ils peuvent payer avec leur propre argent des parkings juste à côté de la frontière pour éviter aux Genevois l'engorgement, vous croyez ? Moi, je n'y crois guère. Ou alors, ils ne représentent qu'une minorité.

    De donner ce fait que je crois objectif n'est pas ne pas souhaiter aux Genevois les meilleures choses du monde. Moi, je les leur souhaite. Quand je viens à Genève, je trouve aussi qu'il y a trop de voitures. Mais enfin, je trouve qu'à Annecy, c'est pareil.

    Quant aux réverbères, je n'ai pas remarqué qu'ils étaient laids, à Genève. Mais historiquement, l'argent donné par l'Etat de Genève directement à la Haute-Savoie et à ses communes existe parce qu'un ancien maire de Genève qui habitait en Haute-Savoie s'est un jour plaint auprès du maire de la commune qu'il habitait que l'éclairage public et les routes étaient dans un état pitoyable. Son homologue savoyard lui a répondu qu'il n'avait qu'à lui donner l'argent de ses impôts. Cela prouve bien qu'au départ, cet argent ne devait servir qu'à entretenir les routes et l'éclairage public. Ensuite, on l'a aussi utilisé pour les écoles, les collèges, les lycées. Globalement, donc, il s'agissait des conditions de vie au domicile des frontaliers, et non de l'accès au lieu de travail. L'accès au lieu de travail est bien moralement à assumer par les entreprises, ou leur gouvernement de tutelle. La participation aux frais de ceux qui s'occupent de l'entretien du domicile vient de ce que les communes françaises sont elles aussi engorgées par la circulation automobile. J'ai pris l'image qui illustre mon article de la présentation d'un projet de parking souterrain à Annemasse. Il va se faire : il est en construction. Mais rêver d'un parking financé ou assumé par les Français au bout de leurs communes frontalières, le long même de la frontière, je crois quand même que c'est un peu comique. Si au moins M. Mabut avait proposé un parking à cheval sur la frontière ! Enfin, la ficelle est un peu grosse. Il n'est simplement pas content que l'Etat de Genève paie un train pour acheminer les salariés de Genève à leur lieu de travail. Mais c'est quand même bien les entreprises de Genève qui emploient ces personnes, et les élus genevois le savent parfaitement. A Berne, on le sait encore mieux. Le CEVA a été admis comme étant d'utilité publique. Enfin, croyez-moi, les frontaliers ne sont pas spécialement heureux d'inonder les rues de Genève de leurs automobiles.

    Mais réellement, devoir s'arrêter juste avant la frontière et prendre un bus, cela ne ressortit pas, extérieurement, à la protection d'une cité en particulier : le ressort en est bien territorial. Si la cité de Genève arrivait jusqu'à la frontière, je comprendrais le raisonnement de M. Mabut, mais ce n'est pas le cas ; et en parlant de frontière territoriale, et non de cité opposée à la campagne, c'est bien lui qui crée une opposition entre les deux côtés de la frontière. Moi, je pense que si on veut ne pas créer une telle opposition, il faut soit construire des parkings à l'entrée de la cité, c'est à dire à l'intérieur du canton de Genève, partout sauf à Chêne, car à cet endroit, le tissu urbain est continu : mais précisément, la cité, à cet endroit, s'étend à travers Annemasse, qui est en train de bâtir à la fois un parking et une ligne de train nouvelle : que demander de plus ? Sinon, on peut aussi créer des parkings bien en amont de l'Arve, au-delà d'Annemasse, même, ou au-delà de Saint-Julien, pour désengorger aussi les villes frontalières. Mais parler d'un parking juste à la frontière du côté français, c'est précisément bloquer totalement toute évolution cohérente et globale d'une métropole transfrontalière : car c'est la séparer en deux selon les frontières nationales. Les intérêts des uns et des autres restent alors complètement séparés. Ce n'est pas ce que veut M. Mabut lui-même, j'en suis persuadé : mais il a instinctivement réagi en fonction d'une séparation à laquelle il est accoutumé. Et l'effet en est bien celui que j'ai dit.

  • Monsieur R.M.

    Expliquez-moi, comment vous faites pour aller travailler à Genève, lorsque vous habitez Yvoire ?????? Réponse svp ! je vous signale que le parking d'Hermance et déjà plein à 7.30 h. le matin, qu'il n'y a AUCUN BUS pour la douane de Chens sur Léman et que le bus doit se prendre à Hermance !

