Appendice à l'histoire de ma grand-tante

Mark Henri.JPGComme annoncé dans les commentaires placés sous l'histoire de ma grand-tante, j'ajoute aujourd'hui à celle-ci un appendice, pour présenter deux photographies que m'a envoyées ma mère après avoir lu les deux articles concernés.

L'une représente mon arrière-arrière-grand-père, celui qui fut tué d'un coup de hache à Tripoli de Syrie (au Liban), et on peut découvrir qu'il avait bien le type slave ou scandinave, avec sa longue barbe blonde. L'autre représente mon arrière-grand-père, celui qui s'est installé à Limoges, et on peut découvrir qu'il n'avait pas du tout ce type. Sa mère était de genre, elle, très oriental. Or, dans le récit en deux parties que j'ai publié, j'ai dit que le père de ma grand-mère avait ce type slave, parce que je me souvenais que ma grand-mère le disait. Mais j'étais petit, elle est morte à quatre-vingt-deux ans il y a déjà plus de vingt ans, et j'ai dû confondre.

Peut-être l'air respiré peut-il aussi influencer les gènes, et après tout les Juifs installés en Pologne étaient souvent bien obligés Henri Markel-page-001.jpgd'inhaler l'air qui était exhalé par d'autres, lorsqu'ils étaient dans les mêmes pièces ou dans le même espace. Il est possible qu'on en méconnaisse l'importance dans la formation de l'organisme.

À présent je vis au pied des Pyrénées, et je me sens continuellement le désir de parler occitan et de ressasser le souvenir des Cathares. Je lis des livres sur le sujet, en latin et en occitan; j'y reviendrai.

J'ai souvent pris l'accent des régions où je suis allé, surtout quand je trouvais qu'il donnait du rythme et de la mélodie au langage, et on me dit que j'ai l'accent belge ou suisse, québécois ou comtois – selon les cas. Mes gènes en ont peut-être été modifiés, peut-être sont-ils plus flexibles et plastiques qu'on l'imagine.

Mais on peut aussi concevoir, comme je l'ai fait, des amours illicites dans ma famille. Je n'en sais rien. J'ai du reste bien des origines belges, même si elles sont lointaines, et mon père est réputé avoir l'accent belge aussi, curieusement. Il a toujours un corps de grand Flamand, comme on dit. Même s'il a surtout aimé la Savoie. Car de son côté, les origines sont flamandes, savoyardes et dauphinoises. L'histoire de sa famille maternelle, venue de Roubaix, est intéressante et ressemble à celle de ma grand-tante du côté maternel, car il s'agissait de Flamands installés en région parisienne pour créer une scierie. Elle n'a pas marché, cela n'avait rien à voir avec l'évolution industrielle parisienne. Mon père ironisait en marquant le manque de clairvoyance de son grand-père Van Den Bruwaene. Mais je n'ai pas entendu dire qu'il en eût fait un rêve de réussite grandiose. C'est donc moins tragique que comique, c'est différent de l'histoire de ma grand-tante. D'ailleurs, à Roubaix, mon arrière-grand-père était bottier. Ce n'était pas très romantique.

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