Le collège de Boëge au théâtre du Caveau

Boege.jpgHier, mes élèves du collège de Boëge, en Haute-Savoie, ont produit leur petit spectacle, au théâtre du Caveau, et cela a été, je crois, très apprécié, grâce notamment à une excellente mise en scène de Magali Fouchault, et aussi grâce à l’enthousiasme et à la motivation des élèves présents.

Je remercie les Poètes de la Cité d’avoir eu cette idée et de me l’avoir proposée, et les élèves d’avoir montré autant d’allant. Pour l’enseignant, c’est plutôt flatteur, car on prétend souvent que la poésie est passée de mode, et on m’a dit hier qu’à Genève, à l’école, on ne lui consacrait pas beaucoup de temps. Je ne sais pas si c’est vrai, mais je sais qu’en France, certains collègues de français m’ont dit qu’ils ne faisaient étudier la poésie qu’après les derniers conseils de classe, à la toute fin de l’année, lorsqu’on n’a plus rien à apprendre d’important pour son avenir.

Florilege.jpgJe considère évidemment que c’est une erreur fondamentale, parce que la poésie donne forme à la pensée: au sein du jeune âge, ce ne sont pas les enchaînements logiques abstraits, qui peuvent être formateurs, mais le sens allié à la musique, aux rythmes. De fait, la pensée a son rythme, il est impossible de penser d’une manière saine - de penser d’une façon authentiquement pensée - sans avoir acquis en son sein la faculté de rythmer l’exercice de l’intelligence grâce à la musique et à ce qui lie celle-ci et la pensée, et qui est la poésie, qui est donc forcément centrale dans l’enseignement non seulement des lettres, mais de l’ensemble des disciplines enseignées à l’école ou au collège.

C’est à peu près ce que j’ai essayé d’expliquer dans ma propre présentation, hier. Les poètes ont évidemment approuvé.

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