Développement durable

  • Paysans et instruction (Savoie et biodynamie)

    00000000000.jpgJ'ai évoqué, dans un précédent article, le sentiment de l'archevêque de Chambéry Alexis Billiet (1783-1873) sur la nécessité d'instruire les paysans, dans la Savoie de son temps – et c'est très intéressant, car cela parle, peut parler encore à notre époque, relativement au choix libre d'effectuer la biodynamie notamment.

    Billiet dirigeait l'éducation en Savoie, car elle était alors prérogative de l'Église; et il a écrit un mémoire sur l'état de la chose, qui porte à une méditation profonde.

    Il disait que l'instruction était indispensable aux masses laborieuses, parce que, sans instruction, on ne pouvait être bon chrétien: il fallait savoir lire et écrire si on voulait saisir les prières et les passages de l'Évangile commentés en chaire. Il y fallait certaines facultés intellectuelles, et il n'était pas question de laisser les fidèles dans la bêtise, une piété sans discernement.

    Mais Billiet admettait, aussi, que l'instruction était nécessaire à l'autonomie: les paysans devaient pouvoir être libres face à l'administration, et pour cela encore il fallait savoir lire, écrire, compter. Il y voyait un avantage objectif qui relevait de l'humanisme, et sans doute ses propres origines paysannes ont pu l'aider à orienter son esprit en ce sens. Il avait bénéficié, déjà, de l'instruction primaire financée par les communes sur ordre du roi de Sardaigne. D'autres avaient été dans ce cas avant lui – tel saint Pierre Favre, au seizième siècle: on se souvient que, natif des environs de Thônes, puis devenu compagnon de chambrée, à la Sorbonne, de saint Ignace de Loyola et de saint François Xavier, il fut le premier prêtre jésuite de l'histoire.

    Il y avait, toutefois, encore un sens chrétien à cette volonté d'affranchir les paysans: il ne s'agissait pas les délivrer de l'Église mais de la noblesse (dont, je le rappelle, il n'était pas, lui-même). Et il ne s'agissait pas de les délivrer de la noblesse dans un esprit révolutionnaire mais parce que, disait-il, certains nobles ne cherchaient pas à faire des paysans de bons chrétiens: pour améliorer les rendements, pour accroître les profits, ils les laissaient dans l'ignorance – espérant, ainsi, les maintenir dans la servitude! Libérer les paysans des nobles, les rendre autonomes, c'était donc les faire vraiment chrétiens, et les prêtres devaient les soutenir dans cette émancipation.

    Elle était surtout effective dans les montagnes – disait notre homme, qui venait de Tarentaise: les paysans des plaines (ce qu'on nomme, en Savoie, l'avant-pays) étaient plus asservis, leur instruction moins bonne. L'histoire de Samoëns, que je connais bien, le confirme: la cité faucignerande a donné naissance à nombre d'écrivains distingués et d'entrepreneurs actifs, de Hyacinthe-000000000.jpgSigismond Gerdil à Marie-Louise Cognac-Jaÿ.

    Billiet condamnait néanmoins l'instruction secondaire, qui endoctrinait dans un sens matérialiste et athée – et détournait les paysans de la religion, pervertissant l'instruction de ses vrais buts!

    Et je vois dans tout cela un rapport avec la biodynamie, qui n'est pas enseignée dans les universités, mais nécessite une instruction; qui n'est pas recommandée par les classes dirigeantes (dans les chambres d'agriculture), mais s'articule bien avec une dévotion intelligente et nourrie de christianisme – et qui, enfin, rend libres les paysans en leur laissant fixer des prix décents, au lieu de les asservir aux objectifs industriels du gouvernement, qui veut baisser les prix de l'alimentation afin de soutenir la consommation de biens technologiques. J'y reviendrai.