    J'attends vos solutions !!!

  • Personnellement, si j'étais dans une telle situation, je demanderais à mon employeur de demander à l'Etat de Genève d'ordonner l'agrandissement du parking d'Hermance. Si cet agrandissement ne pouvait se faire qu'en s'étendant vers la France, je m'attendrais à ce que l'Etat de Genève demande une concession territoriale à la France. Ce qui a trait au travail doit suivre la hiérarchie propre à l'entreprise, à mes yeux. Je crois à la cohérence de l'entreprise et à l'implication de l'ensemble de ses membres dans les problèmes liés aux conditions de travail. Si un dirigeant d'entreprise ne veut pas s'y intéresser, il faut, je suppose, s'adresser aux syndicats.

  • (Car enfin, dans le contrat de travail, l'adresse est présente. Les contractants ne l'ignorent nullement. La responsabilité est donc la leur.)

  • Bonjour,

    En premier lieu pour les commentateurs, si les fonds frontaliers représentent des montants importants qui sont bienvenus pour les communes françaises, ils ne représentent pas plus d'environ 15% des ressources pour les communes qui en touchent le plus. Ensuite, il faut relativiser la générosité du canton qui conserve 80% des impôts prélevés à la source sur les frontaliers alors que selon la règle commune appliquée aux autres cantons ces impôts devraient être prélevés par l'Etat Français. Il serait sage que le canton réinvestisse les 80% restant avant que ne soit mis fin l'exception Genevoise du prélèvement a la source. Des ressources publiques existent de part et d'autre de la frontière, il faut surtout faire des choix politiques sur comment les affectes.

    Sur les parkings.. la question n'est pas tant celle des parkings que celles des transports en commun. L'absence de transports en commun transfrontaliers (et leur cout 50% plus élevés pour les frontaliers que pour les habitants du canton) ont déjà réduit la qualité de vie de notre région : stress et perte de temps des embouteillages, pollution, temps de transport aléatoire. La paralysie de notre région nous coute en temps, en qualité de l'environnement, en qualité de vie, en attractivité et en développement économique. Nous avons 30 ans de retard par rapport aux autres agglomérations Suisses et Françaises. A l'heure du réchauffement climatique et du pétrole à 200 dollars, il ne doit plus y avoir de débats sur l'impérieuse nécessité de plus de transports en commun. Parmi les questionnaires renvoyés par les habitants de Saint Julien lors des municipales cette question était dans les trois priorités politiques principales.

    Le manque d'offre de transports en commun nous coute une fortune chaque jour.

    Mais l'habitat est trop disperse pour rendre économiquement viables les transports en commun. Les parkings sont une des solutions. Il faut qu'ils soient suffisamment éloignés pour réduire la circulation et suffisamment proches pour rassembler assez d'utilisateurs.

    Les utilisateurs seront intéressés lorsque les transports en commun leur feront gagner du temps et de l'argent. Du temps parce que les lignes seront rapides et régulières. De l'argent par rapport aux couts des parkings et de l'essence. Il est préférable que ces parkings soient situes près des centres français pour qu'ils ne s'adressent pas seulement a ceux qui ont des voitures, mais aussi aux habitants d'Annemasse, Saint Julien et Ferney qui pourraient les utiliser directement.

    Concernant l'implication des entreprises, vous avez raison : les entreprises Genevoise vont bientôt avoir de sacres problèmes de main d'œuvre. Leur main d'oeuvre ne peut pas se loger sur place et ne pourra bientôt plus se déplacer de leur lieu de logement à leur lieu de travail (en raison du cout et du temps de transport) !

    Enfin cette question des transports en commun ne concerne pas seulement les déplacements frontaliers mais aussi les déplacements dans notre département qui est le département français avec le taux d’équipement en voiture le plus élevé de France, avec le moins de transports en commun, et avec l’habitat le plus disperse.

    Cordialement,

    Antoine Vielliard

  • M. Vielliard, bravo, on ne peut pas mieux dire. Tout ce que vous dites atteste de ce qu'attendre des pouvoirs publics français et savoyards la solution des problèmes spécifiques aux entreprises genevoises et à la conséquence de leur mode d'embauche est au fond assez illusoire.

