Étoile des Gets

Gets.jpgJe suis allé voir le film La Première étoile, et cela ressemblait à Bienvenue chez les Ch’tis, sauf que la dimension communautaire était davantage assumée par les personnages qui se déplaçaient que par ceux qui recevaient. Cela se passe aux Gets, et le film a été financé en partie par la Région Rhône-Alpes, de telle sorte qu’il ne serait pas exact de dire qu’à Lyon, on ne se soucie pas du tout de la Savoie ou de la Haute-Savoie, car ce film assure aux Gets une publicité assez claire, tandis qu’il ne fait aucune allusion à la région lyonnaise, les vacanciers qui s’y trouvent étant tous originaires de la région parisienne.

J’ai personnellement été plus ému par ce film que par celui sur les Ch’tis, peut-être parce qu’on y fait l’éloge des montagnes parmi lesquelles j’habite! Mais j’ai également été très touché par l’humanité des personnages, et par ce que, notamment, représentait le grand-mère, qui prolongeait sa culture créole vers la dimension religieuse. Cela m’a rappelé Ramuz, qui attribuait aux montagnards du Valais une entrée directe dans le monde spirituel. Le créole même, par ses aspects plutôt mystérieux, était comme une porte: le réalisateur a fait le choix de ne pas le sous-titrer, et il a eu raison. La grand-mère était du reste le bon ange de la famille. Et puis c’est elle qui exprime le plus l’émerveillement qu’on peut éprouver face à nos montagnes: c’est cohérent.

Les Savoyards ne sont pas à mon avis présents en tant que tels, dans le film: il s’agit simplement de Français de Haute-Savoie. Et cela, même s’il m’a semblé apercevoir mon camarade Marc Bron, parmi les figurants. Les locataires du chalet avaient un nom qui ressemblait à celui de mes parents, qui louent aussi des appartements dans des chalets de montagne: mais cela doit être un hasard.

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