  • Biodynamie et économie

    000000000000000000.jpgLes vins biodynamiques ont beaucoup de succès, et quelques sceptiques s'en plaignent, estimant que la biodynamie n'est qu'un discours de fantaisie destiné à tromper les gens. Je n'en crois rien, et pense que le public est légitimement attiré par elle, que les produits biodynamiques contiennent des qualités spéciales, senties d'instinct.

    Il y a cependant un enjeu politique. J'ai été dernièrement surpris d'entendre que le gouvernement français acceptait de faire la promotion des emplois disponibles dans l'agriculture car, depuis au moins De Gaulle, la politique industrielle de la France est de vider les campagnes, d'accroître la productivité agricole par les engrais chimiques et la mécanisation, et de concentrer l'investissement dans la croissance technologique. De Gaulle, je pense, était encore tout obsédé par la défaite face à une Allemagne industriellement plus performante – ainsi que par la suprématie américaine sous ce rapport. Il cherchait l'autonomie alimentaire et technologique – dans son esprit encore marqué par Louis XIV et l'absolutisme monarchique, la fierté française et son esprit d'indépendance voire de domination: au fond, beaucoup croyaient que la suprématie américaine ne durerait pas, que le capitalisme allait s'effondrer, et en ce sens les prévisions illusoires du communisme arrangeaient De Gaulle, et expliquent au moins autant que son pragmatisme ses alliances de fait avec ses militants, ou même avec l'Union soviétique de Kroutchev.

    Or, la biodynamie, en s'appuyant sur des pratiques demandant beaucoup de bras, en proposant des emplois intéressants et motivants, en vendant à un bon prix des produits rares, brise ce contrôle indirect par l'État de la production agricole et alimentaire – et, dans le même temps, la logique industrialiste de la 000000000000.jpgFrance depuis plusieurs décennies. Cela fait peur aux souverainistes de la logique gaulliste, mais aussi aux communistes qui persistent à croire aux bénéfices issus de l'étatisation de la production agricole, c'est à dire à sa non insertion dans l'économie de marché.

    Car, contrairement à ce que laissent entendre ses détracteurs, la biodynamie s'insère justement dans l'économie normale et rationnelle, celle qui ne crée pas artificiellement des prix bas pour pallier aux manquements de l'État à l'égard des pauvres, ou bien pour favoriser indirectement la consommation de biens industriels – mais simplement celle dont le prix varie en fonction, d'une part, des coûts de production, d'autre part de la valeur accordée par les consommateurs aux produits. En un sens, c'est l'agriculture chimique, avec sa soumission aux principes nationalistes et communistes, qui est économiquement irrationnelle – artificiellement soutenue par des fantasmes dépassés.

    Cependant, il semble que le gouvernement actuel de la France ait pris la mesure du problème, pour plusieurs raisons. D'abord, par pragmatisme: si, dans les faits, les produits biodynamiques sont à forte valeur ajoutée (contredisant les prévisions positivistes assurant que cela serait pour toujours réservé aux machines), la taxe qui en est issue est bénéfique pour l'État, et les excédents commerciaux, lorsque les produits biodynamiques français (les vins, donc) se vendent bien à l'étranger, sont bénéfiques aussi pour l'État. Ensuite, par ouverture d'esprit: les vins biodynamiques marchent réellement bien, et récemment Le Monde a admis l'efficacité des pratiques, même si elles restent intellectuellement difficiles à saisir; il serait économiquement suicidaire de ne pas soutenir cette branche sous prétexte que les matérialistes contestent la validité scientifique de la démarche. Le sectarisme n'est pas forcément là où on croit – et il nuit toujours. Enfin, l'industrialisation de la France a vécu et, comme l'a énoncé Michel Houellebecq dans La Carte et le territoire (2010), l'avenir économique du pays repose probablement davantage sur les produits alimentaires d'excellence, traditionnels, issus d'un terroir renouvelé et dynamisé, renaissant de ses cendres justement grâce à la biodynamie.

    Inutile de revenir en arrière. Une bonne partie du territoire français semble irrémédiablement vouée à l'agriculture, et ne pas pouvoir suivre le chemin technologique suivi à outrance par la Chine. Il faut l'assumer; la biodynamie le permet.