    Depuis Genève, ou depuis les collectifs de salariés des entreprises genevoises, pointer du doigt les quelques gabegies des pouvoirs publics locaux, en Haute-Savoie, ou dans l'Ain, en s'imaginant que leur suppression pourrait résoudre les problèmes proprement genevois, c'est s'aveugler profondément. D'ailleurs, les gabegies existent partout. Mettre en cause le système français, et son régime, ce n'est pas non plus productif : la France reste un pays démocratique. Le peuple y est réellement souverain. M. Souaille, par exemple, dit que les élus suisses sont plus proches du peuple que les élus français, et c'est vrai que c'est un avantage, mais d'un autre côté, les élus français paraissent avoir une influence, ou une autorité plus grande sur les grands flux financiers et les grandes entreprises industrielles. A chaque système ses avantages et ses inconvénients.

    Apprendre que les frontaliers qui viennent sur leur lieu de travail genevois et ont signé un contrat de travail avalisé par l'Etat de Genève, paient plus cher le tramway que les habitants même de Genève a quand même quelque chose de stupéfiant. Les transports en commun, en France, ne connaissent rien de tel.

  • Je répète ma question... comment fait-on pour aller d'Yvoire à Genève sans véhicule privé. Quand au parking surchargé d'Hermance, je vous signale que les touristes et baigneurs qui aimeraient se parquer à Hermance ne peuvent pas car tout est pris par les frontaliers. Comment ôserait-on demander un parking de plus à Hermance, alors que Chens donne déjà un terrain à Hermance pour le rugby ? M. Vieillard relisez votre copie et vous verrez que les revenus des impôts de Messery sont 50/50 avec les revenus frontaliers ! Cela doit être la même chose pour Veigy.

  • J'ai parlé de concession territoriale demandée à la France : c'est sans doute extensible, si on y met des moyens, et les formes. On peut même, je suppose, obtenir une concession consistant en un couloir où passerait un tramway réservé aux employés des entreprises genevoises, et d'autant plus relié au réseau genevois que le tramway lui-même serait genevois, et financé grâce à l'effort commun des entreprises. L'Etat de Genève sert de premier intermédiaire, l'Etat français de second intermédiaire, et les entreprises s'assument comme des grandes, sous couvert de respecter les lois.

  • Sous couvert de respecter les lois, c'est mal dit : disons, sous couvert des Etats et des lois que ceux-ci doivent faire respecter.

  • R.M.

    Décidément vous n'avez toujours rien compris ! Les gens ne vont pas seulement à Genève pour y travailler. Les jeunes vont à Genève parceque c'est une ville qu'ils aiment les femmes y vont pour prendre le thé l'après-midi beaucoup y vont pour prendre des cours à la Migros etc. etc.. sans oublier que de très nombreux Genevois habitent en France ! Il y a une vie à Genève en dehors du boulot ! On va à la Fnac à Genève, on va voir des spéctacles, on va à la piscine des Vernets à la patinoire etc. etc. etc. ouvrez vos mirettes ! J'ai précisément des amis suisses qui habitent Yvoire et ne peuvent envoyer les enfants prendre des cours à Genève FAUTE DE TRANSPORT !!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Qu'est-ce que cela prouve ? Que la vie riche et civilisée de Genève est réservée à ceux qui ont les moyens de vivre à Genève. Cela n'a finalement rien à voir avec la nationalité. Les loisirs propres à la France du reste ne sont pas du tout fermés aux ressortissants suisses, de leur côté. Il existe aussi des centres de loisir très bons à Thonon. Il est évidemment triste que faute de moyens, des Suisses se sentent comme exclus de leur propre pays. Mais c'est aux services suisses d'agir, et non aux services français, à mon avis, car les services français ont déjà fort à faire avec des gens qui n'ont même pas de quoi se payer les loisirs pourtant bon marché que proposent les villes françaises. Je pense, encore une fois, que les ressortissants suisses doivent d'abord s'adresser à leur gouvernement. Les Français ne sont pas du tout responsables de la pénurie de logements à Genève. La seule chose qu'ils puissent faire, et qu'ils font, c'est d'offrir aux ressortissants suisses la même possibilité que pour les Français d'utiliser les centres de loisir français, les salons de thé français, les leçons privées données en France, les commerces français, etc. C'est vrai que la domiciliation en France tire la vie quotidienne vers la France et la coupe de la Suisse, mais en fait, cela paraît logique. Je crois néanmoins que les Français ne sont pas plus malheureux que les autres, et qu'une fois qu'on a pris leurs habitudes, on oublie facilement qu'au départ, on venait d'un autre pays. Contrairement à ce que certains disent, globalement, les Français sont assez accueillants, et les Savoyards, en particulier, aiment bien la culture et la tradition suisses en général et genevoises en particulier. Evidemment, ils n'aiment pas plus être tout le temps critiqués que n'importe qui. Ils n'aiment pas qu'on les prenne de haut. Mais ce n'est pas ethnique, car c'est vrai même pour les Savoyards qui reviennent de longues années passées à l'étranger, pour ainsi dire : par exemple, à Paris, comme j'en ai fait l'expérience, car ma famille a passé deux ou trois générations à Paris, et les cousins de Samoëns ont détesté recevoir de bons conseils et les critiques avisées de cette branche parisienne, quand elle revenait annuellement au pays (pour la fête paroissiale, le 15 août). Bref, il faut redemander à l'Etat de Genève d'adapter la création de logements en fonction des besoins, ou se résigner à devenir un peu français dans ses habitudes, à mon avis. Car malheureusement, les Français ne peuvent pas du tout contraindre les Genevois à construire des logements, ou même des bus spéciaux pour leurs ressortissants installés en France : sinon, vous pensez bien qu'ils l'auraient fait.

