Elections régionales, mars 2010

Queyranne.jpgBientôt, en France, ce sera les élections régionales, et je dois dire que mon cœur va plutôt vers le Président actuel, Jean-Jack Queyranne. Je trouve qu’il a un vrai sens de la diversité culturelle, et même le sens de la liberté, à cet égard: il est libéral justement dans le domaine où je crois qu’il faut l’être. Il aime réellement la vie culturelle, et dans les projets qu’il a lancés, il a toujours donné à la Savoie sa place, comme il l'a donnée à toutes les parties de la Région: il n’a jamais essayé de créer une culture commune à la Région, ni non plus, a fortiori, d’aligner les cultures de cette Région sur la culture commune nationale. Il aime la culture dans sa vie propre, comme on peut aimer, dans un pré, la diversité des fleurs qui s’y trouvent.

Son absence de sectarisme est allée jusqu’à lui faire recruter un membre du Parti radical, pour sa liste de Haute-Savoie - peut-être après avoir compris que la Haute-Savoie n’avait jamais développé de socialisme véritable, et que la gauche y était restée celle du XIXe siècle: le radicalisme laïque, libéral et progressiste, issu de Voltaire. L’alternance politique, dans nos montagnes, s’est faite entre ce radicalisme laïque et la démocratie chrétienne. Au lieu de s’en plaindre, Jean-Jack Queyranne en a pris son parti, afin de se créer des fidèles en Haute-Savoie - notamment dans sa partie montagneuse.

Jules ferry.jpgJe sais bien que les Verts et leur tête de liste régionale, Philippe Meirieu, ont déclaré qu’ils étaient favorables à une Région Savoie; mais c’est en réalité aux élus départementaux savoyards de créer une telle institution. Et puis mon sentiment est que Philippe Meirieu reste attaché, en tant que vieux professeur patenté de l’Education nationale héritier de Jules Ferry, à l’uniformité sur le plan culturel. Il met trop de restrictions à la libéralisation, dans ce domaine. J’ai l’impression que, pour lui, les cultures régionales sont une tolérance de la République, et non une nécessité organique, répondant à un besoin profond de l’individu. Il s’insurge du reste contre l’individualisme sous toutes ses formes, et je crois que pour les libertés culturelles, ce n’est pas une bonne chose, car, à mes yeux, la culture est d’abord un moyen d’épanouissement personnel. Pour Philippe Meirieu, c'est surtout, me semble-t-il, un moyen d'affermir les liens sociaux, et c'est trop collectiviste, dans son essence, pour me charmer.

Commentaires

  • Elections Régionales 2010 - mais avons nous réellement le choix… ?

    Régionales: avez-vous fait votre choix ?
    élections régionales, Politique
    Par calvero le 02/03/2010 à 20:41, le POST

    Les derniers sondages concernant les élections régionales sont sortis.
    De votre côté, avez-vous décidé de ce que vous ferez le 14 mars?
    J’irai voter et j’ai déjà choisi mon camp. 75 %
    J’irai voter mais j’hésite, j’hésite, j’hésite … 5,6 %
    Je ne suis pas encore sur d’aller voter. Il fera beau le 14 ? 4.4%
    Je suis sûr de ne pas aller voter. 12.4%
    Je suis un rebelle et j'en ai assez des réponses imposées. Je donne donc un avis personnalisé dans les commentaires. 2.1%
    -------------------

    Mais quel choix avons nous ?

    Autopsie d’un meurtre électoral consommé….

    La suite ….. http://aviseurinternational.agence-presse.net/2010/03/03/elections-regionales-de-2010-mais-avons-nous-reellement-le-choix%E2%80%A6/

    Socrate

  • Moi non plus je ne ferai pas confiance à Meirieu bien que j'aie voté Europe Écologie aux Européennes : pour les raisons que vous donnez mais aussi parce que je me méfie de ce gourou du "tout pédagogique" qui semble exlure de l'étude ou de l'apprentissage toute notion d'effort...

  • Oui, il ressemble à ces pédagogues russes des lendemains de 1917, plutôt démagogues, qui voulaient que l'enseignement soit dirigé, au fond, par le Peuple représenté par les enfants eux-mêmes, qui faisaient une sorte de confiance aveugle à ce que voulaient ou pensaient vouloir les élèves. Au bout du compte, du reste, comme ce que veulent les élèves est contradictoire, il a fallu inventer un dictateur qui savait ce que voulait vraiment le Peuple, et qui donc l'imposait aux enseignants. Dans tous les cas, l'enseignant n'est plus que le domestique du Peuple ou du Prince, il n'a aucun pouvoir d'initiative, et donc plus d'autorité propre, et c'est la raison pour laquelle l'élève ne peut plus apprendre à respecter une autorité, puisque c'est bien le professeur qui devant lui l'incarne, qui incarne l'autorité de la Connaissance. Et non celle de l'Etat, ou du Peuple. J'aimerais encore mieux voter Azouz Begag!

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