  • Culte de l'ouvrier, fascination des robots

    Robots_at_Work_by_Mistress_D.jpgJ'ai écrit l'autre jour que, pour moi, le prolétariat, s'il était remplacé par des machines, pouvait se reconvertir à l'agriculture biologique, qui, dans sa méthode, présuppose la présence de l'humain, et le maintien de la production (le plus possible) dans un cycle organique. Les matérialistes peuvent toujours dire que l'aliment n'en est pas réellement meilleur: le consommateur est convaincu du contraire, et est prêt à payer plus cher les aliments produits de cette façon. Il y a donc de l'emploi, des possibilités.

    Or, Benoît Hamon, pendant ce temps, parle de réduction de temps de travail, à cause, dit-il, des robots. Mais ici c'est plutôt absurde, car il est reconnu que l'agriculture biologique demande plus d'heures de travail que ce que je pourrais appeler l'agriculture chimique - même si les matérialistes disent que tout est chimique. Le problème est que l'agriculture biologique relève plutôt de l'alchimie, comme disait Marc Veyrat que relevait aussi la grande cuisine. Cela tombe bien, puisque les meilleurs vins sont biodynamiques. Cela relève d'une alchimie.

    Mais celle-ci n'ajoute rien en volume mesurable, et comme l'économie reste dominée par le matérialisme, cela oblige l'agriculteur biologique à travailler davantage. Pourquoi, donc, Benoît Hamon propose-t-il une nouvelle réduction du temps de travail?

    Il n'y a pas d'explication logique. Cela émane de son partage inconscient de l'idée matérialiste selon laquelle le vrai travail au fond est mécanique, et chimique, et que le travail biologique et alchimique est de l'ordre de l'illusoire fumée. Cela ressortit à un culte de la machine et de la tradition ouvrière dont témoignait Karl Marx, puisque l'idée que tout est mécanique a plu justement à une classe ouvrière arrachée à la nature végétale et projetée dans des usines exclusivement consacrées au minéral.

    Naturellement, si on disait que le coût des machines devant baisser grâce aux robots, on pourra augmenter le prix des denrées alimentaires biologiques, et donc réduire le temps de travail des agriculteurs en b21154.jpgmultipliant l'emploi dans les fermes, on comprendrait son raisonnement; mais on en est loin. On reste dans le dogme qui assure que les aliments doivent rester peu chers, étant de première nécessité, et qu'il est normal que les machines soient chères, puisqu'elles manifestent la grandeur de l'esprit humain. Mais c'est là pur matérialisme - de nouveau. Il s'agit d'opinions subjectives, qui essaient au fond d'imposer des doctrines quasi mystiques au marché.

    Mais comment feront les pauvres pour se nourrir? dira-t-on. Se nourrir est pourtant un droit fondamental de l'être humain!

    Prétendre résoudre d'un seul coup les problèmes économiques et les droits humains est vide de sens, et c'est l'erreur majeure des socialistes. Des taxes générales sur les produits doivent créer un système de bourses alimentaires pour les nécessiteux. Dans l'antique Rome, on distribuait gratuitement le pain chaque jour. On ne cherchait pas à s'arranger pour que le prix du pain soit bas; il était simplement malséant de se rendre à la distribution gratuite de pain quand on avait de quoi l'acheter. C'est la cité qui l'achetait pour les pauvres.

    Dans le Chambéry d'autrefois, les soins des pauvres étaient payés par la commune. Cela n'empêchait pas le médecin du coup de vivre correctement, même quand il soignait ceux qui ne pouvaient pas le payer.

    Il faut accepter que la plus-value ne vienne pas seulement des machines, comme on en est persuadé depuis deux siècles, mais aussi des aliments, des produits de l'agriculture. Il faut même partir du principe que l'humain étant plus important que le robot, la plus-value de l'agriculture biologique doit être supérieure à celle de la technologie. C'est le vrai programme écologique d'avenir, et pas celui qui veut désœuvrer l'ouvrier chassé par le robot, ôtant tout sens à sa vie professionnelle – l'humiliant à nouveau, au fond.