  • Ou même des bus spéciaux : affréter, je veux dire.

  • Je vous signale que beaucoup de frontaliers FRANCAIS emmmènent leurs gamins faire des études en Suisse, il n'y a qu'à voir le nombre de français inscrits à l'EPFL ou à l'UNI de Genève, ou encore l'Ecole d'horlogerie ou d'infirmiers, ls Suisses rouspètent assez contre les Français qui envahissent leurs écoles...vous ne savez pas encore que les parents français font tout pour que leurs gamins puissent intégrer une école supérieure suisse afin qu'ils aient plus de facilité pour pour y travailler plus tard ? nous sommes une région et les Français comme les Suisses devraient pouvoir jouir de transports potables !!!! De toute façon quelle que soit la ville au monde c'est toujours la GRANDE VILLE qui attire et dans la région, je suis désolé pour vous, la Grande ville c'est GENEVE ! Vous ne pouvez être qu'un FONCTIONNAIRE Français pour raisonner de la sorte !!!!

    Il n'empêche, que vous n'avez toujours pas répondu à ma question comment va-t-on travailler à Genève ou même à Chens sur Léman, depuis Yvoire ! Au lieu de construire des giratoires inutiles on devrait avoir des transports publics !

    J'ai un copain de Lyon qui est venu dans la région dernièrement et il m'a dit que la région française comme la suisse puaient le FRIC !

  • Oui, Lyon est une très belle ville, où on peut s'installer aussi. Personnellement, je préfère habiter à la campagne. Au début, j'étais à Paris, j'ai aussi beaucoup vécu à Annecy, et je suis content de mon petit salaire obtenu en Collège rural à quelques kilomètres de chez moi. Ensuite, on est libre de faire un choix différent. Mais la richesse des villes attire toujours, et pour autant, si elle était partagée à l'infini, elle cesserait d'exister, et donc d'attirer. Le problème est insoluble. La vérité est que tout le monde ne peut pas profiter des services publics des pays ou des cités les plus riches. Ce ne sont pas forcément les meilleurs d'entre nous qui en profitent, mais chacun doit vivre avec le poids de sa destinée, à cet égard, je suppose.

  • (Cela dit, faire payer les plus pauvres pour que les classes moyennes puisent fréquenter les plus riches, ou devenir plus riches, je ne suis pas sûr que ce soit une solution très juste. A mon avis, il faudrait surtout égaliser en prenant aux plus riches. S'il s'en trouve du côté français, tant mieux ; mais je ne suis pas persuadé qu'ils soient les plus nombreux, dans la région transfrontalière, ceux qui vivent en France, parmi les plus riches. Peut-être que comme le suggère M. Souaille, qui fait remarquer que les partis, à Genève, sont trop liés aux donateurs, c'est à dire aux gens qui ont des capitaux, comme en Amérique, peut-être que comme il le suggère, donc, l'autorité du gouvernement genevois, face aux plus riches, n'est pas toujours facile à exercer. Pour autant, doit-on faire payer des gens plus pauvres, plus faciles à diriger comme on veut, je n'en suis pas persuadé. Peut-être faut-il ne rien faire du tout, et se résigner.)

Les commentaires sont fermés.