  • La maîtrise vraie de l’atome selon Isaac Asimov

    coruscant_from_space_small.jpgDans le roman d'Isaac Asimov Pebble in the Sky, le lecteur est transporté dans un futur tellement lointain que l'homme, après avoir colonisé l'ensemble de la galaxie, ne sait plus exactement d'où il vient; les autorités scientifiques prennent pour une légende infondée, défendue seulement par quelques mystiques échevelés, qu'il est originaire de la planète Terre, simple monde excentré de la Voie Lactée - bien loin de la capitale de l'Empire, dont découle toute civilisation authentique!

    L'humour d'Asimov est fabuleux.

    Mais il ajoute que la Terre est la seule planète habitée qui soit remplie de radioactivité, et on émet l'hypothèse que celle-ci a été installée artificiellement par l'homme lui-même, et que cela fait suite à une exploitation incontrôlée de l'énergie nucléaire. De fait, dans ce futur lointain, l'homme a appris sans aucune espèce de problème à circonscrire les effets néfastes et dangereux de cette industrie - que, certes, il ne faut pas diaboliser, mais qui donne l'impression qu'on est incapable de la maîtriser réellement et complètement.

    Un personnage du roman d'Asimov, à un autre qui a peine à croire que la Terre a été empoisonnée par la radioactivité créée par l'homme, dit ceci: Naturally, sir, you tend to unapocalypse.jpgderestimate nuclear reactions because you're living in the present, when they're so easily controlled. But what if someone - or some army - used such weapons before the defense had been worked out? L'ironie d'Asimov est sublime, puisqu'il désigne réellement notre présent, le présent du personnage apparaissant comme incertain - conjectural.

    On pourra me faire valoir qu'il parle du nucléaire militaire, et pense à une déflagration d'origine conflictuelle. Mais voyons: la nature aussi peut être en guerre contre l'humanité, comme on l'a vu au Japon récemment. Et il apparaît alors que la radioactivité ne peut pas être contrée, annulée, circonscrite. La nature a déclenché l'explosion atomique; et l'homme lui en a donné les moyens, sans être encore à même de les contrer aucunement. On veut trop vite exploiter la connaissance, avant de l'avoir approfondie: on préfère s'imaginer qu'on a déjà tout compris!

  • Postures de l’amour

    kama_sutra_2.jpgLe catholique carougeois François Velen a récemment, sur son blog, évoqué les dérives sexualistes actuelles, en faisant néanmoins remarquer que ce n'était pas à l'Église romaine de déterminer quelles positions il fallait pratiquer - d'entrer dans les considérations du Kâma-Sûtra.

    Cependant, il sait bien qu'en premier lieu, les prélats les plus pudiques, à cet égard - disons, François de Sales -, ont rappelé le principe selon lequel il fallait rester dans les voies susceptibles de procréation, même quand on savait que celle-ci n'adviendrait pas. Car il s'agissait, par exemple pour saint Paul, d'appliquer en pratique l'idée que l'homme et la femme sont complémentaires: la spécificité de la femme et de l'homme, sur le plan physique, est dans l'organe génital.

    Certains prélats, je crois, sont bien entrés, tout de même, dans des considérations liées aux positions, en suivant le fil de la complémentarité et de la réunion du principe féminin et du principe masculin, dans un sens du reste assez platonicien. Le Yin et le Yang - également - se complètent en se mettant l'un dans l'autre totalement. Pour les anciens philosophes, les deux principes avaient été malencontreusement séparés, à l'origine. L'amour y remédiait.

    brillatsavarin.jpgOr, Vâtsyâyâna et son Kâma-Sûtra, en réalité, vont globalement dans le même sens. Il ne s'agit néanmoins pas d'un ouvrage mystique, mais d'un traité pratique - une sorte d'équivalent de la Physiologie du goût de Brillat-Savarin.

    Évidemment, pour les religieux, les livres doivent avant tout édifier, et non renseigner. On avait fait ce reproche à Vâtsyâyâna, de son temps, déjà: le sujet était indigne, disait-on, d'un traité de science. A cela, Vâtsyâyâna répond que la connaissance sert aussi à améliorer le monde ordinaire tel qu'il est, et que son traité est équivalent aux ouvrages sur l'art de la guerre, ou de la cuisine.

    Or, dans les faits, il tend bien à rejeter les pratiques non conformes au principe de complémentarité énoncé précédemment, même s'il n'en donne pas d'explication particulière. Il s'exprimait selon le sentiment de l'amour qu'il pouvait avoir: l'idée de suivre des règles clairement conçues - et de jeter l'anathème sur ce qui s'en écarte - est plus occidentale.

    Le fait est que Joseph Joubert a dit, de son côté, que le visage exprimait seul l'individualité, le reste du corps exprimant davantage l'espèce. Or, la complémentarité en principe se joue entre deux individus, deux âmes-sœurs.

    A cet égard, comme au reste, le Kâma-Sûtra est un livre profane, mais pas forcément un livre impie.

  • Ondes électromagnétiques

    antenne.jpgJ’ai, sur le blog de Pierre Emerach, écrit un texte sur les effets possibles des ondes électromagnétiques, effets dont on parle beaucoup aujourd’hui. Mon impression, je ne le cache pas, est qu’on fait semblant de croire que la preuve matérielle est indispensable parce qu’on n’a pas tellement envie de regarder les possibles dangers d’un gadget dont on s’est bien entiché. Quoi qu’il en soit, voici le texte de cette intervention :

    “J'ai lu dans Le Figaro qu'une expérience avec des rats avait été effectuée, et qu'il s'avérait que les rats exposés à des ondes du type de celles dont il est question ici mouraient deux fois plus que les autres. Le problème de la médecine est simplement qu'elle n'a pas pu établir les liens matériels entre les ondes et les maladies, et d'ailleurs, on ne sait pas exactement de quoi sont morts les rats. Mais ils sont bien morts. Le problème est ici que les ondes ne transportant aucune matière, si elles gênent le fonctionnement en mouvement de l'être humain, tout ce qui est en lui circulatoire, la médecine ne pourra simplement jamais établir de lien matériel précis, localisable, puisqu'aucun élément chimique en particulier n'est impliqué, mais qu'il s'agit de gênes occasionnées sur la manière organisée dont au sein des corps vivants sont mues en général les substances. Les médecins sont obligés de se fonder sur des statistiques. La recherche de la preuve formelle et matérielle est ici un peu absurde, à mon avis. ”

    La médecine moderne admet qu’elle est limitée, lorsqu’il s’agit des fonctions organiques, c’est à dire des éléments corporels dans leurs mouvements et leurs échanges. Or, c’est bien l’essence même de la vie.

  • Etat et économie

    Tramway.jpgJe crois que c’est dans l’économie, plus que dans les États, qu’il faut chercher la solution des transports en commun transfrontaliers. Dire que l’économie doit forcément avoir pour base le profit par tous les moyens, c’est méconnaître la réalité de l’économie aussi sur le long terme. Car l’environnement a un coût final : il n’est pas une simple lubie, un caprice. Le rôle de l’État est précisément de rappeler le sens économique sur le long terme : c’est de refuser de motiver les actions en gardant la tête dans le guidon. Or, les acteurs économiques ont d’abord cette caractéristique. S’ils ne l’avaient pas, du reste, ils temporiseraient trop, dans leur activité. Mais il faut nécessairement aussi écouter, de temps à autre, ceux qui ont le temps de regarder les choses sur le long terme. (Ici, je nomme l’État.)

    Cependant, le financement ne fait que passer par l’État : il n’en vient pas.